Le musée Dadiani à Zugdidi, Georgie
Alexander Mikaberidze, Président de la Société Napoléonienne de Georgie
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La
renommée de Napoléon n'a pas de frontières et n'est pas limitée dans le
temps. Bien que 200 ans se soient écoulés depuis la mort de l'Empereur sur une
île lointaine de l'Atlantique Sud, son énigmatique figure fascine avec une
force grandissante. Les associations et sociétés dédiées à l'époque
napoléonienne sont présentes dans le monde entier et la Géorgie ne constitue
pas une exception, puisqu'il y a des liens connectant ce petit pays à la France
et à son Empereur.
On rappellera tout d'abord les relations politiques, que l'on peut observer dans les lettres de Salomon II à Napoléon. Ensuite, des mamelouks géorgiens servirent Napoléon tout au long de son règne. Ensuite, il y eut (et il y a encore) des relations familiales. En 1870, voyageant en Italie, la princesse Salomé Dadiani, fille de la toute puissante famille Dadiani de Samegrelo (principauté de l'ouest géorgien), rencontre le neveu de Napoléon, le prince Achille Murat (1847-1895, fils de Lucien Murat, petit fils de Caroline Bonaparte et du maréchal Joachim Murat). Elle l'épousera en 1873. Le couple s'établit en Georgie, où leurs descendants vivent encore.
En 1839, David Dadiani fonde le musée familial, qui deviendra plus tard le musée historique Zugdidi, installé dans trois palais de Dadiani. Ce musée est l'un des plus anciens du Caucase. Il possède actuellement plus de 41.000 objets, allant du deuxième millénaire avant Jésus-Christ à la fin du XIXe siècle.
Pour de qui est de l'époque napoléonienne, il s'agit d'objets ayant appartenus à l'Empereur, et donné par sa soeur Caroline à ses petits enfants. On peut admirer un masque mortuaire datant de 1833, plusieurs centaines de livres ayant appartenu à Napoléon, des lettres ainsi que de l'argenterie et des objets chinois.
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