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Campagnes |
La campagne
de 1807 en Pologne
(2) été 1807
Lorsque, fin mai 1807, Danzig capitule, Napoléon est bien décidé á reprendre les opérations dès le début de juin. Il est devancé par Benningsen, qui s'est rendu compte que les forces du maréchal Ney "flotte" dangereusement. Mais Ney résiste à son attaque, ne cédant le terrain que pied à pied. Bennigsen voit le danger de s'aventurer à sa suite, et regroupe ses forces autour d'Heilsberg.
Napoléon est bien décidé cette fois-ci à venir à bout de Bennigsen. Pour cela, il choisit de se glisser entre entre celui-ci et le prussien Lestocq (surveillé et éventuellement contenu par Bernadotte). Il confie à Murat le commandement d'une grosse avant-garde (55.000 hommes), dont le rôle doit être de "tâter" Bennigsen, tandis qu'il garde le commandement du reste de son armée (70.000 hommes)
Murat se laisse aller à sa fougue, et c'est la bataille d'Heilsberg, où les français n'échappe au désastre que par la timidité de Bennigsen, qui se contente de défendre sa position.
Toutefois, les russes, une fois encore, retraitant, la route de Königsberg est ouverte. C'est vers cette ville que Bennigsen se replie, de même que Lestocq. Napoléon choisit alors de se glisser entre les deux : il groupe ses forces à Eylau, se protégeant par deux avant-gardes, dont une est chargé de garder les ponts de Friedland, au cas où Bennigsen choisirait de passer, pour déboucher sur Königsberg.
C'est ce qui va se passer. Bennigsen passe la rivière Alle et, le 14 juin, se décide à affronter l'armée française, dont les forces vont peu à peu grossir. Contenus au centre par Lannes et Mortier, les russes vont être tournés sur leur gauche par Ney, tandis que leur droite est peu à peu repoussée dans Friedland. L''aide tardive de Lestocq n'évite pas la déroute de bennigsen.
Un armistice est signé le 25 juin, la paix est signée le 8 juillet à Tilsitt.