Consulat
Premier Empire

Campagnes

La campagne de 1807 en Pologne 
(2) hiver
1807

L'année précédente a vu l'anéantissement de la Prusse (mais dispose encore des 20.000 hommes de Lestocq), mais les russes, emmenés par Bennigsen, sont en route sur la Vistule. En décembre 1806, Napoléon s'installe à Varsovie, dont il fait son centre opérationnel.

Deux armées russes (Bennigsen, Buxhoewden), plus une armée de réserve en formation, sont sous le commandement de Kamenski. Napoléon a sous ses ordres cette Grande Armée qui vient de vaincre la Prusse : Bernadotte (I corps d'armée), Davout (3e corps), Soult (4e corps), Lannes (5e corps), Ney (6e corps), Augereau (7e corps), Murat et Bessières (cavalerie) sont les chefs incontestés de ces 150.000 hommes.

La campagne commence par la "manœuvre de Pultusk" destinée à envelopper la droite de Bennigsen. Le comportement discutable de Bernadotte perturbe grandement le déroulement des opérations. Les russes finalement se retirent sur Ostrolenka, les conditions climatiques (boue, neige) empêchant toute poursuite.

L'épreuve a été suffisamment rude pour que Napoléon décide de faire prendre ses quartiers d'hiver à son armée, dont le gros des forces se trouve autour de Varsovie, Bernadotte se trouvant au sud de Danzig.

C'est contre ce dernier que Bennigsen décide, contre toute attente, de porter une attaque surprise. Mais Bernadotte recule devant les russes, Napoléon donne l'ordre à son second de continuer à attirer Bennigsen derrière lui, dans l'espoir de le surprendre par une attaque de flanc. Mais cet ordre est intercepté, et, lorsque Napoléon se prépare à l'attaque, c'est une armée en position de combat qu'il a en face de lui.

Et pourtant, Bennigsen refuse ce combat, et se replie vers Königsberg. Napoléon est pourtant bien décidé à provoquer l'affrontement, et ordonne une vigoureuse poursuite, par la gauche, vers Königsberg (Murat, Soult, Augereau, la Garde), et par la droite (Davout), Ney gardant Lestocq.

C'est alors une suite de combats entre les avant-gardes et arrière-gardes respectives, jusqu'à Eylau, où les français arrivent le 7 février. Le lendemain, c'est la victoire, après un combat meurtrier, qui aurait pu tourner à l'avantage des russes, sans une charge, devenue légendaire, de la cavalerie de Murat.

De nouveau, Bennigsen se dérobe, et Napoléon décide de prendre de nouveaux quartiers d'hiver.

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