390 CORRFSPOINIDANCE DE@ NAPOLF@ON - AN XII (1804).
   Sans ce misérable procès, je serais déjà au milieu des camps. Les débats sont I)uiblies depuis quatre jours. J'espère que, dans sept ou huit jours, tout sera fiiii@J'imagine qu'on aura fait courir au camp, comme à Paris, des bruits de guerre continentale. Cela serait fàcheux sous le seul point de vue que cela pourrait détourner notre attention de l'Angleterre, car malheur à ceux qui nous chercheraient ! Par les recensements, que j'ai fait faire aujourd'hui, des hommes présents sous les arrnes, il résulte que j'ai 60,000 hommesde plus qu'en ni@ôse ait IX, moment où nos armées étaient au plus haut degré de prospérité et de force. Idais toutes ces forces, que je compte encore augmenter de la conscription de rannée prochaine, ne nous seront point nécessaires. Le Corps germanique, l'Autriche, la Prusse, inar- client an mieux avec nous. Quelques allures anglaises ont fait faire une fausse démarche à la Russie, qui a porté le deuil du duc d'En- ghien, ce qui a fait ressouvenir l'El urope de l'assassinat de Faut let qdon commençait à oublier-
   Nous commeneons enfin à être, du côté de la mer, dans une posi- tion respectable, tant par la flottille que par nos gros vaisse aux de guerre.
,,, Je désire que vous visitiez vous-même les biscuits et les vins, surtout ce qui est le plus anciennement dans les magasins, pour ,,vous assurer que rien n'est gàté.
   Je désire également que tous les bataillons soient complétés à 800 hommes par les 3e' bataillons, et que vous me fassiez connaître si'tous les avirons sont installés à bord des bitiaients de la flottille de transport, et si tous leurs équipages sont en règle et en état.
                                                       l; A P 0 L É 0.\'5c,.

       CORRESPO@NDAINCE DE NAPOLÉ(N let. - AN XII (1804).
fassiez venir la troisième partie de la flottille batave, comme vou jugerez à propos, de manière à la réunir le plus pronaptement pos@ à Ostende. Faites également venir à Ostende tous les bâtiments taves de la flottille de transport, afin que la flottille batave pi ernbarquer tout le corps d'armée du maréchal Davout, cavale infanterie et bagages.
                                                       NAPOLÉO',Ç@

                         7802. - I)ÉClslox.
                              Saint-Clend,17 prairial an XII (6 juin 1804).
  La ministre du trésor publie propose " vases seront mis à la dis- de renvoyer au préfet du d('@partement position de l'archev6que-cardinal de Jemmapes quatorze vases (rargent comme don fait par rempereur à qui ont servi au culte de l'église de
Tournay. l'église métropolitaine de Paris.
                                                         .NAPOLÉON.

  7804. - A M. CANIBACÉRÈS, Saint-Cloud,20 prairial an XII (9 juin 1804:
   Mon Cousin, les juges sont entrés ce matin à huit heures en Mration. Dans cet intervalle, Rivière, Armand de Polignac et B( de Lozier ont déclaré que'lëürs défenseurs les avaient trom qtiiis leur avaient dit qu'en sauvant Moreau on obligerait la e déclarer qu'il n'y avait pas de conspiration, et que, par là, c sauverait tous. lis s'attendaient donc que la cour resterait couva qu'il n'y avait pas eu de conspiration, et c'est dans ce sens pendant les débats, depuis Georges jusqu'au dernier accusé
avaient tous parlé dans le même sens. La contenance de la coi a détronipés, et ils ont vu que la nianiirè dont ils S'étaient col sauverait Moreau et non pas eux. Soit ces raisons, soit toute e ils ont fait demander le j@ige instructeur pour lui faire de nou déclarations. Le juge instructeur, étant en séance, n'a pu les rec @t. néal a envoyé quelqu@un, et il paraît qu'ils ont déclaré qua de trois entrevues entre Pichegru et Moreau il y en avait en et, enfin, qu'ils ont fait de nouvelles charges. Je désirerais qu( envoyassiez auprès' du procureur général, lequel se rendrait prison, vu que les juges sont en délibération, demanderait l'en la séance, et déclarerait à la cour qu'il a à lui dénoncer un i ordre de choses, la conduite tenue envers les accusés et leurê velles déclarations. Vous sentirez f importance de ces dénia@ surtout après ce que vous dira Savary. Dans tous les cas, paraît convenable que le procureur général prenne conitaissan derniers faits et les dénonce à la cour. Du reste, cette mati iwest point assez familière pour que je puisse coramaiider'vot nion. Nlais, dans une conspiration contre PÉtat, les sentences point encore pronoticées, il doit dépendre de la cour de se re en séance, et, enfin, la dénonciation faite par le procureur g@ ne fût-elle que par écrit, à la cour réunie, aurait reffet d'être

       7803. -AU CONTRE-AMIRAL VER BUELL.
                            Saint-Cloud,19 prairial an XII (8 juin 1804).
Nlonsieur le Contre-Ainiral Ver Huell, mon intention est que vous