1er – 15 avril 1810

Paris, 3 avril 1810

A M. de Champagny, duc de Cadore, ministre des relations extérieures, à Paris

Monsieur le Duc de Cadore, je vous renvoie le rapport du sieur Laborde. Je n'ai point de difficulté d'accorder des croix d'or et d'ar­gent de la Légion d'honneur aux individus qu'il propose. Quant à la Couronne de fer, je vous dirai confidentiellement que je ne désire pas la donner aux Autrichiens; je préfère leur donner des croix françaises.

Il est question de Mme. Lazawski dans ce rapport, mais c'est un soin qui regarde l'Impératrice, et dont il ne faut pas que le départe­ment s'occupe.


Paris, 3 avril 1810

A Louis Napoléon, roi de Hollande, à Amsterdam

Je ne pense pas qu il soit convenable que vous fassiez une procla­mation à vos peuples. Faites simplement au Corps législatif un mes­sage, qui ne sera pas imprimé, où vous direz que l'indépendance de la Hollande ne peut exister qu'autant qu'elle ne sera pas incompatible avec les intérêts de la France; qu'on ne saurait se dissimuler que la Hollande est située aux débouchés de la France, et que, si l’on ne prend pas à tâche d'éviter ce qui peut contrarier le système de la France, la perte de l'indépendance de la Hollande pourra en être la suite; que l'Empereur, se croyant contrarié par la Hollande dans ses mesures de blocus, avait résolu de la réunir à la France.

Un message de cette espèce n'a pas besoin d'être imprimé : tout le monde connaît la situation de la Hollande.


Paris, 3 avril 1810

A Jérôme Napoléon, roi de Westphalie, à Cassel

Monsieur mon Frère, je ne diffère pointa informer Votre Majesté de mon mariage avec l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche. Je ne doute pas qu'elle ne partage la joie que je ressens par suite d'un évé­nement aussi intéressant pour ma Maison impériale et pour le bonheur de mes peuples. Les assurances que Votre Majesté m'en donnera ne pourront qu'ajouter encore à ma satisfaction.

Je saisis avec plaisir cette occasion pour lui renouveler les senti­ments de la parfaite estime et de la tendre amitié avec lesquels je suis, Monsieur mon Frère, de Votre Majesté, le bon frère.

Napoléon.

Même lettre au roi de Bavière.


Paris, 3 avril 1810

A Élisa Napoléon, Grande-Duchesse de Toscane, à Florence

Ma chère Sœur, je m'empresse de vous informer de mon mariage avec l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche. Les liens du sang et l'attachement que vous m'avez toujours témoigné me sont un sûr garant que vous prendrez le plus vif intérêt à un événement aussi intéressant pour ma Maison impériale. Vous ne doutez pas du plaisir que j'ai de contribuer à tout ce qui peut vous être agréable, et c'est avec plaisir que je saisis cette occasion pour vous renouveler les assurances de la tendre amitié avec laquelle je suis, ma chère Sœur, votre bon frère.


Paris, 4 avril 1810

A M. de Champagny, duc de Cadore, ministre des relations extérieures, à Paris

Monsieur le Duc de Cadore, le traité étant échangé avec la Hol­lande, il faut que le Roi nomme un commissaire pour faire la remise du Brabant. Faites part du traité aux ministres de la guerre et de l'intérieur, pour qu'ils fassent prendre possession des provinces cédées, et mandez au ministre de l'intérieur de me présenter un projet de sénatus-consulte pour la réunion de ce pays à la France. Envoyez au ministre des finances une copie du traité, afin qu'il me présente un projet de décret pour porter la ligne des douanes sur la frontière, et pour mettre sous le séquestre toutes les denrées coloniales qui se trouvent dans les provinces cédées, me réservant de statuer sur ce qui sera convenable.


Paris, 4 avril 1810

Au général Clarke, duc de Feltre, ministre de la guerre, à Paris

Monsieur le Due de Feltre, faites connaître au duc de Reggio les provinces hollandaises réunies à la France. Donnez-lui l’ordre de ren­voyer en Hollande toutes les troupes hollandaises qui se trouvent dans cette partie.

Proposez-moi tout ce qui est nécessaire pour l'organisation et l'administration, et ce qu'il faut faire à l'égard du commandement des troupes hollandaises.

Placez les troupes de manière qu'elles gardent les côtes et empêchent la contrebande.

Concertez-vous avec le ministre des finances pour les douanes, et avec le ministre de la marine pour la disposition des chaloupes canon­nières et petits bâtiments, de manière que la contrebande ne puisse avoir lieu.

Écrivez au duc de Reggio que toutes les denrées coloniales qui se trouvent en Brabant soient confisquées; c'est l'opération la plus im­portante de toutes.


Compiègne, 5 avril 1810

A M. Fouché, duc d’Otrante, ministre de la police générale, à Paris

Je vous envoie des lettres de la reine d'Etrurie. Il paraît que cette pauvre femme perd la tête. Il est convenable que vous preniez secrè­tement des mesures pour qu'elle ne parte pas, en recommandant qu'on ne fasse pas d'esclandre ni rien qui puisse lui être désagréable.


Compiègne, 9 avril 1810

Au prince de Neuchâtel et de Wagram, major-général de l'armée d'Espagne, à Paris

Je vous renvoie les dépêches du général Suchet. Témoignez-lui mon extrême mécontentement. Il a compromis l'honneur de mes armes et a contrevenu non seulement à mes ordres formels, mais aux premiers principes de la guerre. Sa retraite de Valence ne peut être considérée par l'Europe que comme une grande victoire des insurgés et n'est propre qu'à rehausser la rébellion. Il était bien na­turel de penser que, sans moyens de siège, sans artillerie, il ne pouvait réussir contre Valence, et mon indication était assez précise. Je voulais joindre son corps à celui de Catalogne, prendre Lérida et marcher ensuite, avec des forces immenses, sur Valence. Je blâme cette conduite, qui est tout au moins légère et qui a compromis la réputation de mes armes. A la guerre, le premier principe du général en chef, c'est de cacher ce qu'il fait, de voir s'il a les moyens de surmonter les obstacles, et de tout faire pour les surmonter quand il est résolu. Il est évident que ce n'est pas l'ordre de prendre Lérida qui l'a rappelé de son expédition de Valence, puisqu'il avait reçu cet ordre avant, mais qu'il a reconnu la légèreté de son mouvement lorsque Valence n'a pas voulu ouvrir ses portes.


Compiègne, 9 avril 1810

Au prince de Neuchâtel et de Wagram, major-général de l'armée d'Espagne, à Paris

Mon Cousin, vous donnerez ordre au général Duquel de distribuer les vingt escadrons de gendarmerie de la manière suivante : quatre escadrons en Biscaye, quatre en Navarre, six dans la partie de l'Aragon qui est entre l'Ebre et la France, de manière que toutes les vallées, de l'Èbre à la France, soient surveillées, et que cette gen­darmerie puisse correspondre avec la gendarmerie de France; et six dans la province de Santander, de sorte que la correspondance de Vitoria à Bilbao et à Santander soit constamment libre.

Mon intention est que, par l’établissement de ce service, les trois provinces de Biscaye, la Navarre, la partie de l'Aragon qui est entre l'Èbre et la province de Santander, soient parfaitement organisées et soumises à une police régulière. Les six escadrons de la province de Santander feront la police sur les environs de Miranda, de Briviesca et jusqu'à Burgos.

Écrivez au général Suchet que mon intention n'est pas qu'il garde à Saragosse aucun escadron de gendarmerie, mais qu'il les tienne cantonnés dans toutes les vallées de l'Aragon entre l'Èbre et la France.


Compiègne, 10 avril 1810

Au prince Cambacérès, archichancelier de l’Empire, à Paris

Mon Cousin, je vous envoie un projet d'organisation des nouvelles provinces réunies à la France. Réunissez chez vous les présidents des sections du Conseil d'État, de l'intérieur, de la guerre, de la ma­rine, des finances et de la justice, et faites rédiger un projet de décret complet sur l'organisation de ces départements. La division territo­riale me parait bonne; mais il faut désigner les sous-préfectures et les cantons, décider de quelle cour d'appel le pays ressortira, ou, s'il faut en créer une nouvelle, décider le nombre des tribunaux, le nombre des députés au Corps législatif, organiser les collèges, arrê­ter les classes et tout ce qui est du ressort de la marine, enfin régler toutes les parties de l'administration. Je désire que ce travail puisse avoir passé au Conseil et être signé avant le 15.

Le décret contiendra autant de titres qu'il y aura de parties diffé­rentes d'administration. Il faudra parler des affaires ecclésiastiques, régler le diocèse ou consistoire auquel appartiendront les différentes églises. Il faudra dire que les impositions se percevront jusqu'en 1811 comme elles sont établies ; les préfets seront chargés de veiller à leur répartition. Le ministre des finances donnera des ordres pour que les versements aient lieu dans une caisse particulière. Il sera déclaré qu'à dater du 1er mai il ne sera plus fait aucune réquisition et qu'on se comportera comme en pays français. La publication du Code Napoléon se fera le 1er mai. Au 1er janvier 1811, les finances seront administrées comme dans les départements de la France. Le ministre des finances sera chargé de présenter un rapport et un projet de décret sur ce que le pays paye aujourd'hui et sur ce qu'il doit payer.


Compiègne, 10 avril 1810

A M. de Champagny, duc de Cadore, ministre des relations extérieures, à Paris

Monsieur le Duc de Cadore, je vous envoie un rapport du minis­tre Marescalchi. Parlez de son contenu au prince Kourakine et écrivez au duc de Vicence. Faites-leur comprendre qu'il est contraire à nos principes de gouvernement de voir un sujet servir sous des drapeaux étrangers ; que notre législation est telle, qu'elle ne reconnaît point le caractère de consul étranger dans un sujet, et qu'elle le prive des immunités de ces places ; qu'enfin je désire qu'aucun Français ni Italien ne soit employé dans un service étranger.


Compiègne, 10 avril 1810

Au comte Bigot de Préameneu, ministre des cultes, à Paris

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, je reçois votre rapport sur le clergé de Rome. Je désire que vous me présentiez un projet de travail, 1° pour supprimer les moines et leur donner des pensions; 2° pour astreindre les évêques et chanoines au serment d'obéissance prescrit par le Concordat ; 3° pour réunir les évêchés et paroisses de manière à en réduire le nombre. Ce travail, une fois adopté, servira de règle. On commencera par décréter la disposition relative à la prestation de serment, et successivement toutes les autres. Il faudrait me présenter de pareilles dispositions pour la Toscane, qu'on exé­cutera graduellement, dans le but de supprimer les couvents et de réduire les évêchés et paroisses.

On pourrait dès aujourd'hui décréter que les évêchés de Porto-Santo et de Rufino sont réunis à celui de Rome. Il faut ordonner à monsignor Severoli, évêque de Viterbe, de retourner dans son dio­cèse, et séquestrer ses revenus jusqu'à ce qu'il y soit retourné.


Compiègne, 10 avril 1810

Au comte Daru, intendant général de la maison de l’Empereur, à Paris

Monsieur le Comte Daru, au lieu de prendre un décret détaillé pour la galerie du Louvre, je n'ai arrêté que les dispositions indispensablement nécessaires pour donner de l'activité aux travaux actuels. Je manque de logements aux Tuileries, et je désirerais beaucoup en avoir. Je désire connaître quand le pavillon Marsan sera habitable. Je pense que le premier tiers de la galerie sera terminé cette année ; j'ai accordé les fonds nécessaires. Cette partie fournira quelques loge­ments, mais ne pourra pas recevoir un souverain étranger. Je désire avoir habitable le logement de la colonnade de Perrault. Faites-moi un rapport là-dessus. J'ai besoin d'un logement aux Tuileries, et, faute de cela, je suis entraîné à chaque instant dans des dépenses extraordinaires.


Compiègne, 10 avril 1810

A Eugène Napoléon, vice-roi d’Italie, à Compiègne

Mon Fils, j'approuve la nomination que vous avez faite de d'Anthouard et d'Alberti comme commissaires pour la fixation des limites avec la Bavière. Suivez vivement cet important objet, et faites les actes nécessaires pour la réunion du Tyrol italien et pour son orga­nisation à l'instar des autres provinces du royaume, sous le rapport de la justice, des finances, des impositions, de la guerre, etc. Je ne pense plus à cette affaire, et je m'en repose entièrement sur vous.


Compiègne, 14 avril 1810

A M. de Champagny, duc de Cadore, ministre des relations extérieures, à Paris

Monsieur le Duc de Cadore, vous trouverez ci-jointe une dépêche télégraphique en date d'hier. Je n'ai pas jugé à propos de la renvoyer au ministre de la marine, puisque cela le regarde moins que vous. Prenez des renseignements sur ce Mackensie (commissaire anglais envoyé pour négocier l’échange des prisonniers). Comme j'ai annoncé à l'Europe, et que je l'ai fait mettre dans le Moniteur, que cette démarche serait un commencement d'ouverture de paix, les Anglais faisant cette démarche, il y a lieu de penser qu'elle est de consé­quence , surtout si M. Mackensie est un homme de quelque habileté. Faites-moi connaître qui je pourrais envoyer. Ce M. Mackensie parle-t-il fiançais ?


Compiègne, 14 avril 1810

A M. de Champagny, duc de Cadore, ministre des relations extérieures, à Paris

Monsieur le Duc de Cadore, envoyez une copie du procès-verbal qui a été fait lors du traité avec la Hollande au ministre de la guerre, en lui faisant connaître qu'il est secret. Le ministre de la guerre fera là-dessus une note au duc de Reggio pour lui servir de règle.


Compiègne, 15 avril 1810

NOTES POUR LE MINISTRE DES CULTES.

Sa Majesté désire que le ministre des cultes rédige sur les affaires du clergé des dispositions générales et complètes, où il n'y aura pas seulement des principes arrêtés, mais où l'on comprendra même toutes les mesures de détail qu'il convient d'adopter. Ce ne sera pas, à proprement parler, un décret, puisqu'il n'aura pas force d'exécu­tion, qu'il ne sera pas remis en minute à la secrétairerie d'État, qu'il ne sera pas expédié et qu'il restera entre les mains du ministre.

Dans ces dispositions générales, on détaillera, par titres, toutes les mesures qu'on pourrait être dans le cas de prendre ; on établira les choses comme elles devraient être et d'une manière absolue, comme s'il n'y avait point de pape, et sans avoir égard ni aux circon­stances du moment ni à des considérations quelconques. On joindra à ce travail les mémoires et les états à l'appui.

Lorsqu'on jugera qu'il convient d'exécuter quelques parties de ces dispositions, elles seront converties en décret, et l'on arrivera successivement au développement du système complet. Ainsi on ne sera plus fatigué par des rapports successifs ; mais, chaque fois qu'il y aura une mesure à prendre, le ministre rappellera ce qui est fait et ce qui reste à faire.

Ces dispositions générales doivent se diviser par territoires et par ordre de matière.

Ainsi on traitera du Piémont, et cette division de territoire se sub­divisera en évêchés, en circonscriptions de paroisses et en mesures relatives aux ordres religieux, qui se divisent en religieux ayant des revenus et religieux mendiants, et en religieuses. S'il n'y a rien à faire en Piémont quant aux ordres religieux, et si toutes les lois sur cette matière ont été publiées dans ce pays, il en sera cependant encore question dans les dispositions générales, et l’on dira que tous les religieux doivent se rendre aux lieux de leur naissance ou dans tel lieu qui sera désigné de concert par l'évêque et le préfet, pour y être à la disposition des évêques, des curés et des desservants. Ainsi les religieux seront utiles à l'administration de l'Église et seront disséminés.

Quant à la Ligurie et aux États de Parme et de Plaisance, il y a dans ces pays des couvents à supprimer. Les évêchés, les chapitres et les paroisses, y sont trop nombreux.

Ces indications suffisent pour faire connaître de quelle manière l'Empereur entend que ce grand travail soit fait. Il doit présenter, sous tous les rapports possibles, l'ensemble des mesures à prendre relativement au clergé.

Le ministre des cultes est invité à traiter cette question : quels sont les moyens à prendre pour effectuer la réduction des évêchés, en restant le plus possible dans l'esprit de l'Église, soit en ne supprimant pas les diocèses, mais en les réunissant, soit en faisant précéder la réduction d'une déclaration portant : qu'il ne doit y avoir que tel nombre d'évêchés; qu'il est de principe que, en matière de circon­scription , si la puissance ecclésiastique est nécessaire, l'intervention de la puissance civile n'est pas moins indispensable.

On doit trouver dans les règles de l'Église que telle population, telle étendue de territoire, est nécessaire pour l'établissement d'un évêché. Il est très probable qu'on trouvera quelque chose à cet égard dans la doctrine des conciles.

Il convient d'écrire à la Consulte de Rome de prendre les disposi­tions suivantes : quinze jours après la publication de l'arrêté de la Consulte, tous les prêtres séculiers, tous les religieux et toutes les religieuses étrangers à Rome se retireront dans leur pays natal. Aussitôt qu'ils seront partis, la Consulte fera prêter serment, en com­mençant par les évêques.


Compiègne, 15 avril 1810

DÉCISION.

 

M. le comte de Montalivet, ministre de l'intérieur, fait connaître à l'Empereur que les projets du pont de Bordeaux ayant été successivement étudiés, s'élèvent aujourd’hui, pour compléter sa solidité, à 4,400,000 francs ; que les entrepreneurs qui s'offraient d'abord à le construire, au moyen d’un péage, se sont retirés. On demande si l’Empereur veut que cette utile construction s'exécute sur les fonds du trésor, sauf à établir un péage qui rendrait plus de 100,000 franc, à l'État.

Renvoyé à un conseil d'administration des ponts et chaussées, qui se tiendra cette semaine.

On fera l'analyse du travail, de manière que d'un coup d'œil on voie le système de tarif de l'octroi. On dira combien paiera un homme, un cheval, un âne, une
 charrette, un chariot, une voiture, etc. La conclusion du rapport sera que le pont doit être fait par use société ; la caisse des canaux avancera les fonds, les ac­tions seront de 10,000 francs; on les vendra. Ainsi cette dépense ne sera pas à la charge de l'État. L'octroi restera le temps nécessaire pour rembourser la dépense du pont. L'intérêt de l’action sera de 5 pour 100; le surplus sera placé en fonds d'amortissement. Si l'intérêt absorbait le produit, la ville de Bordeaux ferait annuellement sur son budget un fonds d'amortissement, et acquerrait ainsi un pont qui est pour elle de première nécessité. La ville pourrait acheter pour elle les terrains de la Bastide et faire son fonds d'amortissement sur les bénéfices.

Envoyez, avant le conseil, ce  travail, les projets et plans, au général comte Bertrand.

Faire le projet d'un pont à Saint-André de Cubzac sur la Dordogne.



16 – 30 avril 1810