ÎLE D'ELBE
L'article 3 du traité de Fontainebleau (11
avril 1814) attribuait à l'Empereur Napoléon la souveraineté sur l'île d'Elbe
et ses dépendances (Capraja, Gorgona, Montecristo, Pianosa), détachées du
défunt Gouvernement-général de la Toscane (ou de la Corse, pour Capraja).
Napoléon arriva à l'île d'Elbe le 4 mai suivant et commença à organiser son
petit État en nommant aux diverses fonctions.
C'est le général Henri-Gatien Bertrand,
grand maréchal du palais et ministre-secrétaire d'État, qui, en tant que
ministre de l'intérieur, aura la haute main sur l'ensemble de l'administration
de l'État de l'Empereur. Les institutions créées dans l'île (cantons, communes,
institutions judiciaires) durant la période française y seront maintenues.
L'Empereur quitta l'île d'Elbe le 26
février 1815. Dès le 25 mars suivant, les Puissances rassemblées à Vienne le
déclaraient hors-la-loi, réduisant ainsi à néant sa souveraineté sur l'île. Ce
qui fut confirmé par l'Acte final du congrès de Vienne du 31 mai 1815, qui
attribuait l'île d'Elbe au grand-duché de Toscane.
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NOM |
Chef-lieu |
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ISOLA D'ELBA (Ile d'Elbe) |
Portoferraio |