LITUANIE


Depuis 1386, le Grand-Duché de Lituanie était associée à la Pologne par des monarques communs et l'Union de Lublin de 1569 avait consacré l'union perpétuelle des deux États. En 1772, le premier partage de la Pologne réduisit à néant cette union, en rattachant dès cet instant ce qui restait du Grand-Duché de Lituanie à l'Empire russe. Quelques années plus tard, c'est la Pologne qui suivit elle-même et disparut de la carte politique de l'Europe.

Lorsque, par les deux traités de Tilsit (7 juillet 1807 avec la Russie ; 9 juillet avec la Prusse) fut consacrée la naissance d'un Duché de Varsovie, celui-ci comprit l'Užnemune (région de Suvalkija/Suwalki), petite partie auparavant dépendante de la Lituanie.

Le 26 mai 1812, le duc de Varsovie Fryderyk-August (par ailleurs roi de Saxe) autorisa le Conseil des Ministres à exercer la quasi-totalité de ses pouvoirs souverains. Quelques jours plus tard, l'heure était à la guerre avec la Russie et une Diète générale proclama la renaissance du royaume de Pologne et du grand-duché de Lituanie. Dans Vilnius libérée le 28 juin (Grodno suivant le 30 et Minsk le 11 juillet), Napoléon installa le 1er juillet 1812 un Gouvernement provisoire du Grand-Duché (ou Grande-Principauté) de Lituanie, présidé par le Grand-Maréchal, Stanislas Soltan, et soumis à l'autorité militaire française (général Dirk van Hogendorp). Napoléon affirma plus tard qu'il était dans ses plans de laisser une assemblée de notables lituaniens se choisir librement un nouveau prince et de rétablir ainsi le Grand-Duché dans sa plaine souveraineté. En attendant, le pays fut divisé en quatre départements, eux-mêmes subdivisés en un total théorique de 33 districts (mais seulement 17 d'entre eux étaient véritablement sous contrôle des autorités). L'autonomie fut cependant brève. Dès décembre 1812, les Russes reprenaient pied dans le pays et en janvier 1813, il n'y avait plus trace des Français en Lituanie. C'en était fini, avant la résurrection de 1917/18, de l'indépendance lituanienne. Mais le Code Napoléon, par exemple, y resta en vigueur malgré l'annexion à l'Empire russe.

 

NOM

Nom en français

Chef-lieu

BIAŁYSTOK/BELASTOK (1)

Bialystok

Białystok (Bialystok)

HRODNA/GRODNO (2)

Grodno

Hrodna (Grodno)

MENSK/MINSK(3)

Minsk

Mensk (Minsk)

VILNIUS/WILNO/VIL'NA (4)

Vilnious

Vilnius (Vilnious)

(1) En polonais puis en bélarusse.

(2) En bélarusse moderne puis en polonais/russe.

(3) En bélarusse ancien puis en bélarusse moderne/russe.

(2) En lituanien puis en polonais et enfin en bélarusse.