PARME, PLAISANCE ET GUASTALLA
L'État de Parme, constitué des duchés de
Parme, Plaisance et Guastalla, appartenait à une branche puînée de la maison
d'Espagne (Bourbons). Un premier traité, secret, signé à Saint-Ildefonso avec
le roi d'Espagne (et chef de cette branche de la famille de Bourbon) prévoyait
la cession des États de Parme à la France en échange d'une autre souveraineté
pour les ducs ainsi dépossédés. Le traité de Madrid (dit aussi d’Aranjuez) du
21 mars 1801 confirma le précédent en attribuant au duc héritier de Parme,
Luigi (Lodovico) di Borbone, la souveraineté de la Toscane. Néanmoins, le duc
titulaire, Don Ferdinando, refusa de céder ses États et le premier Consul
décida de les lui laisser à titre viager.
Le 9 octobre 1802, Don Ferdinando mourut et
sa veuve, Maria Amelia de Habsbourg-Lorraine, assura la régence jusqu'au 25
octobre suivant, date de l'installation du régime français. Pendant plusieurs
années, le premier Consul - puis Empereur - hésita sur le sort définitif à
réserver aux États de Parme. L'Italie, la Ligurie, l'Étrurie étaient
demandeuses.
Parme fut d'abord dirigée par un
administrateur général, représentant de la République, Médéric-Louis-Élie
Moreau de Saint-Méry. Celui-ci y accomplit une oeuvre considérable. Le 9 juin
1805, le pays fut divisé en trois arrondissements judiciaires mais après avoir
été amputé de l'arrondissement de Bardi, rattaché au nouveau département
français des Apennins (où il deviendra l’arrondissement de Borgo Taro). Dans le
domaine administratif, il fit établir le 21 juillet 1805 la création de quatre
arrondissements, dits aussi subdélégations, entrant en vigueur le 23 septembre
suivant. Mais ayant failli dans la répression de révoltes contre la
conscription, Moreau fut démis de ses fonctions le 28 janvier 1806 et remplacé en
tant qu'administrateur général par le préfet Hugues Nardon. Celui-ci décréta,
le 20 mars suivant, la création de treize municipalités.
Parallèlement, Napoléon assit l'emprise
française en nommant, le 19 janvier 1806, un gouverneur général des États de
Parme, Plaisance et Guastalla. Napoléon Ier nomma gouverneurs généraux le
général Andoche Junot puis (18 septembre 1806), le maréchal Catherine-Dominique
de Pérignon. Le 30 mars 1806, l'ancienne principauté de Guastalla était
détachée des États de Parme et attribuée en tant que principauté et duché à
Camilo Borghese et Paolina Bonaparte, beau-frère et sœur de l'Empereur. Mais
ceux-ci, deux mois plus tard (24 mai 1806), vendirent leur nouvel État au
royaume d'Italie.
C'est avec ces diverses modifications et
amputations que les États de Parme et Plaisance furent annexés à l'Empire
français, par le décret impérial du 24 mai 1808 (publié le 30), pour y former
le nouveau département du Taro.
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NOM |
Nom en français |
Chef-lieu |
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BORGO SAN DONNINO |
|
Borgo
San Donnino (1) |
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GUASTALLA |
|
Guastalla |
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PARMA |
Parme |
Parma (Parme) |
|
PIACENZA |
Plaisance |
Piacenza (Plaisance) |
(1) Aujourd'hui Fidenza.
Les
arrondissements (1806-1808)
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NOM |
Nom en français |
Chef-lieu |
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BORGO SAN DONNINO |
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Borgo
San Donnino (1) |
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PARMA |
Parme |
Parma (Parme) |
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PIACENZA |
Plaisance |
Piacenza (Plaisance) |
(1) Aujourd'hui Fidenza.