PAYS-BAS SEPTENTRIONAUX
et
INDES ORIENTALES NÉERLANDAISES
La République des Provinces-Unies des Pays-Bas
septentrionaux eut affaire à la France révolutionnaire à partir du 17 février
1793, lorsque les troupes du général Dumouriez pénétrèrent sur le territoire
néerlandais, deux jours après qu’ait paru à Paris le premier numéro de l’organe
des révolutionnaires de ce pays réfugiés à Paris, «Le Batave», journal édité
par Anacharsis Cloots. Une semaine plus tard (le 25), l’armée française
s’emparaient de Breda. Mais elles durent bien vite rebrousser chemin et la
défaite de Neerwinden (18 mars) sonnait le glas de la présence française dans
les Pays-Bas, aussi bien septentrionaux que méridionaux.
La victoire de l’armée de Jourdan à Fleurus
(26 juin 1794) sonna le retour de la menace révolutionnaire. Le 17 septembre,
les troupes françaises commençèrent le siège de Maastricht. Le 10 octobre,
s’Hertogenbosch tombait aux mains de Pichegru. Un mois plus tard (8 novembre),
les troupes de Souham atteignaient le Rhin en s’emparant de Nijmegen. À Paris
cependant, la Convention hésitait à soutenir les révolutionnaires ‘bataves’
exilés et Tallien n’avait aucune peine à faire entendre la voix de l’entente
avec le staathouder Willem V van Oranje-Nassau. Pendant ce temps, le
conventionnel en mission Louis-François Portiez, dit de l’Oise, chargé de
l’organisation des territoires occupés de la ‘Belgique’ et des Pays-Bas, mit en
place l’administration des trois arrondissements néerlandais (nivôse an III)
après la prise de Breda par Pichegru (extrême fin décembre 1794. Le cœur de la
république protestante fut atteint en quelques semaines, dès janvier
1795 : Utrecht le 17, Amsterdam les 19/20, ‘s Gravenhage le 22. De facto,
la république fondée au XVIe siècle par Guillaume d’Orange-Nassau
était défunte.
Le 3 février 1795, sur ses dépouilles,
naissait la République batave qui signait la paix avec la France le 16 mai
suivant. Par ce traité de La Haye, la nouvelle république cédait à la France la
Flandre dite zélandaise et les zones de Maastricht-Venlo mais elle récupérait
le Brabant septentrional. La République batave connut une histoire politique
plus que mouvementée, marquée par l'opposition récurrente entre républicains
unitaristes et républicains fédéralistes. C'est déjà cette opposition qui
empêcha dès 1795 l'instauration d'une administration simplifiée et calquée sur
le modèle français. L'adoption d'une constitution fut elle-même problématique.
Tout au plus les États-généraux acceptèrent-ils de placer sur un même plan que
les autres provinces, le 1er janvier 1796, les deux pays jusqu'alors
soumis soit à la souveraineté commune de toutes les provinces (le Brabant
septentrional dit "des États") soit à la souveraineté d'une province
particulière (le pays de Drenthe). En outre, en attendant l'adoption d'une
Constitution, les anciennes provinces furent érigées en départements provisoires.
Après bien des débats, une Constitution (le
"Staatsregeling") fut enfin adoptée le 23 avril 1798, qui citait
nommément les huit départements formant la république. Ces départements, à
l'image de ce qui s’était fait en France, ne s'inspiraient que partiellement
des anciennes provinces et l'hostilité à leur égard fut assez vite bien
établie. La nouvelle Constitution ne fut d'ailleurs mise en vigueur qu'à la
suite d'un coup d'État mené le 12 juin 1798 par le général Daendels.
Trois ans plus tard, c'est un nouveau coup
d'État (18 et 19 septembre 1801) qui imposa une nouvelle Constitution, plus
fédéraliste, instituant le "Commonwealth" batave (Bataafse
Gemeenebest) et un retour presque intégral aux anciennes provinces, qui
gardaient cependant le nom de départements. En 1802, un nouveau traité avec la
France permit l’annexion de quelques enclaves ex-allemandes (devenues
françaises en 1797/1801) dont l’ex-seigneurie de Ravenstein. Une troisième
Constitution (29 avril 1805), directement inspirée par Napoléon, créa un
exécutif dirigé par un Grand-Pensionnaire, Rutger-Jan Schimmelpenninck.
Celui-ci dut cependant démissionner le 3 juin 1806 et Napoléon fit offrir le
lendemain la couronne d’un nouveau royaume de "Hollande" (terme
imposé par Napoléon, et on ne peut plus impropre puisque ne désignant en fait
que l'une des provinces du pays) à son propre frère Louis, qui devint ainsi le
roi Lodewijk-Napoleon I.
En 1807, le nouveau roi décrèta une
nouvelle subdivision du pays. Le 11 novembre 1807, le traité de Fontainebleau
attribua à celui-ci un accroissement de territoire au nord-est, avec l'annexion
de la Frise orientale et de quelques petites principautés annexes (Jever,
Kniphausen). Napoléon avait cependant bien des reproches déjà à adresser à son
frère. En échange de cet accroissement de territoire, il obtint l'annexion à
l'Empire française de l'important port zélandais de Flessingue (Vlissingen ;
Flushing en anglais) et quelques autres minimes modifications de frontière.
L'attitude du roi Louis, qui s'appliquait à
être vraiment le roi de ses sujets, proche de leurs préoccupations (ce qui en
fait encore actuellement l’un des rares Napoléonides cher à la mémoire de ses
ex-sujets), le conduisit à appliquer de manière fort lâche le blocus
continental décrété par l'Empereur. L'irritation de Napoléon alla croissante et
se traduisit par un deux coups de semonces importants. En février, la totalité
de l’île zélandaise de Walcheren était annexée de facto à l’Empire; mais
surtout, le 24 avril 1810 : le royaume de Hollande fut amputé de tous ses
territoires au sud du Waal (Brabant septentrional et Zélande). Quelques mois
encore de résistance désespérée et Lodewijk Ier abdiqua, le 2 juillet 1810, en
faveur de son fils Napoleon Lodewijk II. N'en tenant aucun compte, le 9
juillet, Napoléon décrétait l'annexion du royaume de Hollande à l'Empire,
confirmée par le sénatus-consulte du 13 décembre 1810. Les Pays-Bas
septentrionaux regagnèrent leur indépendance en novembre 1813 et les provinces
traditionnelles furent aussitôt rétablies.
|
NOM |
Nom en français |
Chef-lieu |
|
BERGEN-OP-ZOOM (1) |
Berg-op-Zoom |
Bergen-op-Zoom |
|
BREDA (2) |
Bréda |
Breda |
|
's HERTOGENBOSCH (3) |
Bois-le-Duc |
's Hertogenbosch |
|
GEERTRUIDENBERG (4) |
|
Geertruidenberg |
|
GRAVE (5) |
|
Grave |
|
MAASTRICHT (6) |
Maestricht |
Maastricht |
|
NIJMEGEN (7) |
Nimègue |
Nijmegen |
|
SAS-VAN-GENT (8) |
Sas-de-Gand |
Sas-van-Gent |
|
VENLO (9) |
Venloo |
Venlo |
(1) Correspond au territoire du marquisat de Bergen-op-Zoom, partie
extrême-occidentale du Brabant des États (Staats-Brabant), avec le Prinsenland
et quelques exclaves continentales de la province insulaire de Zélande.
(2) Correspond au territoire de la baronnie de Breda, partie
centre-occidentale du Brabant des États.
(3) Correspond à la Mairie de
Bois-le-Duc (avec ses quartiers d'Oisterwijk, Kempenland [Eindhoven], Peelland
[Sint-Oedenrode] et Maasland [Oss]), partie centrale et orientale du Brabant
des États.
(4) Correspond aux seigneuries et métiers de Niervaart, Zevenbergen,
Zwaluwe, Geertruidenberg, Langstraat, Altena et Heusden, appartenant à la
province de Hollande.
(5) Correspond au pays de Cuijk, exclave extrême-orientale du Brabant
des États.
(6) Correspond à la ville de Maastricht (condominium néerlando-liégeois)
et à l'Outremeuse (parties néerlandaises des pays de Dalhem, Fauquemont
[Valkenburg) et Rolduc [Herzogenrath], territoires cédés à la France par le
traité de paix du 16 mai 1795 et annexés quelques mois plus tard au département
de la Meuse-Inférieure.
(8) Correspond aux métiers de Hulst et d'Axel,
formant la Flandre des États (Staats-Vlaanderen), territoire cédé à la France
par le traité de paix du 16 mai 1795 et annexé au département de l'Escaut le 13
février 1796. Certains textes néerlandais parlent – très certainement de
manière abusive – de "département de Sas-de-Gand" pour désigner cet
arrondissement.
(9) Correspond à la Haute-Gueldre des États (Oppergelder, soit Venlo et
le comté de Montfort).
|
NOM |
Nom en français |
Chef-lieu |
|
BATAAFSCH-BRABANT (1) |
Brabant-Batave |
's Hertogenbosch (Bois-le-Duc) (2) |
|
DRENTHE (3) |
|
Assen |
|
FRIESLAND (4) |
Frise |
Leeuwarden |
|
GELDERLAND (4) |
Gueldre |
Arnhem |
|
HOLLAND (4) |
Hollande |
Amsterdam |
|
OVERIJSSEL (4) |
Haut-Yssel |
Zwolle |
|
GRONINGEN (4) |
Groningue |
Groningen (Groningue) |
|
UTRECHT (4) |
|
Utrecht |
|
ZEELAND (4) |
Zélande |
Middelburg (Middelbourg) |
(1) Également orthographié Braband. Anciennement Brabant des États
(Staats-Brabant), admis comme huitième province le 1er janvier 1796.
(2) Dite aussi Den Bosch (Le Bois).
(3) Anciennement pays de la Drenthe, admis comme neuvième province le 1er
janvier 1796.
(4) Provinces historiques des Pays-Bas septentrionaux.
|
NOM |
Nom en français |
Chef-lieu |
|
AMSTEL (1) |
|
Amsterdam |
|
DELF (2) |
|
Delft |
|
DOMMEL (3) |
|
's Hertogenbosch (Bois-le-Duc) |
|
EEMS (4) |
Ems |
Leeuwarden |
|
OUDEN IJSSEL (5) |
Vieil-Yssel |
Zwolle |
|
RIJN (6) |
Rhin |
Arnhem |
|
SCHELDE EN MAAS (7) |
Escaut-et-Meuse |
Middelburg (Middelbourg) |
|
TEXEL (8) |
|
Alkmaar |
(1) Partie centrale du comté de Hollande, autour d'Amsterdam.
(2) Partie méridionale du comté de Hollande.
(3) Formé pour l'essentiel du centre et de l'est du Brabant des États.
(4) C'est-à-dire une fusion de la Frise et du pays de Groningue.
(5) Formé de l'Oversticht du comté d'Utrecht (Overijssel) et du pays de
la Drenthe.
(6) Issu de la fusion de la Gueldre, d'une partie du pays d'Utrecht et
du comté de Zutphen.
(7) Équivaut au comté de Zélande, avec la partie occidentale (Breda,
Bergen-op-Zoom) du Brabant des États.
(8) Formé de la partie septentrionale du comté de Hollande et d'une
partie du pays d'Utrecht. Son territoire est partiellement coupé en deux par le
département de l'Amstel.
·
Les
départements de la Constitution de 1801
|
NOM |
Nom en français |
Chef-lieu |
|
BATAAFSCH-BRABANT (1) |
Brabant-Batave |
's Hertogenbosch (Bois-le-Duc) |
|
FRIESLAND (2) |
Frise |
Leeuwarden |
|
GELDERLAND (3) |
Gueldre |
Arnhem |
|
HOLLAND (4) |
Hollande |
Amsterdam |
|
OVERIJSSEL (5) |
Haut-Yssel |
Zwolle |
|
STAD EN LANDEN VAN GRONINGEN
(6) |
Ville-et-Pays-de-Groningue |
Groningen (Groningue) |
|
UTRECHT (7) |
|
Utrecht |
|
ZEELAND (8) |
Zélande |
Middelburg (Middelbourg) |
(1) Département correspondant à l'ancien Dommel avec quelques territoires
pris aux départements du Delf, de l'Escaut-et-Meuse et du Rhin. En 1802, il est
agrandi de quelques territoires (dont l'ex-seigneurie de Ravenstein) détachés
du département français de la Roer.
(2) Démembré du département de l'Eems.
(3) Formé d'une partie du département du Rhin. En 1802, il s'agrandit de
quelques enclaves ex-allemandes (dont Zevenaar), cédées par le département
français de la Roer.
(4) Résultat de la fusion de l'essentiel du Delf et de l'Amstel avec la
partie hollandaise du Texel, ainsi qu'une partie de l'Escaut-et-Meuse.
(5) Nouveau nom de l'Ouden-Ijssel.
(6) Démembré du département de l'Eems.
(7) Fusion de territoires dépendant des anciens départements du Rhin, de
l'Amstel et du Texel.
(8) Comprend l'essentiel de l'ancien département de l'Escaut-et-Meuse.
·
Les
départements originaires
|
NOM |
Nom en français |
Chef-lieu |
Département français (01.01.1811) |
|
AMSTELLAND (1) |
[Pays de l']Amstel |
Amsterdam |
Zuyderzée |
|
BRABANT (2) |
|
's Hertogenbosch (Bois-le-Duc) |
Bouches-du-Rhin ; Deux-Nèthes (3) |
|
FRIESLAND |
Frise |
Leeuwarden |
Frise |
|
GELDERLAND |
Gueldre |
Arnhem |
Yssel-Supérieur |
|
GRONINGEN (5) |
Groningue |
Groningen (Groningue) |
Ems-Occidental |
|
LANDSCHAP VAN DRENTHE (4) |
Pays-de-Drenthe |
Assen |
Ems-Occidental |
|
MAASLAND (6) |
[Pays de la Meuse] |
's Gravenhage (La Haye) |
Bouches-de-la-Meuse |
|
OVERIJSSEL (7) |
Haut-Yssel |
Zwolle |
Bouches-de-l'Yssel |
|
UTRECHT |
|
Utrecht |
Zuyderzée |
|
ZEELAND (8) |
Zélande |
Middelburg (Middelbourg) |
Bouches-de-l'Escaut |
(1) Partie septentrionale de l'ancien département de Hollande.
(2) Le 12 novembre 1807, ce département perd l'exclave de Lommel, rattachée
au département français de la Meuse-Inférieure, qui lui cède en échange
l'enclave de Luyksgestel. Le Brabant est réuni à l'Empire français le 24 avril
1810.
(3) L'arrondissement de Bréda est rattaché en 1810 au département des
Deux-Nèthes.
(4) Démembré du département de l'Overijssel.
(5) Nouveau nom du département de la Ville-et-Pays-deGroningue.
(6) Partie méridionale de l'ancien département de Hollande.
(7) Département amputé de la Drenthe.
(8) La ville et port de Vlissingen (Flessingue) est annexée à l'Empire
français le 21 janvier 1808 et rattachée au département de l'Escaut. Le reste
de l'île de Walcheren est réunie de facto à l'Empire (département de l'Escaut)
le 1er février 1810 avant le reste du département de Zélande, réuni
le 24 avril suivant (cette fois, y compris Walcheren, au département des
Deux-Nèthes). Ces territoires formeront ensuite, le 15 mai 1810, le département
des Bouches-de-l'Escaut.
·
Un
département annexé
|
NOM |
Nom en français |
Chef-lieu |
Département français (01.01.1811) |
|
OOST-FRIESLAND /
OST-FRIESLAND (1) |
Frise-Orientale |
Aurich |
Ems-Oriental |
(1) Département formé de la fusion des anciens territoires allemands de Frise
orientale, de Jever et de Kniphausen. Ces territoires avaient été cédés à
Napoléon par la Prusse, la Russie et leurs alliés lors des traités de Tilsit
(juillet 1807). L'Empereur les céda au royaume de Hollande par le traité de
Fontainebleau du 11 novembre 1807.
Le général Herman Willem Daendels, ferme
partisan de l'alliance de son pays avec la France, fut nommé gouverneur général
des Indes orientales (réduites, pour l'essentiel, aux îles de Java et Madura)
par le roi Lodewijk-Napoleon au début de l'année 1807. Il arriva seulement à
Batavia (aujourd'hui Jakarta), capitale de la colonie, le 1er
janvier 1808. Son but principal était de faire respecter le pouvoir royal et, à
travers lui, le pouvoir impérial. La militarisation de l'administration fut
l'un de ses moyens pour y parvenir. La centralisation administrative en fut un
autre. C'est pour cette raison que Daendels divisa en 1809 la colonie (composée
de territoires sous souveraineté néerlandaise directe et de principautés sous
protectorat) en dix préfectures (landdrosteien), elles-mêmes subdivisées en
régences (que l'on nommera aussi districts).
Le 9 juillet 1810, lorsque le royaume de
Hollande fut annexé à l'Empire français, les Indes orientales devinrent de
facto (du fait de la perte de la plupart des colonies originaires) la
principale des colonies françaises. La nouvelle de ce changement de
souveraineté fut connue sur place le 18 février 1811. Le 2 mai suivant arrivait
dans l'île le général Johan-Willem Janssens, nommé le 22 novembre 1810
gouverneur par Lebrun (proconsul de Napoléon en Hollande). Mais Java fut
bientôt attaquée par les Anglais. Batavia, la capitale, fut perdue le 9 août et
les dernières troupes franco-hollandaises capitulèrent le 18 septembre 1811.
Les préfectures ne survécurent pas au
régime napoléonien. Cependant, aussi bien l'administration territoriale imposée
par les Anglais que celle établie par les Néerlandais à leur retour ne
cessèrent de s'en inspirer.
|
NOM |
Nom en français / néerlandais |
Chef-lieu |
|
BANTEN (10) |
|
Serang (1) |
|
CIREBON (10) |
Tchirebon/Tsjirebon |
Cirebon |
|
GRESIK (2) |
|
Gresik |
|
JEPARA (3) |
Djepara/Dsjepara |
Jepara |
|
KARAWANG (4) (10) |
Krawang |
Batavia |
|
PEKALONGAN (5) |
|
Pekalongan |
|
PRIANGAN (6) (10) |
Bandoun/Bandoeng |
Bandung |
|
SEMARANG (7) |
|
Semarang |
|
SURABAYA (8) |
Sourabaya/Soerabaja |
Surabaya |
|
TEGAL (9) |
|
Tegal |
(1) Ou Bantam (amputée de sa dépendance dans le sud de Sumatra). La préfecture
comprend aussi la ville de Buitenzorg (aujourd'hui Bogor), où réside le
gouverneur-général.
(2) La préfecture de Gresik comprend les territoires des futures
résidences de Bojonegoro, de Kediri et de Madiun, avec une partie de la future
résidence de Surabaya.
(3) Correspond à la résidence de Rembang (qui aura Pati pour chef-lieu).
(4) La ville de Batavia est la capitale de la colonie, siège de
l'administration.
(5) Le territoire de cette préfecture comprend la moitié occidentale de
la future résidence de Pekalongan et celle de Kedu (siège à Magelang).
(6) Le Priangan porte aussi le nom historique (néerlandais) de Preanger.
(7) La préfecture de Semarang a sous sa dépendance les sultanats
indépendants de Solo (Surabaya), Mangkanegaran, Yogyakarta et Pakualaman.
(8) La préfecture de Surabaya comprend une partie de la future résidence
du même nom, l'île de Madura (siège à Pamekasan) et les futures résidences de
Malang et Beso (siège à Bondowoso).
(9) La préfecture de Tegal comprend la moitié orientale du territoire de
la future résidence de Pekalongan et celle de Banjumas (siège à Purwokerto).
(10) Il s'agit des noms définitifs attribués à ces préfectures. Il n'est
pas inutile de rappeler que ces préfectures correspondent assez exactement à
l'essentiel des parties de Java dépendant directement de l'autorité
néerlandaise, à l'inverse des autres préfectures, partiellement ou totalement
sous la souveraineté limitée de sultans locaux.