SAXE-WEIMAR-EISENACH


Les duchés thuringiens de la famille (branche ernestine) de Wettin (Weimar & Eisenach, Gotha-Altenburg, Meiningen, Hildburghausen, Coburg-Saalfeld) s'étaient mis du côté de la Prusse dans la guerre qui s'était achevée par les victoires françaises d'Iena et Auerstedt. Le 15 décembre 1806, ils adhérèrent ensemble à la Confédération du Rhin, dont Napoléon était le protecteur.

Le duc de Saxe-Weimar et Saxe-Eisenach, Carl-August, était déjà célèbre à travers l'Allemagne pour son rôle de mécène en faveur des plus grands intellectuels du pays : Herder, Wieland, Schiller mais surtout Goethe. Celui-ci devait rencontrer à Erfurt, en octobre 1808, l'Empereur des Français et devenir pour les cinq années qui suivirent l'un des plus farouches partisans de la France dans l'Allemagne nouvelle.

C'est dans ces conditions que le duc de Saxe-Weimar et Saxe-Eisenach songea, en 1809, à moderniser l'administration de ses États. Une "Constitution du Territoire uni des Pays ducaux de Weimar et Eisenach, y compris le territoire d'Iena, mais à l'exclusion de la juridiction d'Ilmenau" fut édictée le 26 septembre 1809, qui prévoyait la création de trois Cercles (Kreisen). Cependant, cette loi fondamentale ne fut pas appliquée.

Il fallut attendre la chute de l'Empire français pour que le duché de Saxe-Weimar-Eisenach, devenu grand-duché par la grâce du congrès de Vienne, connut une nouvelle évolution juridique et institutionnelle, par la Constitution – cette fois appliquée – du 5 mai 1816. Carl-August, le grand-duc mécène qui avait entretemps fait de sa cour l'une des plus brillantes d'Europe, resta à la tête de ses États jusqu'à son décès, le 14 juin 1828.

 

·         Cercles (1809)

 

NOM

Nom en français

Chef-lieu

EISENACH

 

Eisenach

JENA

Iéna

Jena (Iéna)

WEIMAR

 

Weimar