Ils viennent se brûler à la chandelle

(Elie – 1815)

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Napoléon est représenté ici, l'air assuré, sur le Mont Saint-Jean, entouré de crânes et d'ossements, témoins des batailles qu'il a mené. Mais il continue à brandir la torche de la guerre, tandis que sur le rouleau qu'il tient dans la main gauche, les promesses de son discours à la Chambre, Liberté, Libéralité, sont là pour montrer la totale opposition entre les vues républicaines du Consul et le pourvoir despotique de l'Empereur. Nombreuses sont les chauve-souris qui sont attirées par la lumière, mais se brûlent les ailes et retombent dans le néant : ce sont les partisans de Napoléon, généraux et hommes politiques, dont le caricaturiste donne les noms parmi lesquels : Savary, Ney, Labédoyère, Garat, Manuel, ainsi que Lafayette, Thibaudeau, Cambon, qui clament  :" Nous mourrons sur nos Chaises".

"La hyène (reine) Hortense", représentée par une chauve-souris à la poitrine pendante, et qui cherche à faire du charme à Napoléon, fait évidemment allusion à Hortense de Beauharnais et sur les calomnies au sujet d'une prétendue relation charnelle avec Napoléon.

Les inscriptions Espagne, Moscou, Égypte sont là pour rappeler où l'empereur eut à connaître que sa puissance avait des limites.

Mais c'est sur le Mont-Saint-Jean qu'eut lieu sa chute définitive.