Cinquième et dernier tour de passe-passe
ou le Grand Escamoteur escamoté
(Elie
– 1815)
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En mer, le « Bellérophon » fait voile de gauche à droite, en direction des rochers de Sainte-Hélène. Une table pliante, couverte d’une nappe à franges, se trouve sur le rivage. Debout, en costume de magicien, Wellington tient une timbale à la main et cherche à capturer Napoléon, représenté en nabot en train de se sauver. Sur le plateau de la table se trouvent quatre autres timbales , désignées respectivement « Égypte », « Espagne », « Moscou » et « Leipzig » et – à l’intérieur – par la précision « rien ». Avec elles, le prestidigitateur a essayé en vain de faire disparaître le nain. D’une main, il touche encore celle portant l’inscription « Espagne » : en 1813, Wellington chassa les troupes napoléoniennes de la péninsule ibérique. Marquées sur la cinquième et dernière timbale, les inscriptions « Mont-Saint-Jean » (Waterloo) et « disparais » mettent en évidence la réussite du tour de prestidigitation. Jusque là c’est Napoléon qui fut le « grand escamoteur » (politique), réussissant quatre fois à s’échapper. Mais cette fois-ci, l’empereur se fait attraper : en tant que prisonnier, il disparaît à jamais de la circulation. Dans le fond, le Bellerophon fait voile de gauche à droite en direction de Sainte-Hélène |