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Consulat
- Premier Empire |
Lettre de Napoléon à l'impératrice Marie Louise
(23 mars 1814)
Mon Amie.
J'ai été tous ces jours-ci à cheval. le 20 j'ai pris Arcis-sur-Aube. L'ennemi m'y a attaqué à 6 heures du soir; le même jour je l'ai battu et lui ai fait 400(0) morts. Je lui ai pris 2 pièces de canon, il m'en a pris 2, cela fait quitte. Le 21, l'armée ennemie s'est mise en bataille pour protéger la marche de ses convois sur Brienne et Bar-sur-Aube. J'ai pris le parti de me porter sur la Marne et sur ses communications afin de le pousser plus loin de Paris et me rapprocher de mes places. Je serai ce soir à Saint-Dizier. Adieu, mon amie. Un baiser à mon fils.
Cette lettre a sans aucun doute beaucoup pesé dans la destinée de Napoléon. En effet, c'est cette lettre qui fut interceptée par des uhlans et transmises à Blücher. Avant de la faire suivre à Marie-Louise - opération apparemment très galante - le vieux maréchal s'empressa d'en faire faire une copie, qu'il fit transmettre á Schwarzenberg, qui se voyait là mis parfaitement au courant des intentions de son adversaire ("J'ai pris le parti...") à un moment où l'état-major des Alliés est dans le flou le plus complet.
