Le kiosque à journaux

De nombreux ouvrages et revues ayant trait, de près ou de loin,  à l'épopée napoléonienne sont publiés régulièrement.
J'ai sélectionné et classé pour vous les dernières sorties.

Cette page, entièrement subjective, est totalement dénuée de publicité !

Vous pouvez me contacter pour me communiquer les nouveautés qui vous ont intéressé (avec sommaire, résumé, 4e de couverture.....éventuellement envoi de presse). Merci d'avance !

Les Nouveautés - Les Revues - Les Livres

Les librairies spécialisées

Dernière mise à jour: 08-12-2007

 

Les Nouveautés

Jacques-Olivier Boudon

Le roi Jérôme - Frère prodigue de Napoléon (1784-1860)



Éditions Fayard
Entré dans la marine à 16 ans, Jérôme, le plus jeune des frères de Napoléon a navigué de l'Egypte au Brésil, de Sainte-Hélène aux Etats-Unis. Revenu en Europe, il participe à la campagne de Prusse en 1806-1807 avant d'épouser Catherine de Wurtemberg et de prendre possession du royaume de Westphalie. Pièce essentielle du système européen élaboré par Napoléon, ce royaume doit aussi être un Etat modèle dans l'Allemagne française. Souverain prodigue et charmeur, il multiplie les conquêtes féminines et mène avec sa cour une vie de plaisirs qui lui vaudra le surnom de "König lustig".

Mais il est aussi un roi réformateur, qui introduit les principes de 1789 dans son royaume. Associé aux grandes étapes de l'histoire de l'Empire, il sombre avec lui, avant de revenir en France aux Cent-Jours et de s'illustrer à Waterloo. Commence ensuite pour Jérôme et sa famille un long exil qui ne s'achève qu'à la veille de la révolution de 1848. Il est à Paris aux premières loges pour mesurer la popularité du nom qu'il porte et soutenir la prise de pouvoir de son neveu, Louis Napoléon Bonaparte, avec l'espoir de jouer un rôle dans le nouvel Empire.

Tour à tour gouverneur des Invalides, président du Sénat, membre du Conseil de régence, il est alors l'incarnation vivante, accentuée par sa ressemblance avec Napoléon, du lien unissant le Premier au Second Empire. Acteur de l'épopée impériale, il a surtout été le témoin d'un siècle marqué par la figure tutélaire de Napoléon.

Jean-Philippe Tondeur - Le champ de bataille de Waterloo n° 1

 

L’Aigle blessé

 

La genèse, l’inauguration du 28 juin 1904 et les cartes postales de la Belle Époque.

 

 

 

 

 

 

Éditions de la Belle Allaince.

« Tous les braves, morts pour la patrie, ne doivent-ils pas être honorés, qu'ils soient tombés dans l'ivresse de la victoire ou dans la rage de la défaite ? Le sacrifice et le dévouement sont les mêmes ; le courage est identique, Gloria victis ! L'effort vaut par lui-même sans les contingences du résultat. Et, dans toutes les guerres, y a-t-il plus sublimes efforts que la course à la mort des cuirassiers sur le plateau de Mont-Saint-Jean, l'assaut de la moyenne Garde offrant à la mitraille anglaise des rangs alignés comme aux parades du Carrousel, la défense de Plancenoit où nos jeunes soldats tenaient encore sous les chaumes croulants des masures en flammes. » (Houssaye)

Ronald Pawly

 

Les Lanciers rouges de la Garde.

Historique du 2e régiment de chevau-légers lanciers de la Garde impériale.

 

 

Les frères de Stuers au service de Napoléon – N° 2

 

Éditions de la Belle Alliance

 

Le deuxième régiment de chevau-légers lanciers, généralement désigné sous l’appellation populaire de Lanciers rouges, a été l’un des plus brillants corps de cavalerie de la Garde impériale et certes le plus nombreux, car, au début de 1813, il fut porté à dix escadrons.

Il mérite pleinement qu’on écrive son histoire : elle est héroïque. Ces Annales intéresseront tous ceux qu’attire l’épopée napoléonienne.

Victor de Stuers.

Yann Deniau – Yves Moerman

1815 Napoléon en campagne

Heure par heure dans l'ombre de l'Empereur

 

 

 

 

Aux éditions Jourdan, Bruxelles. http://www.editionsj ourdan.com/

1815... De retour d'exil, Napoléon s'engage dans sa dernière campagne militaire...

Le chant du cygne de l'armée de titans qui avait tant de fois défait les troupes coalisées prend fin à Waterloo. Cette campagne de Belgique a maintes fois été étudiée et décrite, principalement sous l'aspect militaire.

 

Ce livre présente un autre aspect, jusqu'à présent resté dans l'ombre : celui de la vie quotidienne de Napoléon en marche avec ses troupes. S'il est chef militaire et empereur, il est aussi homme : il mange, dort, éprouve des joies et des peines, est confronté à des soucis matériels et de santé, comme tout un chacun.

 

C'est sous cet angle personnel et intimiste que l'ouvrage aborde le personnage, au jour le jour, en éclairant certains points restés obscurs et parfois inédits.

 

Tout est passé en revue : les itinéraires, ses rencontres avec des personnages anonymes ou connus, comme les guides qui l'aidèrent avant, pendant, et après sa dernière bataille.

 

Un récit en forme de reportage qui s'adresse à tous, du curieux au passionné, en passant l'historien ou le collégien ; on y fait aussi une visite passée et actuelle des lieux où séjourna Napoléon entre le 11 et 22 juin 1815, lieux où reste toujours présente sa mémoire.

 

Un ouvrage où les anecdotes foisonnent et rendent la lecture plaisante ; à lire chez soi mais aussi à prendre sous le bras pour partir sur les traces du dernier sursaut de celui qui fut le maître de l'Europe.

Daniel Lérault

 

De Waterloo à la Légion étrangère / Le singulier destin des colonels Stoffel

 

 


Auprès de l'auteur: 2 impasse des Hérons Cendrés 49420 Pouancé.

 

daniel.lerault@wanadoo.fr

Nés à Madrid d’un père suisse lieutenant-colonel dans le régiment de Saint-Gall, les frères Christophe et Augustin Stoffel, profiteront de la gloire de Napoléon et de l’invasion de l’Espagne par les troupes impériales, pour quitter leur régiment suisse-espagnol où ils languissaient. Passés au service de France leur ascension sera alors fulgurante, au milieu de tous les dangers, l’un en Espagne avec le roi Joseph, l’autre à l’état-major général avec le prince de Wagram. Mais l’ascension est de courte durée et la descente brutale. Des ombres se profilent : d’abord la première Restauration puis le baroud d’honneur de Waterloo ! Le 18 juin 1815, tous deux colonels, Christophe est avec Soult à l’état-major et Augustin à Wavre avec le 2e Régiment étranger. Une page de gloire qui aurait pu suffire à leur bonheur est tournée. Mais les voilà, comme la plupart des officiers français, mis à la demi-solde et, en tant que Suisses, déclarés traîtres à leur patrie pour avoir choisi le camp de l’usurpateur. C’est « l’affaire Stoffel » qui les voit victimes, malgré leur naturalisation française, d’un système devenu obsolète qui ne prendra fin qu’avec l’avènement de Louis-Philippe. Ce dernier crée la Légion Étrangère en 1831 et en confie le commandement à Christophe. Augustin se voit confier le 21e Léger, lui aussi issu de la Légion de Hohenlohe.

 

Le fils d’Augustin, Eugène Stoffel, fera une brillante carrière auprès de son mentor Napoléon III, prophétisera la défaite de 1870 et écrira un Waterloo, méconnu, à découvrir… . La boucle est bouclée. Une dynastie les Stoffel ? En tous cas… Une singulière destinée !

LA GLOIRE ET LA CENDRE

 

L’ultime victoire de l’Empereur

 

 

Éditions Table Ronde

 

Que s’est-il passé à Paris le 15 décembre 1840 ? Un phénomène comme l’histoire en offre peu, un de ces événements « hors-cadre » capables de soulever les foules. Que se passe-t-il vraiment en ce jour où les « cendres » de Napoléon Ier sont transportées, en grande pompe, de Courbevoie jusqu’à à l’hôtel des Invalides où elles trouveront leur dernier asile ? En ce jour d’hiver, figé dans un froid sibérien, une véritable marée humaine, des centaines de milliers de personnes, un million peut-être, viennent rendre hommage à la dépouille d’un souverain déchu, mort dix-neuf ans plus tôt sur un éclat lointain d’Angleterre, un îlot perdu, hostile et battu par les vents. Quelques mois auparavant, La Belle poule a appareillé à Toulon, sous le commandement du prince de Joinville. A son bord, presque tous les anciens de Sainte-Hélène, prêts pour un long pèlerinage. C’est le début d’une incroyable épopée, de la dernière campagne du grand exilé de Longwood. Ce sera aussi son ultime victoire…

"Patrick Tudoret a réussi un livre brillant, enlevé, relecture d'une page méconnue de notre histoire nationale (l'incroyable épopée du Retour des Cendres de Napoléon 1er), qu'il intègre avec érudition dans le contexte politique, artistique ou littéraire de l'époque", Jean-Claude Perrier, LIVRES-HEBDO

L’exil et la mort de Joseph Fouché

 

Julien Sapori

 

Préface de Michel Kerautret

 

 

Éditions Anovi – Collection Vitae

 

ISBN : 978-2-914818-24-7

Joseph Fouché, ministre de la police de Napoléon puis de Louis XVIII, acheva sa vie en exil sur les terres de l'Empire autrichien de 1816 a 1820, dans les villes de Prague, Linz puis Trieste ou il mourut des suites d'une pneumonie. Cette période est la moins connue de sa vie.

 

Dès cette époque pourtant, commence a se bâtir autour de l'ancien homme d'Etat une légende romanesque dont l'image s'impose aujourd'hui encore à certains historiens : Fouché serait un être surhumain et diabolique, une personne abjecte et sanguinaire... Le destin se devait donc de lui réserver une fin de vie particulièrement misérable et une mort placée sous le signe de la vengeance divine.

 

Qu'en est-il exactement ? Est-il vrai que sa jeune femme l'ait honteusement trahi à Prague avec un bellâtre ? Sommes-nous certains que son cercueil fut renversé par le vent lors de ses obsèques ? Son corps fut-il vraiment enterré assis dans une "baignoire-sabot" ?

 

Commissaire de police, Julien Sapori a mené l'enquête. Exploitant une documentation considérable, notamment des archives et publications autrichiennes et italiennes, il nous fait découvrir une réalité plus simple: un Fouché inattendu, bon mari et bon père de famille, vivant son exil paisiblement, bien que soumis à la surveillance tatillonne des "sbires" de Metternich.

Nouvelle histoire du Premier Empire

Tome 3 - La France et l’Europe de Napoléon

Thierry Lentz

Éditions Fayard

Cette grande synthèse en quatre volumes retrace l'histoire d'un " empire " et des réactions qu'il suscita en son temps. Empire au sens d'" influence " d'abord, celle que les idées, la culture et les ambitions hégémoniques françaises exercèrent sur cette époque, dans le prolongement du Grand Siècle, du siècle des Lumières et, bien sûr, de la Révolution. C'est ainsi que l'aventure napoléonienne peut se replacer dans la longue durée. Empire au sens d'" institution " aussi, en ce que les gouvernements français imaginèrent des structures, avec leur fonctionnement et leur unité politique, afin de conquérir et d'organiser l'espace européen (et au-delà) pour réunir des peuples sous leur bannière par l'adhésion, l'intégration, la domination ou la suzeraineté. Si l'on ne peut échapper à la présence permanente de la volonté, de la personnalité et de l'oeuvre de Napoléon qui ont marqué la période de leur empreinte, et si les développements de ce livre ont pour clef de voûte le coeur même de l'Empire (dans les deux sens évoqués plus haut), c'est-à-dire la France, il faut aussi " raconter " - en l'expliquant - un peu plus d'une décennie d'histoire de l'Europe, voire du monde, en dépassant à la fois la figure de l'empereur et les points de vue purement nationaux. Ce troisième volume propose une réflexion " transversale " sur les principes directeurs, le fonctionnement, les moyens et les buts du régime napoléonien, et une véritable plongée dans la France impériale, qui couvrait la France actuelle, mais aussi la Belgique, la Hollande, le Luxembourg, une partie de l'Allemagne, de l'Italie et des régions balkaniques. Après la description de l'État napoléonien, de sa place au cœur de l'organisation sociale et de ses principes de fonctionnement, sont esquissés les contours de la société, de son socle paysan à son économie, en passant par sa structure et le positionnement fluctuant des grands courants politiques. Le livre revient ensuite sur le projet napoléonien pour une Europe qui hésita longtemps entre la soumission et la résistance, en proposant une réflexion sur la géopolitique européenne de l'époque, la diplomatie impériale, ses outils d'unification, ses limites et les forces centrifuges qu'elle déchaîna. (Éditeur)

Sous la direction de Ronald Zins

 

Lyon sous le Consulat et l’Empire

 

Horace Cardon, 2007

 

ISBN 2-913020-03-8

 

A l’époque napoléonienne, Lyon était, comme sous l’Ancien régime, un grand centre politique, économique, religieux et culturel. En effet, après les vicissitudes de la Révolution la ville connut un nouvel essor.

Dans le cadre du bicentenaire du passage de Napoléon à Lyon en 1805, un colloque a été  organisé à la Chapelle de la Trinité par l’Association lyonnaise d’histoire napoléonienne, afin d’approfondir les connaissances de la vie à Lyon au début du XIXe siècle.

L’intitulé retenu « Lyion sous le Consulat et l’Empire », a une double portée : tout d’abord étudier la vie politique, économique, culturelle et religieuse dans cette cille chère au cœur de Napoléon ; ensuite aborder l’attitude des autorités et de la population à l’égard du réédificateur de la cité.

Quatre parties structures les présents actes du colloque : La Fabrique, industrieuse et artistique, Le rayonnement culturel, Réussites et échecs cultuels, Servir et honorer Napoléon.

 

Jean-Pierre Perconte

 

Les Dalmates et les Istriens au service italien – 1806 – 1814

 

 

 

Les Éditions Jean-Pierre Perconte

ISBN 978-2-9528716-0-0

Nombreux sont ceux qui connaissent Jean-Pierre Perconte et son incontournable site Internet consacré à l’0rganisation militaire et aux uniformes des Républiques cisalpines et italiennes, et du Royaume d’Italie (www.histunif.com). Ils seront donc très satisfaits par ce premier livre, édité par J-P Perconte lui-même, consacré à des unités peu connues, d’autant plus qu’il a les qualités déjà appréciées sur le site : précision des détails, clarté du style, qualité de l’iconographie dues à Frédéric Pouvesle.

Nous souhaitons vivement à Jean-Pierre Perconte un plein résultat dans son entreprise, souhait que l’on devine égoïste : à quand le prochain volume ?

Robert Ouvrard

 

Iéna avec Napoléon

 

 

Ed. Cosmopole – Septembre 2006

Un an à peine après Austerlitz, les soldats de la Grande Armée, à qui leur chef avait pourtant promis un repos bien gagné, se remettent en marche, cette fois contre la Prusse, absente en Moravie, et qui rêve d’en découdre et de remettre en ordre l’Europe, malmenée par Napoléon. Pleine d’espoir et d’ambitions, c’est elle qui lance, au début du mois d’octobre 1806, un ultimatum à la France. Bien mal lui en prend car Napoléon, fort bien préparé, ne laisse pas passer ce « rendez-vous d’honneur » : le 8 octobre les dés sont jetés, la campagne de Prusse commence.

Vingt jours plus tard, pas un de plus, Napoléon fait son entrée à Berlin. L’armée prussienne, celle laissée par le Grand Frédéric (le génie en moins) si vantée et si redoutée, n’existe pratiquement plus après avoir volée en éclats à Saalfeld, Iéna, Auerstaedt. « L’affront de Rossbach »  était lavé.

 

Comme dans son précédent ouvrage sur la bataille d’Austerlitz, Robert Ouvrard, pour faire revivre cette campagne éclair, à dire vrai beaucoup moins « médiatisée » que son aînée de 1805, fait usage des témoignages des participants, grands ou petits, célèbres ou obscurs, des deux camps.

Mais à côté de ces récits des participants, français, prussiens et saxons, il nous présente aussi les récits, puisés dans les archives et le plus souvent inédits en langue française, des acteurs involontaires et malheureux de cette campagne, que furent les habitants de Iéna, d’Auerstaedt, de Weimar, d’Erfurt, etc. qui eurent, eux, à connaître des malheurs de la guerre.

Irène Delage

Napoléon et le sceau de l'Aigle

Préface de Thierry Lentz

Timée-Éditions - 2005

Avec ce petit ouvrage, que l'on devine destiné essentiellement au jeune public (mais beaucoup de "napoléoniens" savent rester jeunes !), l'auteur, webmestre de l'incontournable site Internet de la Fondation Napoléon, nous entraîne à la découverte des étapes de la vie d'un homme qui aurait pu disparaître dans l'anonymat de l'humanité, si les circonstances de l'Histoire, mais aussi ses extraordinaires capacités, son fort caractère et son ambition immense, n'en avait décidé autrement, "inscrivant son destin à tout jamais dans l'Histoire".

Au travers de 50 histoires (c'est le thème de la Collection dans laquelle ce petit livre s'inscrit), Irène Delage nous fait découvrir (ou redécouvrir) les multiples facettes de la personnalité de Napoléon, depuis sa naissance (il est né français de justesse, nous dit Thierry Lentz dans sa Préface) jusqu'à son exil au large des côtes d'Afrique, où le grand homme déchu va nous offrir sa version des faits, et construire sa propre légende. Elle nous explique les ambitions du jeune soldat, ses capacités de meneur d'hommes, ses conquêtes, ses bons et ses mauvais côtés.

Amplement et très bien illustré, ce livre mérite le détour.

Les Batailles napoléoniennes dans le sud-ouest, vestiges du face à face Soult - Wellington de Vitoria à Toulouse

Pierre Migliorini, Jean Quatrevieux

Atlantica, 2005

De juin 1813 à avril 1814, alors que Napoléon mène la Campagne de Saxe puis la Campagne de France, le maréchal Soult contient les troupes du marquis de Wellington de la frontière espagnole jusqu'à Toulouse, dans une retraite lente et opiniâtre ; "toute sa campagne du midi de la France est très belle" dira de lui Napoléon à Sainte-Hélène.

S'appuyant sur de nombreux témoignages français et britanniques, "Les Batailles napoléoniennes dans le sud-ouest" présente le récit de cette retraite dans les départements des Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gers, Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne ; les vestiges de ce face à face encore visibles de nos jours : champs de bataille, redoutes, monuments commémoratifs, tombes et surtout de nombreuses pièces de fouille découvertes dans les années 80 sont également décrits.

The Decline and Fall of Napoleon's Empire

Digby Smith

Greenhill Books, 2005

Le dernier livre de Digby Smith, bien connu des habitués du Forum des Napoleonic Series, est consacré aux erreurs qui, selon l'auteur, ont conduit à la chute de l'empire napoléonien, et ceci, assez curieusement, depuis son couronnement en 1804 (avec même une incursion jusqu'à Marengo...) jusqu'à l'ultim défaite de Waterloo.

L'une des principales de ces erreurs, nous explique Digby Smith, serait d'avoir, notamment, consacré tant de son précieux temps à des questions qu'il aurait pu tout autant laisser à l'initiative de ses subalternes, civils ou militaires. Par ailleurs, sa propention à distribuer les faveurs et les postes clés, à des personnes, notamment au sein de sa famille, aux qualités peu propres à assumer de telles responsabilités, doit également être inscrite à son débit, tout comme son incapacité à trouver des chefs militaires capables d'agir de leur propre initiative. Digby Smith met ici l'accent, en particulier, sur la guerre d'Espagne ou sur la campagne de Russie.

Bien évidemment, l'auteur s'attarde longuement sur l'établissement et le maintien du Blocus Continental, ainsi que sur les coûts liés à la création d'états satellites, comme le royaume de Westphalie de son frère Jérôme.

Une grande partie du livre - qui fait un usage intensif des lettres "inédites" de la Correspondance publiées par Lecestre - est toutefois consacrée aux épisodes militaires à partir de 1812, domaine que l'auteur connait particulièrement bien.

1805: AUSTERLITZ

Robert Goetz

Greenhill Books, 2005

Cette analyse en langue anglaise combine un travail d'archives très approfondi et l'utilisation de sources primaires déjà publiées ainsi que les historiques de régiments. Il décrit de façon minutieuse cette bataille durant laquelle la Grande Armée surpassa ses opposants dans tous les domaines, ainsi que la manière avec laquelle Napoléon su adapter ses plans au fur et à mesure des réactions de ses adversaires.

Il montre la formation de cette Grande Armée, lors des mois passés au camp de Boulogne, lorsque l'Empereur prépare, en vain, l'invasion de l'Angleterre, formation qui produit un outil de guerre incomparable. Le livre se poursuit avec l'exécution sans failles du plan de bataille sorti du cerveau du nouvel empereur, qui lui donne indiscutablement l'avantage sur ses adversaires, dont le courage, qui fait l'admiration des Français, ne peut compenser les faiblesses, notamment au niveau tactique, que l'auteur, par son analyse détaillée des mouvements, mêt parfaitement en lumière. Ces Alliés, Robert Goetz ne les accable cependant pas, montrant que leurs plans, s'ils avaient été mieux exécutés, auraient pu donner une autre allure à cette campagne de 1805. Mais leurs modes opératoires différaient trop, selon l'auteur, pour ne pas conduire à des frictions, à des incompréhensions aux résultats fatals. Leur supériorité numérique, dans ces conditions, ne pouvait pas jouer en leur faveur.

L'ouvrage de Robert Goetz renouvelle l'histoire anglophone de la bataille d'Austerlitz, après le classique de Christopher Duffy et le francophile Scott Bowden. Même si son récit décrit les opérations jusqu'au niveau régimentaire, il est suffisamment clair pour ne pas rebuter le lecteur, spécialiste ou grand-public, qui trouvera là la démonstration que l'histoire militaire peut être passionnante.

Cet ouvrage a obtenu le Prix 2005 de la Fondation Napoléon pour les ouvrages non francophones.

Sous le soleil d'Austerlitz : La bataille racontée par ceux qui l'ont vécue 1805

Robert Ouvrard

Cosmopole, 2005

A l'aube du 2 décembre 1805, autour du petit village d'Austerlitz en Moravie, trois empereurs s'observent. Alexandre Ier, tsar de Russie et François Il de Habsbourg, empereur d'Allemagne s'affrontent à Napoléon Ier. Le vainqueur de cette bataille tiendra entre ses mains le destin de l'Europe.

Avec sa Grande Armée de moins de 100 000 hommes, Napoléon va déployer tout son génie tactique pour tromper ses ennemis et détruire leurs puissantes armées en une seule journée.

La victoire d'Austerlitz va porter Napoléon au rang des grands conquérants, tels Alexandre ou César, et deux siècles plus tard les écoles militaires du monde entier enseignent la stratégie de cette bataille.

Pour comprendre et revivre cette célèbre victoire, Robert Ouvrard, a sélectionné les meilleurs récits de braves, soldats ou généraux, Français, Autrichien ou Russes présents à Austerlitz. Leurs témoignages émouvants et parfois inattendus nous entraînent à l'assaut du Pratzen ou vers les étangs du Satchan et nous font participer à cette mémorable journée qui vit l'Empereur des Français sacré devant l'Histoire par le soleil d'Austerlitz.

Le Guide Napoléon

Alain Chappet - Roger Nartin - Alain Pigeard

Tallandier, 2005

"Napoléon est partout, dit-on à juste titre. Il est tellement "partout", qu'on peut encore le retrouver, si l'on ose dire, à côté de chez soi. Le Guide Napoléon le démontre de façon éclatante. 4.000 lieux dans plus de 50 pays, mettent en scène la vie, la mort et löes souvenirs de pierre ou de marbre de 4500 personnages...

Ce livre est d'abord un guide. Mais il est aussi un livre d'histoire. Il raconte une épopée, le destin des personnages qui l'ont créee, quel qu'en ait été le rôle. Il témoigne aussi d'une oeuvre civile, jurique, littéraire et diplomatqiue. Il montre enfin comment les hommes ont voulu, à diverses époques, se suvenir de ce qu'ont fait leurs devanciers, avec parfois le seul dessein de conserver une mémoire mais aussi souvent de la propagande. C'est toute la richesse du travail du trio d'auteurs et de la cohorte de leurs correspondants. Ils ajoutent avec ce livre un mouvement de plus à l'impressionante liste des monuments napoléoniens" (Thierry Lentz - Directeur de la Fondation Napoléon)

Ce Guide Napoléon fait suite au célèbre Répertoire Mondial des Souvenirs Napoléoniens, dont la dernière édition datait déjà de 1993, et qui a été considérablement augmenté.

Napoléon et l'Europe

Ouvrage collectif

Fayard - 2005

Cet ouvrage constitue les actes du colloque "Regards sur la politique européenne de Napoléon", organisé par la direction des Archives du ministère des Affaires étrangéres et la Fondation Napoléon, les 18 et 19 novembre 2004. L'idée de ces journées fut lancée il y a trois ans par M. Dominique de Villepin, alors locataire du quai d'Orsay, dans le cadre du programme qu'il avait con5u pour améliorer la connaissance de l'histoire de la politique extérieure de la France.

Cinq thèmes sont abordés par vingt-neuf spécialistes :

Les précédents et les modèles
Les principes et les enjeux
Les hommes et les instruments
Les regards mondiaux
Sur la postérité de la politique uropéenne de Napoléon.

Napoléon et les Vendéens
Journal inédit de Mercier du Rocher (1799-1816)

Présenté par Alain Gérard

Centre vendéen de recherches historiques
La Roche sur Yon - 2004 - ISBN 2-911253-20-5

Si le Journal de Mercier du Rocher était curieusement resté inédit, c'est sans doute parce qu'il constitue une chronqiue particulièrement ordante et souvent drôle des moeurs dépravées de la bourgeoisie fontenaisienne sous Napoléon.

Mais surtout, grâce à l'ancien révolutionnaire, nous pénétrons les mystères de la pacification de la Vendée, après tant de malheurs. La logie en effet était que d'un côté les anciens rebelles, raidis dans leur refus, basculenet massivement dans la Petite Eglise. Et que de l'autre, les parvenus de la Révolution s'aggripent à leurs postes et à leurs nostalgies.

Une sorte de conspiration d'hommes de paix est cependant à l'oeuvre. Les uns entreprennent de sauver le catholicisme en le détachant de lAncien Régime, et leur audace est couronnée par le Concordat de 1801. De l'autre côté, Napoléon, las de voir son administration otage des anciens révolutionnaires, décide le 25 mai 1804 de faire de La-Roche-sur-Yon, alors un village de 650 habitants, sa nouvelle préfecture en plein coeur de la Vendée.

Ainsi les liens mystérieur entre Napoléon et les Vendéens s'éclairent-ils d'un jour nouveau. Et l'on comprend pourquoi finalement les insurgés de 1815 décident, pour résister à l'invasion de la France, de faire front commun avec les troupes impériales.

Napoléon et les Vendéens : une paix des braves, une véritable paix des coeurs.

Les loups de l'Empereur.

Gilles de Becdelièvre.

Editions CHEMINEMENTS, 2004, broché, 414 pages.

Les loups de l'Empereur" est un roman historique qui se déroule au jour le jour, précisément du vendredi 23 juin au vendredi 7 juillet 1809. Construit à partir de faits avérés et soucieux d'exactitudes, l'histoire s'achève sur la bataille de Wagram. Ce roman nous fait découvrir - sous un angle inattendu - le rôle déterminant de généraux et de colonels, la plupart passés aux oubliettes de l'Histoire.
Conscient de leur importance, Napoléon savait en tirer profit. Le général Lasalle - sans doute son plus magistral hussard - était de ceux-ci. " Alors Lasalle, à quand la noce ? ", " Sire, elle aura lieu quand j'aurai de quoi acheter les meubles et la corbeille. ", " Comment ! Mais je t'ai donné deux cent mille francs la semaine dernière... Qu'en as-tu fait ? ", " J'en ai employé la moitié à payer mes dettes et j'ai perdu le reste au jeu ". Après un tel aveu, plus d'un aurait eu sa carrière brisée ; pourtant l'Empereur ordonna qu'on lui verse encore deux cent mille francs de sa cassette personnelle...

Les hussards étaient avant tout des cavaliers et des sabreurs émérites. Guerriers dans l'âme mais séducteurs impénitents - peu de femmes leur résistaient - ils jouissaient tout autant des plaisirs de la table. Ils savaient aussi tailler dans leur courage, conscients de le précarité de leur condition. Ainsi se comportaient les Marulaz, Piré de Rosnyvinen, Bruyères, Colbert de Chabanais, Maupoint et autre Delaborde : une horde d'officiers bretteurs, rustres, gouailleurs, mauvais sujets ou bien nés, commandés par l'indiscutable Lasalle. Tous servaient avec abnégation et sens de l'honneur les desseins de l'Empereur. Les loups de l'Empereur sont ressuscités à la lumière crue d'un roman haut en couleur. Les pages ragent et tempêtent. Elles mettent en scène des caractères bien trempés et - faut-il s'en désoler ? - des hommes croyant en des valeurs qui n'ont plus court dans le monde d'aujourd'hui."

 

1805 - 2005 - Deux anniversaires

Trafalgar - Les aléas de la stratégie navale de Napoléon

Michèle Battesti

Napoléon Ier Editions, 2004

ISBN - ISBN 2-9519539-1-7

Le 21 octobre 1805, Nelson avec 27 vaisseaux écrase les 33 vaisseaux de la flotte franco-espagnole de Villeneuve au large du cap Trafalgar, dans le sud de Cadix, avant de trouver la mort. Seuls 5 vaisseaux français et 5 espagnols échappent au désastre. Le verdict de l'Histoire est sans appel. Cette bataille décisive enferme Napoléon sur le continent européen, délivre l'Angleterre du cauchemar de l'invasion et lui confère la supré,atie maritime pour près d'un siècle et demi.

L'ouvrage de Michèle Battesti a l'ambition de restaurer chaque phase de ce drame d'une grande complexité qui a abouti à la défaite de Trafalgar, pour comprendre comment et pourquoi Napoléon a finalement perdu la partie contre l'Angleterre. Épisodes d'une formidable opération de bluff ou d'un coup de poker où Napoléon est prêt à jouer son Empire à quitte ou double, le "camp de Boulogne", le "grand dessein" et la bataille de Trafalgar entretiennent un haletant suspense fait de fureur, de sang et de frustrations. Cette avanture humaine exceptionnelle, en dépit ou à cause de l'échec final, participe bien de l'épopée napoléonienne et, faisant fi des idées reçues, révèle un Napoléon ayant assimilé les arcanes de la stratégie maritime.

(Texte éditeur)

Austerlitz

Pierre Miquel

Albin Michel - 2005
ISBN - 2-226-15587-2

A l'aube du 2 décembre 1805, autour du minuscule village d'Austerlitz, trois empereurs s'observent. Quelques heures à peine pour décider du destin d l'Europe. Celui des trois qui l'emportera aura gagné devant l'Histoire la plus extraordinaire bataille des temps modernes.

Napoléon est un piètre joeur d'échecs, mais quand il s'agit de couvrir avec ses fantassins et ses cavaliers ce minuscule échiquier qu'est la province tchèque de Moravie, d'y acculer ses ennemis, de les tromper pour les inciter à attaquer les premiers, tout son génie se déploie.

Avec sa "Grande Armée" de moins de 100.000 hommes, Napoléon va détruire, en un jour et en un lieu, les deux plus puissantes armées européennes. ´esormais au rang des grands conquérants, à côté d'Alexandre et de César, il n'est pas seulement l'héritier de la Révolution, mais il a reç le soleil d'Austerlitz comme un vrai sacre de l'Histoire. Deux siècles plus tard, les écoles militaires du monde entier, de Hambourg à Sandhurst ou à Princeton, enseigenent encore la stratégie de cette bataille.

Seul Pierre Miquel, narrateur épique doué d'une fascinante érudition et d'une insatiable curiosité pour les détails de l'Histoire. pouvait nous entraîner avec tant de talent et de passion jusqu''au coeur des combats.

(Texte éditeur)

Pour l'Amour du Dauphin
Agathe de Rambaud (1764-1853)

Guy de Rambaud

Éditions Anovi

ISBN : 2-914818-02-5

Un millier d'ouvrages sur Louis XVII sont parus à ce jour, mais le lecteur ne sait toujours rien de Madame de Rambaud, qui fut pourtant, selon Alain Decaux, "une véritable mère pour le Dauphin" et le principal témoin qui, en 1834, a reconnu en Naundorf le fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette.  

A l'aide de documents inédits, dont des archives familiales, Guy de Rambaud dresse un portrait précis et brillant de son aïeule. "Tant de calomnies ont occulté la vérité sur cette femme qu'il importait de lui restituer sa vraie personnalité" a écrit Georges Bordonove. C'est à présent chose faite. 

Veuve très jeune d'André de Rambaud, l'ami de Suffren et de Villaret de Joyeuse, mort au coeur de l'Afrique Noire en 1789, Agathe était, à Versailles puis aux Tuileries, la "berceuse" du duc de Normandie Charles-Louis, futur Dauphin de France. Après l'avoir protégé pendant les "funestes journées révolutionnaires", elle parvient à s'enfuir des Tuileries le 10 août 1792, alors que son "cher Dauphin" est emmené au Temple. 

Après avoir traversé la Terreur (au cours de laquelle sa fille meurt des privations), le Directoire puis l'Empire, Agathe de Rambaud perd ses illusions avec la Restauration. 

En 1834, Naundorf, un étrange personnage venu de Prusse, arrive à Paris et prétend être Louis XVII. Agathe le rencontre et reconnaît chez lui les mêmes marques et cicatrices qu'elle avait observées chez le Dauphin. Convaincue de la justesse de sa cause, elle devient l'un des plus fidèles partisans de ce Naundorf et regroupe autour d'elle d'autres anciens proches de la famille royale. 

Commence alors ce qui sera le dernier combat de sa vie, le plus passionné aussi, pour faire reconnaître "son prince" et le faire rétablir dans ses droits et prérogatives. 

(Texte éditeur)

Histoire de la Dragonne.

Présentation : Robert Ouvrard

Cosmopole 2004
ISBN 2-84630-018-6

Vieux dragon d'Empire descendu de cheval après 22 ans de service, Thérèse Figueur, dite "Sans-Gêne" (la vraie !) livre en 1842 ses glorieux souvenirs militaires alors que seule et sans le sou, elle attend la mort dans un hospice parisien. D'elle, le général Caffarelli disait qu'il n'avait pas connu de soldat plus brave (il exagérait sans doute un peu...) tandis que le général Quesnel témoignait qu'elle s'était conduite en honnête femme et en brave dragon.: car cette petit Bourguignone, engagée à 18 ans dans l'armée républicaine mènera sa carriere militaire sans jamais renier son sexe. Entrainée dans le grand tourbillon des guerres révolutionnaires et de l'empire, elle sera de (presque) toutes les campagnes, se couvrant de gloire et faisant l'admiration des plus braves maréchaux. Elle rencontrera plusieurs fois Bonaparte, qui l'appellera "Monsieur Sans-Gêne", et lui offrira d'entrer au service de Joséphine. Mais au confort de la Cour, ekke préférera les champs de bataille, l'odeur de la poudre et, plus que tout, mener sa vie de femme soldat, tambour-battant, qui à se retrouver prisonnière des Anglais !

(Texte éditeur)

Napoléon en Autriche

Colonel Michel Molières

Préface de Alain Pigeard

Le Livre Chez Vous
ISBN 2-914288-20-4

Voici un ouvrage qui s'inscrit dans la grande traditon des classiques de l'histoire militaire du Premier Empire. Ce deuxième volet de "La campagne de 1809" se présente dans le même esprit que "Napoléon en Russie", par Marco saint-Hilaire : cartes détaillées et faciles à consulter, ordres de bataille exhaustifs, très nombreuses illustrations majoritairement inédites (1). Depuis le 24 avril 1809 jusqu'à la paix de Vienne, on suit Napoléon et son armée victorieuse. Outre les deux affrontements d'Aspern-Essling, l'auteur raconte bien d'autres combats qui, pour être sans doute moins importants, mais qui ont laissé leur nom dans l'Histoire, comme Ebelsberg et Znaim. Les théâtres d'oipérations "extérieurs" ne sont pas oubliés : opérations du prince Eugène en Italie, bataille de Raab, soulèvement du Tyrol, engagements en Dalmatie et en Pologne.

(1) Celles prises dans les musées d'Aspern et de Deutsch-Wagram sont l'oeuvre de Robert Ouvrard.

Napoléon.

Luigi Mascilli Migliorini

Traduit de l'italien par Jean-Michel Gardair

Perrin, Paris, 2004

Livre évènement, parce qu'il s'agit de la première biographie de Napoléon depuis plus de 25 ans !

Livre évènement, parce qu'écrit par un éminent historien italien, avec une approche "européenne"

Livre évènement, enfin, parce que le lecteur, dès les premières pages, est emmené avec un tel brio qu'il ne quitte l'oeuvre qu'une fois terminée ! De la Corse revisitée par Rousseau, dont l’identité pesa si lourd dans sa formation, jusqu’à l’Ile d’Elbe, méditerranéenne elle aussi, puis Sainte-Hélène où s’élabora la légende, l’itinéraire de Napoléon épouse le développement d’une idée : comment le génie d’un homme féconde une histoire collective écartelée entre la passion de la liberté et les exigences de l’ordre, entre tradition séculaire et l’horizon indéfini du progrès ouvert par la Révolution.

Cette biographie de Napoléon, tout en faisant la part des personnes et des circonstances, montre comment se forge le destin d’un homme inattendu prenant la tête de forces nouvelles. Par une construction en miroir, l’auteur éclaire, en s’appuyant sur des œuvres et des témoignages contemporains, l’intensité de la trajectoire napoléonienne qui, sitôt la chute du héros vint nourrir un extraordinaire imaginaire collectif.

L'auteur s'est appuyé sur une abondante littérature qu'il utilise avec brio  : les puristes regretteront qu'elle ne soit pas, comme à l'habitude, scientifiquement ordonnée et répertoriée, mais distillée au fil des pages, dans une imposante section de Notes (170 pages !)

Ce livre a obtenu le Grand Prix non francophone de la Fondation Napoléon en 2002.

"Napoléon à Waterloo"

Yves MOERMAN

Préface d’Alain PIGEARD.

280 pages dont 8 en couleur, 147 illustrations, en format A4.

Au prix de 60,00 €+ 6,00 € de port pour la Belgique et 13,00 € de port pour l’étranger.

ISBN : 90-5868-124-6

Commandes et règlements : Yves Moerman ? Belgique

Avril 1814, l’Empereur est obligé d’abdiquer et de partir pour l’Ile d’Elbe. Le 1er mars 1815, il débarque à Golf Juan et, en moins de 20 jours, reconquit son empire, mais le reste de l’Europe, ne compte pas le laisser faire car à nouveau il est une menace pour les rois et princes étrangers voisins de la France. Voilà à nouveau l’Empereur obligé de faire la guerre, pour défendre son empire.

Le 14 juin 1815, il traverse la frontière de la Belgique et va, avec son génie militaire, couper les armées Anglaises et Prussiennes en deux à Charleroi. Il va remporter sa dernière victoire le 16 juin à Ligny, avant de se retrouver dans les plaines de Waterloo, l’inaction de Ney aux Quatre-Bras et Grouchy à Wavre vont contribuer à la défaite de l’Empereur, qui n’aura plus qu’un seul choix. Abdiquer.

Waterloo, qui sera le tombeau de l’armée française, mais aussi le départ de l’épigraphe de NAPOLEON. Le désastre, la terrible retraite dans la nuit noire vers Genappe avec la prise de la berline de l’Empereur, et de son fabuleux butin, les massacres de soldats Français ; mais aussi de paysans belges par les soldats prussiens poussés jusqu’au fanatisme par Blücher qui hait les français. Et la défense de Namur par les Français pour permettre aux leurs de rentrer en France. 

Ce livre est un autre Waterloo, vous y découvrirez, des écrits et autres informations inédites, comme les raisons qui ont poussé le général de Bourmont à rejoindre le roi Louis XVIII à Gand, une lettre inédite du même général, pour la première fois réunis dans un ouvrage, les noms des officiers, français, anglais, hollando-belges, brunswickois et prussiens tués lors de cette campagne, le récit de Jean Baptiste Cloquet habitant de Braine l’Alleud, le dessin représentant Napoléon à Waterloo, du poète Brésilien Casimiro de Abreu alors qu’il était âgéd de 14 ans, des aquarelles et dessins exceptionnels de Léon Govers, les photos de combattants français, également des dessins jamais publiés, l’acte complet du congrès de Vienne et le partage de l’Europe, les photos des monuments funéraires des combattants de Waterloo etc.

 

Napoléon Bonaparte et la Vendée

Catalogue des expositions "Bonaparte et la Vendée" et "Napoléon et la Vendée" (Conseil Général de la Vendée)

Somogy Editions d'Art

"Les liens, tant affectifs que politiques et administratifs entre les Vendéens et Napoléon Bonaparte sont aussi étroits qu'ils sont méconnus" souligne Philippe de Villiers dans sa Préface. Cette ouvrage, sans aucun doute, comblera cette lacune. 

Il ne se contente pas, en effet, de consacrer deux grands chapitres aux relations de Bonaparte, puis de Napoléon avec cette région de France synonyme, dans la conscience populaire, de soulèvement et de guerres fratricides, et dont la pacification doit tant au Consul et à l'Empereur, il fait également revivre un grand nombre des personnages, civils, militaires et religieux, qui ont attaché leur nom à l'établissement de la France impériale. Certains sont connus du public "napoléonien" : Ouvrard, Alquier, Thibaudeau, Las Cases, d'autres beaucoup moins : Mgr Paillou, l'artisan de la reconstruction religieuse, Lespinay, exemple de ralliement de la noblesse, La Rochejacquelein (appelé ici le "malgré nous" de la Vendée). L'ouvrage est aussi largement consacré à la mémoire proche et à l'héritage napoléonien, au travers de pages évocatrices du Code Civil, de la Légion d'honneur, du cadastre et du style empire.

Ajoutons, et ce n'est pas la moindre qualité de ce livre, qu'il offre une iconographie en tous points remarquable et souvent inédite. Il n'est pas trop tôt pour le dire : un merveilleux cadeau de Noël !

Austrian Commanders of the Napoleonic Wars - 1792-1815

David Hollins
Illustrations : Christopher Rothero

Osprey Publishing - Elite Collection

Durant la période révolutionnaire et celle du Premier Empire, l'adversaire le plus constant - sur le continent - fut très certainement l'empire des Habsbourg. Ses armées participèrent à pratiquement toutes les campagnes contre la France napoléonienne - la campagne de Russie constituant un intermède - que ce soit durant les années 172-1800, de la campagne d'Allemagne qui se termina à Austerlitz, celle d'Autriche, en 1809, où la balance faillit bien pencher en leur faveur ainsi que durant les "guerres de libération" de 1813/1814, qui les menèrent, leur général en chef Schwarzenberg à leur tête, jusque dans la capitale de la France.

Le livre de David Hollins montre que, contrairement au mythe d'une certaine rigidité aristocratique, les hommes qui commandèrent ces armées furent d'origines très variées, depuis ceux issus des familles princières et de la noblesse jusqu'à ceux venant d'Irlande ou d'Alsace. D'une manière générale on peut dire que le recrutement des chefs refléta parfaitement la diversité multinationale de l'Empire. 

David Hollins nous présente ainsi une trentaine de (courtes) biographies, dont le choix, personnel, est quelque peu empirique (mais pouvait-il en être autrement dans un ouvrage de cette série, de taille limitée par les éditeurs ?). Chaque personnage est accompagné de son portrait d'époque. L'artiste Christopher Rothero a, quant à lui, illustré, disons librement, l'ouvrage de "portraits" en couleur d'un certain nombre d'entre eux.

Ouvrage utile pour ceux qui n'ont encore jamais vraiment prêté attention à l'histoire des généraux "d'en face".

1812
Un fantassin wurtembergeois en Russie

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Les mémoires de Jakob Walter

Traduction Jean Dif

Éditions Historiques Teissèdre - 14, rue Séguier - 75006 - Paris - France 

Les mémoires de Jakob Walter constituent un récit vivant, fourmillant d’anecdotes et de détails pittoresques, qui se lit comme un roman. A ce titre, ces mémoires sont susceptibles d’intéresser un large public. Pourtant, il ne s’agit pas d’une œuvre de fiction. Leur auteur a réellement participé aux événements qu’il relate. Les nombreux recoupements réalisés avec d’autres témoignages apportent la preuve de leur authenticité. Ils satisferont donc surtout la curiosité des amateurs d’histoire, particulièrement ceux qui s’intéressent à l’épopée napoléonienne. Les historiens et les chercheurs spécialisés sur cette période de notre histoire y trouveront des informations inédites qui compléteront leurs connaissances sur la campagne de Russie et sur la place qu’y tinrent les troupes allemandes. Ces informations sont d’autant plus intéressantes qu’elles proviennent d’un soldat wurtembergeois et que les témoignages d’hommes de troupe de la Confédération du Rhin sont plutôt rares. Des index faciliteront le travail des chercheurs. 

Les mémoires sont accompagnés d’un important appareil critique qui permet de se faire une idée précise de la campagne et du rôle qu’y jouèrent les fantassins wurtembergeois. Les amateurs d'illustrations trouveront dans cet ouvrage plusieurs gravures relatives aux péripéties de la campagne décrites par Jakob Walter ainsi que des planches des uniformes portés par les troupes wurtembergeoises sous l'Empire.
Ces planches ont été rarement reproduites.

Mémoires sur ma campagne du Portugal (1810-1811).

PELET-CLOZEAU (Général)

Éditions Hist. Teissèdre, 2003
in-8 (16x24), 706 pp., 8 cartes h.t., 2 index, table des matières. br.
Couverture illustrée en couleurs.

Jean-Jacques-Germain Pelet-Clozeau, premier aide de camp du maréchal Masséna, a tenu un j