Le kiosque à journaux
De nombreux ouvrages et revues ayant
trait, de près ou de loin, à l'épopée napoléonienne sont publiés
régulièrement.
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me communiquer les nouveautés qui vous ont intéressé (avec sommaire, résumé, 4e
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Les Nouveautés - Les Revues -
Les Livres
Dernière mise à jour: 1er
mars 2009
Les Nouveautés
Thierry
Lentz
|
Sous
l’angle politique, diplomatique ou militaire, le système napoléonien a cessé
de vivre avec l’abdication de 1814 et l’installation aux Tuileries
du frère de Louis XVI. Aussi, le long récit historique de aurait il pu se clore
sur ces événements, les Cent Jours n’étant que le bégaiement d’années
fécondes, tantôt glorieuses, tantôt décevantes, de la conquête de l’Europe
à l’effondrement. La France n’est elle pas désormais dépouillée de
presque toutes ses conquêtes ? Ses institutions ne sont elles pas en cours d’adaptation
à un modèle dont les réminiscences de l’Ancien Régime ne sont pas absentes
? Pourtant,
la mémoire de Napoléon ne serait pas la même s’il n’avait pas eu l’audace
de vouloir inverser le cours des choses : ce furent le « miracle » du retour de
l’île d’Elbe, les Cent Jours et Waterloo. L’historien
doit observer qu’il n’y a rien de commun entre ces trois mois de 1815
et les quinze années précédentes. Le revenant de l’île
d’Elbe a perdu la main. Il multiplie les erreurs dans le choix des hommes
et les imprudences politiques. Il s’entoure d’un personnel fatigué
ou bien de ses pires ennemis, sans compter l’appel à des intellectuels en
manque de prestige. Il subit aussi des trahisons que ne compensent pas certains
ralliements, tandis qu’à Vienne les puissances poursuivent la reconstruction
d’une Europe dans laquelle il n’a plus sa place. Le
salut du régime ne tient plus qu’au savoir faire guerrier du vainqueur d’Austerlitz.
Mais
l’Empire succombe dans une « morne plaine », aux portes de Bruxelles, avant
de recevoir l’estocade devant les Chambres. La paix signée avec les vainqueurs
sera terrible. Il
faudra la réécriture de l’histoire à Sainte Hélène, l’envol de la
légende et que, les années passant, « la France s’ennuie », comme devait
dire Lamartine, pour que les Cent Jours soient oubliés, pardonnés puis magnifiés.
|
Robert
Ouvrard
1809 – Les Français à Vienne
|
Le 14 mai 1809, quelques années après la première
prise de la capitale des Habsbourg, Napoléon est de retour à Vienne. Cette
seconde occupation s’avère plus longue que celle de 1805 et la ville
doit être bombardée pour être conquise. L’administration dirigée par le
général Andréossy, secondé par le « terrible » Savary toujours
flanqué de son maître espion Schulmeister, prend des mesures drastiques pour
maintenir l’ordre public, procéder sans douceur aux réquisitions et à
l’approvisionnement des caisses de l’armée. Alors que les Français s’installent dans la
ville désertée d’une partie de sa population, l’archiduc Charles
parvient à placer le Danube entre ses troupes et celle de Napoléon. La guerre
étant loin d’être finie et les opérations à venir s’annonçant
périlleuses pour les envahisseurs, l’Empereur s’installe à Vienne
pendant près de six mois. Ce sont ces longs mois d’occupation française
en Autriche dont Robert Ouvrard a rédigé la chronique. Il y mêle, par une
mise en scène pertinente, les témoignages français et autrichiens puisé dans
les correspondances et les Mémoires de l’époque. On découvre ainsi les
privations dont sont victimes les habitants les plus pauvres, dans les
campagnes et dans les villes, et les pillages et exactions de toutes sortes
que subissent les Autrichiens, soumis à l’occupant. |
Jacques-Olivier Boudon
Le roi
Jérôme - Frère prodigue de Napoléon (1784-1860)
Éditions
Fayard |
Entré dans la marine à 16
ans, Jérôme, le plus jeune des frères de Napoléon a navigué de l'Egypte
au Brésil, de Sainte-Hélène aux Etats-Unis. Revenu en Europe, il participe à
la campagne de Prusse en 1806-1807 avant d'épouser Catherine de Wurtemberg et
de prendre possession du royaume de Westphalie. Pièce essentielle du système
européen élaboré par Napoléon, ce royaume doit aussi être un Etat modèle dans
l'Allemagne française. Souverain prodigue et charmeur, il multiplie les
conquêtes féminines et mène avec sa cour une vie de plaisirs qui lui vaudra
le surnom de "König lustig".
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Jean-Philippe Tondeur - Le champ de bataille de Waterloo n° 1 L’Aigle blessé La genèse, l’inauguration du 28 juin 1904 et les cartes postales de
la Belle Époque. Éditions de la Belle Allaince. |
« Tous les braves, morts pour la patrie, ne
doivent-ils pas être honorés, qu'ils soient tombés dans l'ivresse de la
victoire ou dans la rage de la défaite ? Le sacrifice et le dévouement sont
les mêmes ; le courage est identique, Gloria victis ! L'effort vaut par
lui-même sans les contingences du résultat. Et, dans toutes les guerres, y a-t-il plus sublimes efforts que la
course à la mort des cuirassiers sur le plateau de Mont-Saint-Jean, l'assaut
de la moyenne Garde offrant à la mitraille anglaise des rangs alignés comme aux parades du Carrousel, la défense de
Plancenoit où nos jeunes soldats tenaient encore sous les chaumes croulants des
masures en flammes. » (Houssaye) |
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Les Lanciers rouges de la Garde. Historique du 2e régiment de chevau-légers lanciers de la
Garde impériale. Les frères de Stuers au service de Napoléon – N° 2 Éditions de la Belle Alliance |
Le deuxième régiment de chevau-légers lanciers,
généralement désigné sous l’appellation populaire de Lanciers rouges, a
été l’un des plus brillants corps de cavalerie de la Garde impériale et
certes le plus nombreux, car, au début de 1813, il fut porté à dix escadrons. Il mérite pleinement qu’on écrive son
histoire : elle est héroïque. Ces Annales intéresseront tous ceux
qu’attire l’épopée napoléonienne. Victor de Stuers. |
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Yann Deniau – 1815 Napoléon en campagne Heure par heure dans l'ombre de
l'Empereur Aux éditions Jourdan, Bruxelles. http://www.editionsj
ourdan.com/ |
1815...
De retour d'exil, Napoléon s'engage dans sa dernière campagne militaire... Le chant du cygne de l'armée de titans qui avait tant de
fois défait les troupes coalisées prend fin à Waterloo. Cette campagne de Belgique a maintes fois été étudiée et
décrite, principalement sous l'aspect
militaire. Ce livre présente un autre aspect, jusqu'à présent
resté dans l'ombre : celui de la vie quotidienne
de Napoléon en marche avec ses troupes. S'il est chef militaire et empereur,
il est aussi homme : il mange, dort, éprouve des joies et des
peines, est confronté à des soucis matériels et de santé, comme tout un chacun. C'est sous cet angle personnel et intimiste que
l'ouvrage aborde le personnage, au jour le jour, en
éclairant certains points restés obscurs et parfois inédits. Tout
est passé en revue : les itinéraires, ses rencontres avec des personnages
anonymes ou connus, comme les guides qui l'aidèrent avant, pendant, et après
sa dernière bataille. Un récit en forme de reportage qui s'adresse à tous, du curieux au
passionné, en passant l'historien ou
le collégien ; on y fait aussi une visite passée et actuelle des lieux où
séjourna Napoléon entre le 11 et 22 juin 1815, lieux où reste
toujours présente sa mémoire. Un
ouvrage où les anecdotes foisonnent et rendent la lecture plaisante ; à lire
chez soi mais aussi à prendre sous le
bras pour partir sur les traces du dernier sursaut de celui qui fut le maître
de l'Europe. |
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Daniel Lérault De Waterloo à la Légion étrangère / Le singulier destin
des colonels Stoffel
daniel.lerault@wanadoo.fr |
Nés à Madrid d’un père
suisse lieutenant-colonel dans le régiment de Saint-Gall, les frères
Christophe et Augustin Stoffel, profiteront de la gloire de Napoléon et de
l’invasion de l’Espagne par les troupes impériales, pour quitter
leur régiment suisse-espagnol où ils languissaient. Passés au service de
France leur ascension sera alors fulgurante, au milieu de tous les dangers,
l’un en Espagne avec le roi Joseph, l’autre à l’état-major
général avec le prince de Wagram. Mais l’ascension est de courte durée
et la descente brutale. Des ombres se profilent : d’abord la
première Restauration puis le baroud d’honneur de Waterloo ! Le 18
juin 1815, tous deux colonels, Christophe est avec Soult à l’état-major
et Augustin à Wavre avec le 2e Régiment étranger. Une page de
gloire qui aurait pu suffire à leur bonheur est tournée. Mais les voilà,
comme la plupart des officiers français, mis à la demi-solde et, en tant que
Suisses, déclarés traîtres à leur patrie pour avoir choisi le camp de
l’usurpateur. C’est « l’affaire Stoffel » qui les
voit victimes, malgré leur naturalisation française, d’un système
devenu obsolète qui ne prendra fin qu’avec l’avènement de
Louis-Philippe. Ce dernier crée la Légion Étrangère en 1831 et en confie le
commandement à Christophe. Augustin se voit confier le 21e Léger,
lui aussi issu de la Légion de Hohenlohe. Le fils d’Augustin,
Eugène Stoffel, fera une brillante carrière auprès de son mentor Napoléon
III, prophétisera la défaite de 1870 et écrira un Waterloo, méconnu, à
découvrir… . La boucle est bouclée. Une dynastie les Stoffel ? En
tous cas… Une
singulière destinée ! |
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LA GLOIRE ET LA CENDRE L’ultime victoire de l’Empereur Éditions Table Ronde |
Que s’est-il passé à Paris le 15 décembre 1840 ? Un phénomène comme
l’histoire en offre peu, un de ces événements « hors-cadre » capables
de soulever les foules. Que se passe-t-il vraiment en ce jour où les «
cendres » de Napoléon Ier sont transportées, en grande pompe, de Courbevoie
jusqu’à à l’hôtel des Invalides où elles trouveront leur dernier
asile ? En ce jour d’hiver, figé dans un froid sibérien, une véritable
marée humaine, des centaines de milliers de personnes, un million peut-être,
viennent rendre hommage à la dépouille d’un souverain déchu, mort dix-neuf
ans plus tôt sur un éclat lointain d’Angleterre, un îlot perdu, hostile
et battu par les vents. Quelques mois auparavant, La Belle poule a appareillé
à Toulon, sous le commandement du prince de Joinville. A son bord, presque
tous les anciens de Sainte-Hélène, prêts pour un long pèlerinage. C’est
le début d’une incroyable épopée, de la dernière campagne du grand
exilé de Longwood. Ce sera aussi son ultime victoire… "Patrick Tudoret a
réussi un livre brillant, enlevé, relecture d'une page méconnue de notre
histoire nationale (l'incroyable épopée du Retour des Cendres de Napoléon
1er), qu'il intègre avec érudition dans le contexte politique, artistique ou
littéraire de l'époque", Jean-Claude Perrier, LIVRES-HEBDO |
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L’exil et la mort de Joseph Fouché Julien Sapori Préface de Michel Kerautret Éditions Anovi – Collection Vitae ISBN : 978-2-914818-24-7 |
Joseph Fouché, ministre de
la police de Napoléon puis de Louis XVIII, acheva sa vie en exil sur les
terres de l'Empire autrichien de 1816 a 1820, dans les villes de Prague, Linz
puis Trieste ou il mourut des suites d'une pneumonie. Cette période est la
moins connue de sa vie. Dès cette époque pourtant,
commence a se bâtir autour de l'ancien homme d'Etat une légende romanesque
dont l'image s'impose aujourd'hui encore à certains historiens : Fouché
serait un être surhumain et diabolique, une personne abjecte et
sanguinaire... Le destin se devait donc de lui réserver une fin de vie
particulièrement misérable et une mort placée sous le signe de la vengeance
divine. Qu'en est-il exactement ?
Est-il vrai que sa jeune femme l'ait honteusement trahi à Prague avec un
bellâtre ? Sommes-nous certains que son cercueil fut renversé par le vent
lors de ses obsèques ? Son corps fut-il vraiment enterré assis dans une
"baignoire-sabot" ? Commissaire de police,
Julien Sapori a mené l'enquête. Exploitant une documentation considérable,
notamment des archives et publications autrichiennes et italiennes, il nous
fait découvrir une réalité plus simple: un Fouché inattendu, bon mari et bon
père de famille, vivant son exil paisiblement, bien que soumis à la
surveillance tatillonne des "sbires" de Metternich. |
Nouvelle histoire du Premier Empire
Tome 3 - La France et l’Europe de Napoléon
Thierry Lentz
Éditions Fayard |
Cette grande synthèse en quatre
volumes retrace l'histoire d'un " empire " et des réactions qu'il
suscita en son temps. Empire au sens d'" influence " d'abord, celle
que les idées, la culture et les ambitions hégémoniques françaises exercèrent
sur cette époque, dans le prolongement du Grand Siècle, du siècle des
Lumières et, bien sûr, de la Révolution. C'est ainsi que l'aventure
napoléonienne peut se replacer dans la longue durée. Empire au sens d'"
institution " aussi, en ce que les gouvernements français imaginèrent
des structures, avec leur fonctionnement et leur unité politique, afin de
conquérir et d'organiser l'espace européen (et au-delà) pour réunir des
peuples sous leur bannière par l'adhésion, l'intégration, la domination ou la
suzeraineté. Si l'on ne peut échapper à la présence permanente de la volonté,
de la personnalité et de l'oeuvre de Napoléon qui ont marqué la période de
leur empreinte, et si les développements de ce livre ont pour clef de voûte
le coeur même de l'Empire (dans les deux sens évoqués plus haut),
c'est-à-dire la France, il faut aussi " raconter " - en
l'expliquant - un peu plus d'une décennie d'histoire de l'Europe, voire du
monde, en dépassant à la fois la figure de l'empereur et les points de vue
purement nationaux. Ce troisième volume propose une réflexion "
transversale " sur les principes directeurs, le fonctionnement, les
moyens et les buts du régime napoléonien, et une véritable plongée dans la
France impériale, qui couvrait la France actuelle, mais aussi la Belgique, la
Hollande, le Luxembourg, une partie de l'Allemagne, de l'Italie et des
régions balkaniques. Après la description de l'État napoléonien, de sa place
au cœur
de l'organisation sociale et de ses principes de fonctionnement, sont
esquissés les contours de la société, de son socle paysan à son économie, en
passant par sa structure et le positionnement fluctuant des grands courants
politiques. Le livre revient ensuite sur le projet napoléonien pour une
Europe qui hésita longtemps entre la soumission et la résistance, en
proposant une réflexion sur la géopolitique européenne de l'époque, la
diplomatie impériale, ses outils d'unification, ses limites et les forces
centrifuges qu'elle déchaîna. (Éditeur) |
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Sous la direction de Ronald Zins Lyon sous le Consulat et l’Empire Horace Cardon, 2007 ISBN 2-913020-03-8 |
A l’époque napoléonienne,
Lyon était, comme sous l’Ancien régime, un grand centre politique,
économique, religieux et culturel. En effet, après les vicissitudes de la
Révolution la ville connut un nouvel essor. Dans le cadre du bicentenaire du
passage de Napoléon à Lyon en 1805, un colloque a été organisé à la
Chapelle de la Trinité par l’Association lyonnaise d’histoire
napoléonienne, afin d’approfondir les connaissances de la vie à Lyon au
début du XIXe siècle. L’intitulé retenu
« Lyion sous le Consulat et l’Empire », a une double
portée : tout d’abord étudier la vie politique, économique,
culturelle et religieuse dans cette cille chère au cœur de
Napoléon ; ensuite aborder l’attitude des autorités et de la
population à l’égard du réédificateur de la cité. Quatre parties structures les
présents actes du colloque : La Fabrique, industrieuse et artistique, Le
rayonnement culturel, Réussites et échecs cultuels, Servir et honorer
Napoléon. |
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Les Dalmates et les Istriens au service italien
– 1806 – 1814 Les Éditions ISBN 978-2-9528716-0-0 |
Nombreux sont ceux qui connaissent Jean-Pierre
Perconte et son incontournable site Internet consacré à l’0rganisation
militaire et aux uniformes des Républiques cisalpines et italiennes, et du
Royaume d’Italie (www.histunif.com). Ils seront donc très
satisfaits par ce premier livre, édité par J-P Perconte lui-même, consacré à
des unités peu connues, d’autant plus qu’il a les qualités déjà
appréciées sur le site : précision des détails, clarté du style, qualité
de l’iconographie dues à Frédéric Pouvesle. Nous souhaitons vivement à
Jean-Pierre Perconte un plein résultat dans son entreprise, souhait que
l’on devine égoïste : à quand le prochain volume ? |
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Robert Ouvrard Iéna avec Napoléon Ed. Cosmopole – Septembre 2006 |
Un an à peine après Austerlitz, les
soldats de la Grande Armée, à qui leur chef avait pourtant promis un repos
bien gagné, se remettent en marche, cette fois contre la Prusse, absente en
Moravie, et qui rêve d’en découdre et de remettre en ordre
l’Europe, malmenée par Napoléon. Pleine d’espoir et
d’ambitions, c’est elle qui lance, au début du mois
d’octobre 1806, un ultimatum à la France. Bien mal lui en prend car
Napoléon, fort bien préparé, ne laisse pas passer ce
« rendez-vous d’honneur » : le 8 octobre les dés
sont jetés, la campagne de Prusse commence. Vingt jours plus tard, pas un de
plus, Napoléon fait son entrée à Berlin. L’armée prussienne, celle
laissée par le Grand Frédéric (le génie en moins) si vantée et si redoutée,
n’existe pratiquement plus après avoir volée en éclats à Saalfeld,
Iéna, Auerstaedt. « L’affront de Rossbach » était lavé. Comme dans son précédent ouvrage
sur la bataille d’Austerlitz, Robert Ouvrard, pour faire revivre cette
campagne éclair, à dire vrai beaucoup moins « médiatisée » que son
aînée de 1805, fait usage des témoignages des participants, grands ou petits,
célèbres ou obscurs, des deux camps. Mais à côté de ces récits des
participants, français, prussiens et saxons, il nous présente aussi les récits,
puisés dans les archives et le plus souvent inédits en langue française, des
acteurs involontaires et malheureux de cette campagne, que furent les
habitants de Iéna, d’Auerstaedt, de Weimar, d’Erfurt, etc. qui
eurent, eux, à connaître des malheurs de la guerre. |
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Irène Delage Napoléon et le sceau de l'Aigle Préface de Thierry Lentz
Timée-Éditions - 2005 |
Avec ce petit ouvrage, que
l'on devine destiné essentiellement au jeune public (mais beaucoup de
"napoléoniens" savent rester jeunes !), l'auteur, webmestre de
l'incontournable site Internet de la Fondation Napoléon, nous entraîne à la
découverte des étapes de la vie d'un homme qui aurait pu disparaître dans l'anonymat
de l'humanité, si les circonstances de l'Histoire, mais aussi ses
extraordinaires capacités, son fort caractère et son ambition immense, n'en
avait décidé autrement, "inscrivant son destin à tout jamais dans
l'Histoire". Au travers de 50 histoires (c'est
le thème de la Collection dans laquelle ce petit livre s'inscrit), Irène
Delage nous fait découvrir (ou redécouvrir) les multiples facettes de la
personnalité de Napoléon, depuis sa naissance (il est né français de
justesse, nous dit Thierry Lentz dans sa Préface) jusqu'à son exil au large
des côtes d'Afrique, où le grand homme déchu va nous offrir sa version des
faits, et construire sa propre légende. Elle nous explique les ambitions du
jeune soldat, ses capacités de meneur d'hommes, ses conquêtes, ses bons et
ses mauvais côtés. Amplement et très bien illustré, ce livre mérite le détour. |
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Les Batailles napoléoniennes dans le sud-ouest,
vestiges du face à face Soult - Wellington de Vitoria à Toulouse Pierre Migliorini, Jean Quatrevieux
Atlantica, 2005 |
De juin 1813 à avril 1814,
alors que Napoléon mène la Campagne de Saxe puis la Campagne de France, le
maréchal Soult contient les troupes du marquis de Wellington de la frontière
espagnole jusqu'à Toulouse, dans une retraite lente et opiniâtre ;
"toute sa campagne du midi de la France est très belle" dira de lui
Napoléon à Sainte-Hélène. S'appuyant
sur de nombreux témoignages français et britanniques, "Les Batailles
napoléoniennes dans le sud-ouest" présente le récit de cette retraite
dans les départements des Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gers, Hautes-Pyrénées
et Haute-Garonne ; les vestiges de ce face à face encore visibles de nos
jours : champs de bataille, redoutes, monuments commémoratifs, tombes et
surtout de nombreuses pièces de fouille découvertes dans les années 80 sont
également décrits. |
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The Decline and Fall of
Napoleon's Empire
Greenhill Books, 2005 |
Le dernier livre de Digby
Smith, bien connu des habitués du Forum des Napoleonic Series, est consacré
aux erreurs qui, selon l'auteur, ont conduit à la chute de l'empire
napoléonien, et ceci, assez curieusement, depuis son couronnement en 1804
(avec même une incursion jusqu'à Marengo...) jusqu'à l'ultim défaite de
Waterloo. L'une des principales de ces
erreurs, nous explique Digby Smith, serait d'avoir, notamment, consacré tant
de son précieux temps à des questions qu'il aurait pu tout autant laisser à
l'initiative de ses subalternes, civils ou militaires. Par ailleurs, sa
propention à distribuer les faveurs et les postes clés, à des personnes, notamment
au sein de sa famille, aux qualités peu propres à assumer de telles
responsabilités, doit également être inscrite à son débit, tout comme son
incapacité à trouver des chefs militaires capables d'agir de leur propre
initiative. Digby Smith met ici l'accent, en particulier, sur la guerre
d'Espagne ou sur la campagne de Russie. Bien évidemment, l'auteur s'attarde longuement sur l'établissement et le
maintien du Blocus Continental, ainsi que sur les coûts liés à la création
d'états satellites, comme le royaume de Westphalie de son frère Jérôme. Une grande partie du livre - qui fait un usage intensif des lettres
"inédites" de la Correspondance publiées par Lecestre - est
toutefois consacrée aux épisodes militaires à partir de 1812, domaine que
l'auteur connait particulièrement bien. |
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1805: AUSTERLITZ
Greenhill Books, 2005 |
Cette analyse en langue
anglaise combine un travail d'archives très approfondi et l'utilisation de
sources primaires déjà publiées ainsi que les historiques de régiments. Il
décrit de façon minutieuse cette bataille durant laquelle la Grande Armée
surpassa ses opposants dans tous les domaines, ainsi que la manière avec
laquelle Napoléon su adapter ses plans au fur et à mesure des réactions de
ses adversaires. Il montre la formation de cette
Grande Armée, lors des mois passés au camp de Boulogne, lorsque l'Empereur
prépare, en vain, l'invasion de l'Angleterre, formation qui produit un outil
de guerre incomparable. Le livre se poursuit avec l'exécution sans failles du
plan de bataille sorti du cerveau du nouvel empereur, qui lui donne
indiscutablement l'avantage sur ses adversaires, dont le courage, qui fait
l'admiration des Français, ne peut compenser les faiblesses, notamment au
niveau tactique, que l'auteur, par son analyse détaillée des mouvements, mêt
parfaitement en lumière. Ces Alliés, Robert Goetz ne les accable cependant
pas, montrant que leurs plans, s'ils avaient été mieux exécutés, auraient pu
donner une autre allure à cette campagne de 1805. Mais leurs modes
opératoires différaient trop, selon l'auteur, pour ne pas conduire à des
frictions, à des incompréhensions aux résultats fatals. Leur supériorité
numérique, dans ces conditions, ne pouvait pas jouer en leur faveur. L'ouvrage de Robert Goetz
renouvelle l'histoire anglophone de la bataille d'Austerlitz, après le
classique de Christopher Duffy et le francophile Scott Bowden. Même si son
récit décrit les opérations jusqu'au niveau régimentaire, il est suffisamment
clair pour ne pas rebuter le lecteur, spécialiste ou grand-public, qui
trouvera là la démonstration que l'histoire militaire peut être passionnante. Cet ouvrage a obtenu le Prix 2005 de la Fondation
Napoléon pour les ouvrages non francophones. |
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Sous le soleil d'Austerlitz : La bataille racontée par
ceux qui l'ont vécue 1805 Robert Ouvrard
Cosmopole, 2005 |
A l'aube du 2 décembre 1805, autour du petit village
d'Austerlitz en Moravie, trois empereurs s'observent. Alexandre Ier, tsar de
Russie et François Il de Habsbourg, empereur d'Allemagne s'affrontent à Napoléon
Ier. Le vainqueur de cette bataille tiendra entre ses mains le destin de
l'Europe. Avec sa Grande Armée de moins de 100 000 hommes, Napoléon va déployer
tout son génie tactique pour tromper ses ennemis et détruire leurs puissantes
armées en une seule journée. La victoire d'Austerlitz va porter Napoléon au rang des grands
conquérants, tels Alexandre ou César, et deux siècles plus tard les écoles
militaires du monde entier enseignent la stratégie de cette bataille. Pour comprendre et revivre cette célèbre victoire, Robert Ouvrard, a
sélectionné les meilleurs récits de braves, soldats ou généraux, Français,
Autrichien ou Russes présents à Austerlitz. Leurs témoignages émouvants et
parfois inattendus nous entraînent à l'assaut du Pratzen ou vers les étangs
du Satchan et nous font participer à cette mémorable journée qui vit
l'Empereur des Français sacré devant l'Histoire par le soleil d'Austerlitz. |
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Le Guide Napoléon Alain Chappet - Roger Nartin - Alain Pigeard
Tallandier, 2005 |
"Napoléon est partout, dit-on à juste titre. Il
est tellement "partout", qu'on peut encore le retrouver, si l'on
ose dire, à côté de chez soi. Le Guide Napoléon le démontre de façon
éclatante. 4.000 lieux dans plus de 50 pays, mettent en scène la vie, la mort
et löes souvenirs de pierre ou de marbre de 4500 personnages... Ce livre est d'abord un guide. Mais il est aussi un livre d'histoire. Il
raconte une épopée, le destin des personnages qui l'ont créee, quel qu'en ait
été le rôle. Il témoigne aussi d'une oeuvre civile, jurique, littéraire et
diplomatqiue. Il montre enfin comment les hommes ont voulu, à diverses
époques, se suvenir de ce qu'ont fait leurs devanciers, avec parfois le seul
dessein de conserver une mémoire mais aussi souvent de la propagande. C'est
toute la richesse du travail du trio d'auteurs et de la cohorte de leurs
correspondants. Ils ajoutent avec ce livre un mouvement de plus à
l'impressionante liste des monuments napoléoniens" (Thierry Lentz -
Directeur de la Fondation Napoléon) Ce Guide Napoléon fait suite au célèbre Répertoire Mondial des Souvenirs
Napoléoniens, dont la dernière édition datait déjà de 1993, et qui a été
considérablement augmenté. |
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Napoléon et l'Europe Ouvrage collectif
Fayard - 2005 |
Cet ouvrage constitue les actes du colloque
"Regards sur la politique européenne de Napoléon", organisé par la
direction des Archives du ministère des Affaires étrangéres et la Fondation
Napoléon, les 18 et 19 novembre 2004. L'idée de ces journées fut lancée il y
a trois ans par M. Dominique de Villepin, alors locataire du quai d'Orsay,
dans le cadre du programme qu'il avait con5u pour améliorer la connaissance
de l'histoire de la politique extérieure de la France. Cinq thèmes sont abordés par vingt-neuf spécialistes : Les précédents et les modèles |
|
Napoléon et les Vendéens Présenté par Alain Gérard
Centre vendéen de recherches historiques |
Si le Journal de Mercier du Rocher était curieusement
resté inédit, c'est sans doute parce qu'il constitue une chronqiue particulièrement
ordante et souvent drôle des moeurs dépravées de la bourgeoisie
fontenaisienne sous Napoléon. Mais surtout, grâce à l'ancien révolutionnaire, nous pénétrons les
mystères de la pacification de la Vendée, après tant de malheurs. La logie en
effet était que d'un côté les anciens rebelles, raidis dans leur refus,
basculenet massivement dans la Petite Eglise. Et que de l'autre, les parvenus
de la Révolution s'aggripent à leurs postes et à leurs nostalgies. Une sorte de conspiration d'hommes de paix est cependant à l'oeuvre. Les
uns entreprennent de sauver le catholicisme en le détachant de lAncien
Régime, et leur audace est couronnée par le Concordat de 1801. De l'autre
côté, Napoléon, las de voir son administration otage des anciens révolutionnaires,
décide le 25 mai 1804 de faire de La-Roche-sur-Yon, alors un village de 650
habitants, sa nouvelle préfecture en plein coeur de la Vendée. Ainsi les liens mystérieur entre Napoléon et les Vendéens s'éclairent-ils
d'un jour nouveau. Et l'on comprend pourquoi finalement les insurgés de 1815
décident, pour résister à l'invasion de la France, de faire front commun avec
les troupes impériales. Napoléon et les Vendéens : une paix des braves, une véritable paix des
coeurs. |
|
Les loups de l'Empereur. Gilles de Becdelièvre.
Editions CHEMINEMENTS, 2004, broché, 414 pages. |
Les loups de l'Empereur" est
un roman historique qui se déroule au jour le jour, précisément du vendredi
23 juin au vendredi 7 juillet 1809. Construit à partir de faits avérés et
soucieux d'exactitudes, l'histoire s'achève sur la bataille de Wagram. Ce
roman nous fait découvrir - sous un angle inattendu - le rôle déterminant de
généraux et de colonels, la plupart passés aux oubliettes de l'Histoire. Les hussards étaient avant tout des cavaliers et des sabreurs émérites.
Guerriers dans l'âme mais séducteurs impénitents - peu de femmes leur
résistaient - ils jouissaient tout autant des plaisirs de la table. Ils
savaient aussi tailler dans leur courage, conscients de le précarité de leur
condition. Ainsi se comportaient les Marulaz, Piré de Rosnyvinen, Bruyères,
Colbert de Chabanais, Maupoint et autre Delaborde : une horde d'officiers
bretteurs, rustres, gouailleurs, mauvais sujets ou bien nés, commandés par
l'indiscutable Lasalle. Tous servaient avec abnégation et sens de l'honneur
les desseins de l'Empereur. Les loups de l'Empereur sont ressuscités à la
lumière crue d'un roman haut en couleur. Les pages ragent et tempêtent. Elles
mettent en scène des caractères bien trempés et - faut-il s'en désoler ? -
des hommes croyant en des valeurs qui n'ont plus court dans le monde
d'aujourd'hui." |
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1805 - 2005 - Deux anniversaires |
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Trafalgar - Les aléas de la stratégie navale de
Napoléon Michèle Battesti
Napoléon Ier Editions, 2004 ISBN - ISBN 2-9519539-1-7 |
Le 21 octobre 1805, Nelson avec 27 vaisseaux écrase les
33 vaisseaux de la flotte franco-espagnole de Villeneuve au large du cap
Trafalgar, dans le sud de Cadix, avant de trouver la mort. Seuls 5 vaisseaux
français et 5 espagnols échappent au désastre. Le verdict de l'Histoire est
sans appel. Cette bataille décisive enferme Napoléon sur le continent
européen, délivre l'Angleterre du cauchemar de l'invasion et lui confère la
supré,atie maritime pour près d'un siècle et demi. L'ouvrage de Michèle Battesti a l'ambition de restaurer chaque phase de
ce drame d'une grande complexité qui a abouti à la défaite de Trafalgar, pour
comprendre comment et pourquoi Napoléon a finalement perdu la partie contre
l'Angleterre. Épisodes d'une formidable opération de bluff ou d'un coup de
poker où Napoléon est prêt à jouer son Empire à quitte ou double, le
"camp de Boulogne", le "grand dessein" et la bataille de
Trafalgar entretiennent un haletant suspense fait de fureur, de sang et de
frustrations. Cette avanture humaine exceptionnelle, en dépit ou à cause de
l'échec final, participe bien de l'épopée napoléonienne et, faisant fi des idées
reçues, révèle un Napoléon ayant assimilé les arcanes de la stratégie
maritime. (Texte éditeur) |
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Austerlitz Pierre Miquel Albin Michel - 2005
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A l'aube du 2 décembre 1805, autour du minuscule
village d'Austerlitz, trois empereurs s'observent. Quelques heures à peine
pour décider du destin d l'Europe. Celui des trois qui l'emportera aura gagné
devant l'Histoire la plus extraordinaire bataille des temps modernes. Napoléon est un piètre joeur d'échecs, mais quand il s'agit de couvrir
avec ses fantassins et ses cavaliers ce minuscule échiquier qu'est la
province tchèque de Moravie, d'y acculer ses ennemis, de les tromper pour les
inciter à attaquer les premiers, tout son génie se déploie. Avec sa "Grande Armée" de moins de 100.000 hommes, Napoléon va
détruire, en un jour et en un lieu, les deux plus puissantes armées
européennes. ´esormais au rang des grands conquérants, à côté d'Alexandre et
de César, il n'est pas seulement l'héritier de la Révolution, mais il a reç
le soleil d'Austerlitz comme un vrai sacre de l'Histoire. Deux siècles plus
tard, les écoles militaires du monde entier, de Hambourg à Sandhurst ou à
Princeton, enseigenent encore la stratégie de cette bataille. Seul Pierre Miquel, narrateur épique doué d'une fascinante érudition et
d'une insatiable curiosité pour les détails de l'Histoire. pouvait nous
entraîner avec tant de talent et de passion jusqu''au coeur des combats. (Texte éditeur) |
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Pour l'Amour du Dauphin Guy de Rambaud
Éditions ISBN : 2-914818-02-5 |
Un millier d'ouvrages sur Louis XVII sont parus à ce
jour, mais le lecteur ne sait toujours rien de Madame de Rambaud, qui fut
pourtant, selon Alain Decaux, "une véritable mère pour le Dauphin"
et le principal témoin qui, en 1834, a reconnu en Naundorf le fils de Louis
XVI et de Marie-Antoinette. A l'aide de documents inédits, dont des archives familiales, Guy de
Rambaud dresse un portrait précis et brillant de son aïeule. "Tant de
calomnies ont occulté la vérité sur cette femme qu'il importait de lui restituer
sa vraie personnalité" a écrit Georges Bordonove. C'est à présent
chose faite. Veuve très jeune d'André de Rambaud, l'ami de Suffren et de Villaret de
Joyeuse, mort au coeur de l'Afrique Noire en 1789, Agathe était, à Versailles
puis aux Tuileries, la "berceuse" du duc de Normandie
Charles-Louis, futur Dauphin de France. Après l'avoir protégé pendant les
"funestes journées révolutionnaires", elle parvient à
s'enfuir des Tuileries le 10 août 1792, alors que son "cher Dauphin"
est emmené au Temple. Après avoir traversé la Terreur (au cours de laquelle sa fille meurt des
privations), le Directoire puis l'Empire, Agathe de Rambaud perd ses
illusions avec la Restauration. En 1834, Naundorf, un étrange personnage venu de Prusse, arrive à Paris
et prétend être Louis XVII. Agathe le rencontre et reconnaît chez lui les
mêmes marques et cicatrices qu'elle avait observées chez le Dauphin.
Convaincue de la justesse de sa cause, elle devient l'un des plus fidèles
partisans de ce Naundorf et regroupe autour d'elle d'autres anciens proches
de la famille royale. Commence alors ce qui sera le dernier combat de sa vie, le plus passionné
aussi, pour faire reconnaître "son prince" et le faire rétablir
dans ses droits et prérogatives. (Texte éditeur) |
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Histoire de la Dragonne. Présentation : Robert Ouvrard
Cosmopole 2004 |
Vieux dragon d'Empire descendu de cheval après 22 ans
de service, Thérèse Figueur, dite "Sans-Gêne" (la vraie !) livre en
1842 ses glorieux souvenirs militaires alors que seule et sans le sou, elle
attend la mort dans un hospice parisien. D'elle, le général Caffarelli disait
qu'il n'avait pas connu de soldat plus brave (il exagérait sans doute un
peu...) tandis que le général Quesnel témoignait qu'elle s'était conduite en
honnête femme et en brave dragon.: car cette petit Bourguignone, engagée à 18
ans dans l'armée républicaine mènera sa carriere militaire sans jamais renier
son sexe. Entrainée dans le grand tourbillon des guerres révolutionnaires et
de l'empire, elle sera de (presque) toutes les campagnes, se couvrant de
gloire et faisant l'admiration des plus braves maréchaux. Elle rencontrera
plusieurs fois Bonaparte, qui l'appellera "Monsieur Sans-Gêne", et
lui offrira d'entrer au service de Joséphine. Mais au confort de la Cour,
ekke préférera les champs de bataille, l'odeur de la poudre et, plus que
tout, mener sa vie de femme soldat, tambour-battant, qui à se retrouver
prisonnière des Anglais ! (Texte éditeur) |
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Napoléon en Autriche Colonel Michel Molières Préface de Alain Pigeard
Le Livre Chez Vous |
Voici un ouvrage qui s'inscrit dans la grande traditon
des classiques de l'histoire militaire du Premier Empire. Ce deuxième volet
de "La campagne de 1809" se présente dans le même esprit que
"Napoléon en Russie", par Marco saint-Hilaire : cartes détaillées
et faciles à consulter, ordres de bataille exhaustifs, très nombreuses
illustrations majoritairement inédites (1). Depuis le 24 avril 1809 jusqu'à
la paix de Vienne, on suit Napoléon et son armée victorieuse. Outre les deux
affrontements d'Aspern-Essling, l'auteur raconte bien d'autres combats qui,
pour être sans doute moins importants, mais qui ont laissé leur nom dans
l'Histoire, comme Ebelsberg et Znaim. Les théâtres d'oipérations
"extérieurs" ne sont pas oubliés : opérations du prince Eugène en
Italie, bataille de Raab, soulèvement du Tyrol, engagements en Dalmatie et en
Pologne. (1) Celles prises dans les musées d'Aspern et de Deutsch-Wagram sont
l'oeuvre de Robert Ouvrard. |
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Luigi Mascilli Migliorini Traduit de l'italien par Jean-Michel Gardair
Perrin, Paris, 2004 |
Livre évènement, parce qu'il s'agit de la première biographie de Napoléon
depuis plus de 25 ans ! Livre évènement, parce qu'écrit par un éminent historien italien, avec
une approche "européenne" Livre évènement, enfin, parce que le lecteur, dès les premières pages,
est emmené avec un tel brio qu'il ne quitte l'oeuvre qu'une fois terminée !
De la Corse revisitée par Rousseau, dont l’identité pesa si lourd dans
sa formation, jusqu’à l’Ile d’Elbe, méditerranéenne elle
aussi, puis Sainte-Hélène où s’élabora la légende, l’itinéraire
de Napoléon épouse le développement d’une idée : comment le génie
d’un homme féconde une histoire collective écartelée entre la passion
de la liberté et les exigences de l’ordre, entre tradition séculaire et
l’horizon indéfini du progrès ouvert par la Révolution. Cette biographie de Napoléon, tout en faisant la part des personnes et
des circonstances, montre comment se forge le destin d’un homme
inattendu prenant la tête de forces nouvelles. Par une construction en
miroir, l’auteur éclaire, en s’appuyant sur des œuvres et
des témoignages contemporains, l’intensité de la trajectoire
napoléonienne qui, sitôt la chute du héros vint nourrir un extraordinaire
imaginaire collectif. L'auteur s'est appuyé sur une abondante littérature qu'il utilise avec
brio : les puristes regretteront qu'elle ne soit pas, comme à
l'habitude, scientifiquement ordonnée et répertoriée, mais distillée au fil
des pages, dans une imposante section de Notes (170 pages !) Ce livre a obtenu le Grand Prix non francophone de la Fondation Napoléon
en 2002. |
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"Napoléon à Waterloo" Yves MOERMAN Préface d’Alain PIGEARD. 280 pages dont 8 en couleur, 147 illustrations,
en format A4. Au prix de 60,00 €+ 6,00 €
de port pour la Belgique et 13,00 € de port pour l’étranger. ISBN : 90-5868-124-6 Commandes et règlements : Yves Moerman ? Belgique
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Avril 1814, l’Empereur est obligé
d’abdiquer et de partir pour l’Ile d’Elbe. Le 1er mars
1815, il débarque à Golf Juan et, en moins de 20 jours, reconquit son empire,
mais le reste de l’Europe, ne compte pas le laisser faire car à nouveau
il est une menace pour les rois et princes étrangers voisins de la France.
Voilà à nouveau l’Empereur obligé de faire la guerre, pour défendre son
empire. Le 14 juin 1815, il traverse la frontière de la Belgique et va, avec son
génie militaire, couper les armées Anglaises et Prussiennes en deux à
Charleroi. Il va remporter sa dernière victoire le 16 juin à Ligny, avant de
se retrouver dans les plaines de Waterloo, l’inaction de Ney aux
Quatre-Bras et Grouchy à Wavre vont contribuer à la défaite de
l’Empereur, qui n’aura plus qu’un seul choix. Abdiquer. Waterloo, qui sera le tombeau de l’armée française, mais aussi le
départ de l’épigraphe de NAPOLEON. Le désastre, la terrible retraite
dans la nuit noire vers Genappe avec la prise de la berline de
l’Empereur, et de son fabuleux butin, les massacres de soldats Français
; mais aussi de paysans belges par les soldats prussiens poussés
jusqu’au fanatisme par Blücher qui hait les français. Et la défense de
Namur par les Français pour permettre aux leurs de rentrer en France. Ce livre est un autre Waterloo, vous y découvrirez, des écrits et autres
informations inédites, comme les raisons qui ont poussé le général de
Bourmont à rejoindre le roi Louis XVIII à Gand, une lettre inédite du même
général, pour la première fois réunis dans un ouvrage, les noms des
officiers, français, anglais, hollando-belges, brunswickois et prussiens tués
lors de cette campagne, le récit de Jean Baptiste Cloquet habitant de Braine
l’Alleud, le dessin représentant Napoléon à Waterloo, du poète
Brésilien Casimiro de Abreu alors qu’il était âgéd de 14 ans, des
aquarelles et dessins exceptionnels de Léon Govers, les photos de combattants
français, également des dessins jamais publiés, l’acte complet du
congrès de Vienne et le partage de l’Europe, les photos des monuments
funéraires des combattants de Waterloo etc. |
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Napoléon
Bonaparte et la Vendée Catalogue des expositions
"Bonaparte et la Vendée" et "Napoléon et la Vendée"
(Conseil Général de la Vendée) Somogy Editions d'Art
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"Les liens, tant affectifs que politiques et
administratifs entre les Vendéens et Napoléon Bonaparte sont aussi étroits
qu'ils sont méconnus" souligne Philippe de Villiers dans sa Préface.
Cette ouvrage, sans aucun doute, comblera cette lacune. Il ne se contente pas, en effet, de consacrer deux
grands chapitres aux relations de Bonaparte, puis de Napoléon avec cette
région de France synonyme, dans la conscience populaire, de soulèvement et de
guerres fratricides, et dont la pacification doit tant au Consul et à
l'Empereur, il fait également revivre un grand nombre des personnages,
civils, militaires et religieux, qui ont attaché leur nom à l'établissement
de la France impériale. Certains sont connus du public
"napoléonien" : Ouvrard, Alquier, Thibaudeau, Las Cases, d'autres
beaucoup moins : Mgr Paillou, l'artisan de la reconstruction religieuse,
Lespinay, exemple de ralliement de la noblesse, La Rochejacquelein (appelé
ici le "malgré nous" de la Vendée). L'ouvrage est aussi largement
consacré à la mémoire proche et à l'héritage napoléonien, au travers de pages
évocatrices du Code Civil, de la Légion d'honneur, du cadastre et du style
empire. Ajoutons, et ce n'est pas la moindre qualité de ce
livre, qu'il offre une iconographie en tous points remarquable et souvent
inédite. Il n'est pas trop tôt pour le dire : un merveilleux cadeau de Noël ! |
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Austrian Commanders of the Napoleonic Wars -
1792-1815 David Hollins Osprey Publishing - Elite Collection
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Durant la période révolutionnaire et celle du Premier
Empire, l'adversaire le plus constant - sur le continent - fut très
certainement l'empire des Habsbourg. Ses armées participèrent à pratiquement toutes
les campagnes contre la France napoléonienne - la campagne de Russie
constituant un intermède - que ce soit durant les années 172-1800, de la
campagne d'Allemagne qui se termina à Austerlitz, celle d'Autriche, en 1809,
où la balance faillit bien pencher en leur faveur ainsi que durant les
"guerres de libération" de 1813/1814, qui les menèrent, leur
général en chef Schwarzenberg à leur tête, jusque dans la capitale de la
France. Le livre de David Hollins montre que, contrairement au mythe d'une certaine
rigidité aristocratique, les hommes qui commandèrent ces armées furent
d'origines très variées, depuis ceux issus des familles princières et de la
noblesse jusqu'à ceux venant d'Irlande ou d'Alsace. D'une manière générale on
peut dire que le recrutement des chefs refléta parfaitement la diversité
multinationale de l'Empire. David Hollins nous présente ainsi une trentaine de (courtes) biographies,
dont le choix, personnel, est quelque peu empirique (mais pouvait-il en être
autrement dans un ouvrage de cette série, de taille limitée par les éditeurs
?). Chaque personnage est accompagné de son portrait d'époque. L'artiste
Christopher Rothero a, quant à lui, illustré, disons librement, l'ouvrage de
"portraits" en couleur d'un certain nombre d'entre eux. Ouvrage utile pour ceux qui n'ont encore jamais vraiment prêté attention
à l'histoire des généraux "d'en face". |
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1812 Traduction Jean Dif Éditions Historiques Teissèdre - 14, rue Séguier - 75006 - Paris -
France
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Les mémoires de Jakob Walter constituent un récit
vivant, fourmillant d’anecdotes et de détails pittoresques, qui se lit
comme un roman. A ce titre, ces mémoires sont susceptibles d’intéresser
un large public. Pourtant, il ne s’agit pas d’une œuvre de
fiction. Leur auteur a réellement participé aux événements qu’il
relate. Les nombreux recoupements réalisés avec d’autres témoignages
apportent la preuve de leur authenticité. Ils satisferont donc surtout la
curiosité des amateurs d’histoire, particulièrement ceux qui
s’intéressent à l’épopée napoléonienne. Les historiens et les
chercheurs spécialisés sur cette période de notre histoire y trouveront des
informations inédites qui compléteront leurs connaissances sur la campagne de
Russie et sur la place qu’y tinrent les troupes allemandes. Ces
informations sont d’autant plus intéressantes qu’elles proviennent
d’un soldat wurtembergeois et que les témoignages d’hommes de
troupe de la Confédération du Rhin sont plutôt rares. Des index faciliteront
le travail des chercheurs. |
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Mémoires sur ma campagne du Portugal (1810-1811). PELET-CLOZEAU (Général) Éditions Hist. Teissèdre, 2003
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Jean-Jacques-Germain Pelet-Clozeau, premier aide de
camp du maréchal Masséna, a tenu un journal pendant la campagne Portugal. C’est en juin 1810 que Masséna part pour envahir le Portugal avec
une armée de 60 000 hommes. Après avoir assiégé et pris Ciudad Rodrigo,
dernière ville d’Espagne, et Almeida, première ville au Portugal, il
poursuit l’armée de Wellington qui lui fait alors subirun échec à
Bussaco. Comptant malgré tout prendre Lisbonne, il contourne cette dernière
position. C’était sans compter sur la mise en place de trois lignes de
fortifications infranchissables dont il ne soupçonnait pas l’existence
: les lignes de Torres Vedras. L’armée française dont les communications avec la France ont été
coupées par les guérillas portugaises restera cinq mois sans autre but que de
se nourrir. Finalement, Masséna doit battre en retraite, poursuivi par l’armée
anglaise, et il ramène à la frontière d’Espagne une armée épuisée. En
mai 1811, pour dégager Almeida assiégée, il engage la bataille de Fuentès de
Oñoro, mais sans résultat. Napoléon, mécontent de Masséna, le remplace par le
maréchal Marmont. Pelet, en historien, cherche les causes de l’échec ; il nous fait
participer aux discussions des généraux et étudie la tactique des Français
comme des Anglais. Le bonapartiste militant qu’il fut plus tard ne
l’empêche pas de critiquer Napoléon et même Masséna dont il était le
conseiller et le confident. Un des passages le plus intéressants du livre est
celui décrivant ses entrevues des 6 et 8 avril 1811 avec Napoléon auprès
duquel il était venu défendre l’action de son chef. Le résultat est à la fois un mémoire bien documenté et des mémoires, en
ce sens que son récit est autobiographique. Pelet s’était illustré à Wagram puis après le Portugal dans la
campagne de Russie, la campagne de France et celle de Waterloo, au sujet
desquelles il nous livre quelques réflexions. Le général Pelet a fait une
brillante carrière, tant militaire que politique sous la Monarchie de juillet
et même au début du second Empire. Il a en outre été le réalisateur et le
défenseur de la carte de France au 1/80 000e. |
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Recueil de Textes rares de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord Édition réalisée par Pierre Combaluzier et Alain Pekar Lempereur, avec la
collaboration d'Éric Le Deley ESSEC IRÉNÉ, PARIS-CERGY
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A l'occasion du 250e anniversaire de la naissance de
Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, il nous a semblé utile de poursuivre
le travail d'ESSEC IRENE à la redécouverte des textes théoriques ou
pratiques de la transition de négociation européenne. Cette fois, c'est bien
d'un praticien dont il s'agit. Et lequel ! Chacun relira avec intérêt ces textes rares, éclairant un demi-siècle de
carrière politique ; peut-être au-delà des polémiques, ce recueil
contribuera-t-il à mieux comprendre les principes de celui que d'aucuns
considèrent comme un des plus grands diplomates de l'histoire de France ? Ce recueil
confirmera la palette très large du négociateur Talleyrand, aussi bien au
fait des matières politiques et internationales qu'économiques et sociales. Ces vingt textes seront relus à la lumière des interventions du colloque
" Talleyrand, prince des négociateurs ", organisé les 2 et 3
février 2004 au Sénat et à l'Institut de France, sous la présidence de
Jean Tulard et le haut patronage de Dominique de Villepin, ministre des
Affaires Etrangères. Nous sommes conscients que d'autres textes clés auraient mérité une
inclusion dans ce recueil. Nous espérons que des éditions ultérieures
permettront de combler ces lacunes. Pierre COMBALUZIER et Alain PEKAR LEMPEREUR |
© Anovi - 2002 - 2004