Le kiosque

De nombreux ouvrages et revues ayant trait, de près ou de loin,  à l'épopée napoléonienne sont publiés régulièrement.
J'ai sélectionné et classé pour vous les dernières sorties.

Cette page, entièrement subjective, est totalement dénuée de publicité !

Vous pouvez me contacter pour me communiquer les nouveautés qui vous ont intéressé (avec sommaire, résumé, 4e de couverture.....éventuellement envoi de presse). Merci d'avance !

Les Nouveautés - Les Revues - Les Livres

Les librairies spécialisées

Dernière mise à jour: 8 décembre 2007


Les livres

Das Tagebuch des gotha-altenburgischen Majors Knauth 1809

 

Thomas Hemman

 

 

Le Journal du Major Knauth (1756 – 1829), du contingent de troupes du duché de Saxe-Gotha nous présente le destin des régiments des duchés de Saxe, mis à la disposition de la Confédération du Rhin, par leurs souverains respectifs, en 1809. Il commence le 14 mars, pour s’achever le 18 janvier 1810 (son auteur aura alors parcouru pas moins de 2030 km !), et son intérêt particulier réside dans la relation des évènements du Tyrol, connus des spécialistes sous le nom de « Sachsenklemm ».

Ce petit ouvrage, par certains côtés émouvants, est accompagné de renseignements et d’illustrations relatifs à l’uniformologie de ces régiments.

L’éditeur Thomas Hemmann doit être remercié pour cette initiative. Une édition française serait la bienvenue.

Austerlitz - Le soleil de l'Aigle

F.G. Hourtoulle

Dessins de A. Jouineau

On ne présente pas F.G. Hourtoulle, qui est devenu un des spécialistes de l'iconographie des grandes batailles napoléoniennes. Faisant suite à Iéna-Auerstaedt, Wagram, dans la Collection Histoire et Collections, voici Austerlitz, la plus brillante des batailles. Et ce livre lui fait honneur, par la richesse des illustrations, notamment des planches d'uniformologie.  Certes, on peut lui reprocher une certaine confusion dans la narration des évènements - notamment lorsqu'il entreprend d'entrer dans les détails des différents affrontements. De même qu'on regrettera - mais c'est une constante dans cette production - l'absence totale de bibliographie (autre qu'uniformologique). 

Mais ce livre, abordable aux petits budgets - intéressant pour une première approche de ce que fut la Grande Armée, est à recommander, et trouvera avec raison sa place sous le sapin de Noel.

Des marches dans les armées de Napoléon.

ESCALLE (Lieut. C. P.). 


Paris, Éditions Historiques Teissèdre, 2003
297 pp., 9 cartes dépliantes et placées à la fin du livre.
Couv. illustrée en couleurs.

L’image d’Épinal nous a transmis l’idée de la charge héroïque de la cavalerie impériale.
Pourtant, on sait depuis longtemps que le génie de l’Empereur repose sur une force de travail et un sens de l’organisation exceptionnels.

L’étude de la logistique de l’armée a été délaissée. Le livre d’Escalle fait ainsi figure d’exception dans l’abondante littérature napoléonienne, car il répond pourtant à une question essentielle :
comment fonctionnait l’armée de Napoléon ?

À travers les cas concrets des grandes batailles de l’Empire (de la campagne d’Italie en 1796 à Waterloo) et après avoir exposé les principes définis par les règlements militaires, il étudie minutieusement le déplacement des armées.
Il décortique ainsi les principes de la stratégie de l’Empereur mis à l’épreuve lors des plus grandes batailles napoléoniennes.

Mémoires (1771-1848)

Boyen (Hermann von).

La régénération de la Prusse après Iéna, ou les prémices de la défaite de 1870 présentés, traduits et annotés par François Gendreau. 

Préface de Madame Nicole Gotteri. P., Éditions Hist. Teissèdre, 2003.

Hermann von Boyen fut un personnage politique et militaire de premier plan en Prusse, général feld-maréchal et deux fois ministre de la guerre. Il a fortement contribué à relever son pays de l'effondrement qu'il a connu lors des guerres napoléoniennes.
Après 1806, détournant habilement les contraintes et les interdictions imposées par leur vainqueur, les Prussiens entreprirent un immense travail de refonte de leurs institutions et de réarmement qui fut mal perçu tant des Français contemporains (dont Napoléon) que des générations qui suivirent. La plupart des historiens sont eux aussi passés à coté de cette période majeure de l'histoire de la Prusse.
Partisan d'un démantèlement pur et simple de la France, à l'image de la Pologne, à la seconde Restauration, et principal artisan de la nouvelle organisation militaire de la Prusse, Boyen peut être considéré comme le véritable précurseur d'Albrecht vom Roon, dont les réformes militaires profondes donnèrent la victoire aux Prussiens en 1870.

"D'importants passages sont […] consacrés à la Pologne et à la Russie, sans parler de tout ce qui est dit de l'histoire intérieure de la Prusse, la vie à la cour de Frédéric-Guillaume III, le travail du Roi et de ses ministres, le détail des réformes administratives et militaires. La richesse des mémoires de Boyen, dont l'idéologie belliciste et luthérienne est déjà un enseignement, méritait bien une édition française. On doit féliciter François Gendreau d'avoir mené à bien cette tâche considérable en livrant aux chercheurs une traduction complétée d'un appareil critique digne de l'érudition la plus exigeante."
Extrait de la préface de Madame Nicole Gotteri.

L'expédition d'Egypte - Tome VI.

LA JONQUIÈRE (C. de), G. RIGAULT et Capitaine P. de LA GREVERIE.  P.

Éditions Hist. Teissèdre, 2003
XX-403-196-112 pp.
Couverture illustrée.

Dernier tome clôturant ainsi la première réimpression (tirée à 200 exemplaires) du plus célèbre ouvrage de La Jonquière (en 5 volumes).

Il nous paraissait impossible de rééditer le monumental ouvrage de Clément de la Jonquière sans aller jusqu’à l’épilogue du « Rêve oriental ».

Mort prématurément, La Jonquière n’avait pu terminer son ouvrage. Georges Rigault consacra sa thèse à terminer, même s’il s’en défend, le travail du maître.

L’ouvrage commence donc avec le départ de Bonaparte d’Égypte. Il revient sur le gouvernement de Kléber et étudie minutieusement celui de Menou. Il explique ensuite parfaitement la volonté du nouveau général en chef de faire de l’Égypte une colonie française. Rigault compléta son étude par la publication de l’« Inventaire des  états de service des officiers de l'Armée d'Égypte » que nous reproduisons ici.
Enfin, il nous a paru utile de joindre le premier travail du capitaine de la Grèverie sur le régiment des Dromadaires, création originale et pittoresque de Bonaparte.

Le soldat impérial.

MORVAN (J.). 
P., Librairie Historique F. Teissèdre, 1999 - 2 vol. in-8, 16x24 cm, 520 pp. et 525 pp., postface de J. Garnier.
Couverture illustrée.

Comme l'écrit Jacques Garnier dans sa postface, "le Morvan" est l'un des rares ouvrages absolument indispensables à tout amateur d'histoire napoléonienne.  

La première édition de cet ouvrage, publiée en 1904, était devenue totalement introuvable.

Le tome 1 est consacré au recrutement, au matériel, à l'instruction, à la solde, aux vivres et à l'administration.

Le tome 2 traite de la vie en campagne, des batailles, de la mortalité, des prisonniers, des récompenses, du moral.

Le seul ouvrage complet sur les différents aspects de la vie du soldat pendant l'Empire.

La cavalerie dans les guerres de la Révolution et de l'Empire (1792-1815).

PICARD (Commandant L.).  

Illustré d'après les cartes d'Eugène Titeux.

Éditions Historiques Teissèdre, 2000
2 vol. in-8, 16x24 cm, 419 pp. et 406 pp., 18 planches en couleurs.
Couverture illustrée en couleurs.

Campagne par campagne, le Commandant Picard étudie le rôle grandissant de la cavalerie sous la Révolution et l’Empire.

Publié en 1855 sans illustration, nous l’avons enrichi des cartes en couleurs d’Eugène Titeux, représentant les uniformes des différents corps de cavalerie.

Cavaliers de Napoléon.

MASSON Frédéric et Edouard DETAILLE.

Éditions Historiques Teissèdre, 2002
in-4, 288 pp., frontispice en couleurs, 31 ill. h. t., relié plein papier toilé bleu marine.
Jaquette ill. en couleurs.

La rencontre du maître incontesté de l’histoire napoléonienne, Frédéric Masson, et du plus grand peintre militaire de son époque, Edouard Detaille, devait nécessairement engendrer un chef d’œuvre.

Frédéric Masson passe en revue les états-majors et leur recrutement, la cavalerie de réserve, la cavalerie de ligne et la cavalerie légère. L’information est précise et sûre.

Les illustrations, réalisées d’après les tableaux et les aquarelles d’Edouard Detaille, sont magistrales.

Toutes les unités y sont représentées avec le même souci du détail et de l’exactitude et toujours dans des scènes animées.

Publié pour la première fois en 1895, cet ouvrage fut souvent réédité, mais curieusement jamais avec les illustrations de Detaille.

Un livre qui a autant de panache que les héros qu’il met en scène!

Austrian Napoleonic Artillery 1792-1815

David Hollins
Illustrated by Brian Delf

New Vanguard - Osprey - 2003
ISBN 1 84176 499 x

Tous les amateurs de la période napoléonienne connaissent David Hollins, qui a acquis en particulier la renommée  d'être un des meilleurs spécialistes contemporains de l'histoire militaire autrichienne à l'époque de la Révolution et de l'Empire. Renommée justifiée par le soin (et la ténacité !) avec lequel il approfondit son sujet et la qualité des ouvrages qu'il nous offre. Le dernier n'échappe pas à cette règle. Le sujet en est pourtant austère, mais l'abondance de détails et la riche iconographie font que le lecteur a désormais à sa disposition un (petit - mais c'est là le choix de l'éditeur) ouvrage fondamental permettant de mieux connaître, du point de vue autrichien, cette arme et son rôle dans les guerres napoléoniennes.

De superbes planches en couleur, oeuvre du talentueux Brian Delf, complètent l'ouvrage. 

Quant aux mérites et à l'originalité respectifs des systèmes Liechtenstein et Gribeauval, nous renvoyons nos lecteurs aux discussions qui eurent lieu sur les forums anglophones de Max Sewell et Bob Burham !

Le Congrès de Vienne - L'Europe contre la France

Jacques-Alain de Sédouy

Perrin - Paris 2003

 

En 1812, la France est à l'apogée de sa puissance : elle compte 130 départements s'étendant de Rome à Hambourg, flanquée d'États protégés ou alliés jusqu'aux rives de la Baltique et au Niémen. En 1815, elle est ramenée à ses frontières d'avant la Révolution.

Relisant les textes, scrutant les intentions et la psychologie des négociateurs, analysant les rapports de force, l'auteur retrace avec précision les étapes d'un tel recul, tout en rendant compte d'une atmosphère, notamment celle des fêtes du congrès. Prenant le contre-pied d'une historiographie présentant Talleyrand comme celui qui a évité le pire, il dénonce sa trop grande précipitation, en accord avec Louis XVIII, à signer les traités de paix du 30 mai 1814, abandonnant la Belgique et la rive gauche du Rhin, ce qui aurait pu être évité. D'où le retour de Napoléon qui, en digne fils de la Révolution, ne peut accepter de telles clauses - avec les conséquences néfastes que l'on sait : à la suite de Waterloo, les conditions des Alliés sont beaucoup plus dures. Si bien qu'au terme du traité de Paris du 20 novembre 1815, la France se trouve durablement affaiblie dans une Europe entièrement reconfigurée face à une Angleterre toute-puissante pour un siècle et, surtout, une Prusse menaçante installée sur le Rhin.

Iéna- Octobre 1806

Arnaud Blin

Perrin - Paris 2003

"Il n'y a que deux puissances au monde, disait Napoléon en 1806, le sabre et l'esprit. A la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit." L'Empereur ne croyait pas si bien dire. En 1806, la Grande Armée écrasait la Prusse au terme d'une campagne époustouflante. Militairement, l'affrontement du 14 octobre 1806 constitue l'un des sommets de la stratégie napoléonienne, Napoléon manœuvrant à la perfection à Iéna, et le maréchal Davout décidant de la victoire, avec une audace inouïe, à Auerstaedt. La meilleure armée de l'Ancien Régime, héritière du grand Frédéric de Prusse, disparaît d'un seul coup à l'issue d'une poursuite d'anthologie. C'est l'avènement d'une guerre d'anéantissement propre à l'époque contemporaine. Les deux grands stratèges du XIXe siècle, Clausewitz et Jomini, présents sur le théâtre, théoriseront et transmettront la formidable leçon assenée par l'Empereur.

Arnaud Blin explique clairement et précisément comment on en est arrivé là, donne à la bataille d'Iéna toute sa portée, en faisant leur place exacte aux circonstances et aux acteurs, grands et petits, de cet événement extraordinaire où l'Europe a basculé.

Napoléon à l'île d'Elbe

Guy Godlewski

Nouveau Monde Éditions - Fondation Napoléon

Pendant trois cents jours, de mai 1814 à février 1815, Napoléon régna sur un « royaume d'opérette » où l'avaient exilé les Alliés après la campagne de France. Là, à l'île d'Elbe, l'homme qui avait dominé et dirigé l'Europe se conduisit en souverain, réglant minutieusement le gouvernement de quelques kilomètres carrés et de quelques milliers de sujets. Et il s'ennuya beaucoup, si bien que, rapidement, les projets d'évasion et de retour en France furent à l'ordre du jour. Napoléon les accéléra lorsqu'il apparut que ses ennemis d'hier et le gouvernement de Louis XVIII ne respectaient pas leurs engagements (notamment financiers) à son égard et qu'on commençait à parler de son transfert vers une petite île de l'Atlantique sud, Sainte-Hélène. L'empereur décida donc de repartir à la conquête de son royaume dont il reprit le contact pour cent nouveaux jours. Ce sont tous ces aspects que Guy Godlewski a étudiés dans ce maître-livre dont Jean Tulard écrit dans sa préface que, plus de quarante ans après, « il n'a pris aucune ride et n'a d'ailleurs pas été remplacé

Jean-Baptiste Guindey

Claude Larronde - Michel Bordenave

Ed. Princi Negue - 2003

Il était né en terre de Béarn et peut être considéré comme un des héros-type de l'épopée. Il entra dans l'Histoire, le 10 octobre 1806, à Saalfeld, lorsque, capitaine au 10e de hussards il met fin, en combat d'homme à homme, le prince Louis-Ferdinand de Prusse. Sa vie sera glorieuse mais brève . Elle s'achèvera, à 28 ans, à la bataille de Hanau, le 30 octobre 1813. Ce petit livre, qui s'appuie sur une solide documentation, retrace cette vie brève, mais passionnante.

Christian Audebaud

Le général baron Pelet-Clozeau
La science et la gloire

Éditions S.P.M.

Jean-François Germain Pelet, enrôlé volontaire en 1799, est admis dans le corps des officiers ingénieurs géographes. Remarqué par Masséna qui en fera son premier aide de camp, il passe six années dans l'intimité du vainqueur de Zurich.

Napoléon, témoin direct de sa valeur et de son intrépidité, le récompensera en plusieurs occasions : colonel en 1811, placé en 1812, en Russie, à la tête du glorieux 48e de ligne, il est promu, un an plus tard, général dans la Garde. Mais Waterloo arrête brusquement son ascension.

Après les tracasseries de la Restauration, Pelet va entamer, à partir de 1830, une seconde carrière militaire extrêmement brillante. Directeur général du Dépôt de la Guerre, il met toute sa compétence et son autorité à la réalisation de cette .. oeuvre grandiose que constitue la carte de France dite « carte d'état-major au 1/80 000e».

Sa fidélité sans faille au souvenir de l'Empereur le conduit à collecter les lettres et ordres de Napoléon, qui seront, sous sa direction, publiés dans la fameuse Correspondance. Historien de talent, il est l'auteur d'un nombre impressionnant d'ouvrages sur les Campagnes de l'empereur Napoléon.

Homme politique enfin, il défendra ardemment, en tant que député de la Haute-Garonne puis de l'Ariège, mais aussi comme pair de France, la cause bonapartiste.

Louis-Napoléon, dont il sera un partisan résolu, saura récompenser le prestigieux soldat en l'élevant à la dignité de Grand Croix de la Légion d'honneur, en le nommant sénateur et membre de l'Institut.

Guy Van Eeckhoudt

Les CHASSEURS d’ARENBERG

Des Chevau-légers belges au 27e chasseurs à cheval.(1806-1814)

Éditions LCV

L'histoire qui vous est contée est celle d'un régiment de cavalerie légère créé grâce à l’initiative d’une illustre grande famille belge, les d’Arenberg. Il fit partie intégrante de la Grande Armée et participa activement à la grande épopée militaire de la période napoléonienne. Il méritait une étude approfondie étant donné ses actions mais aussi son caractère particulier, notamment le but poursuivi lors de sa création, Napoléon essayant de se rallier la noblesse de même que la fidélité de régions proches de la France.

C'est l'histoire d'hommes, et disons-le, aussi de leurs chevaux, leurs inséparables compagnons qui ensemble ont affronté les pires vicissitudes, lors des campagnes qui les ont menés de Liège en 1806 à Paris en 1814... en passant par la Poméranie, le Danemark, l'Espagne et l'Allemagne. Au cours de sa courte existence, le régiment sera entraîné dans une suite interminable de combats, la liste publiée dans ce site en dit long ! Dissout lors de l'abdication de Fontainebleau en 1814, il se révèle l'ancêtre de la cavalerie belge, de nombreux officiers ayant rejoint les cadres des différents régiments formés durant les premières années du nouveau royaume de Belgique. 


Napoléon

Dominique Jamet

Collection Si j'avais défendu.

Plon - 2003

Ceci n'est pas une énième biographie de Napoléon. Pas davantage un téléfilm à grand spectacle. La personne et le parcours de l'Empereur ne sauraient se résumer à une suite de clichés ou de « clips » sans lien ni explications, à une accumulation de gestes sans pensée accomplis par un frénétique du pouvoir et de la guerre.

Le propos de Dominique Jamet n'est pas d'ajouter à tant d'autres un livre inutile. Il s'agit ici de resituer Napoléon, général, consul et empereur, dans le contexte, le climat et l'esprit de son siècle - et non dans ceux du nôtre. Il s'agit de remettre en place les idées et les faits - et non de plaquer les conceptions d'aujourd'hui sur la réalité d'autrefois. Il s'agit de savoir de qui on parle, de quoi et de quand.

Alors apparaît dans sa logique et dans sa clarté la trajectoire de cet homme hors du commun, chef de guerre, bien sûr, mais aussi chef d'État, administrateur et législateur, destructeur d'un monde ancien, constructeur d'une nouvelle société, porteur d'un projet gigantesque sans être démesuré, défricheur de l'avenir. L'histoire, le destin, la légende de Napoléon sont inséparables de la France de son temps. Quant à la France actuelle, elle porte encore, ineffaçable, l'empreinte de Napoléon.

Napoléon et l'Europe

Ouvrage collectif

Presses Universitaires Rennes - 2002

Le présent ouvrage, tiré des travaux du colloque, organisé symboliquement dans la ville née de la volonté même de l'Empereur, met en lumière, autour d'exemples précis, tout le spectre des relations complexes et contradictoires, allant de la séduction à la soumission, de la rationalité modernisatrice au respect des traditions, du mépris des autres nations à la protection des habitants locaux, qui ont été nouées entre Napoléon et les peuples de l'Europe.

Au-delà de tout jugement il est possible de constater que la "brutalisation" croissante des combats, l'intervention définitive de l'État dans la sphère privée, l'affirmation des sentiments "nationaux" et des opinions communautaires promues à la dimension politique, ont totalement renouvelé les rapports entre les individus et entre les groupes dans toute l'Europe. Même la figure de l'Empereur, fugace maître du monde mais dont la destinée frappe les imaginations, ouvre des perspectives inédites aux contemporains.

Si au final la leçon est rude, car le désastre impérial clôt l'épisode, la réaction politique et religieuse, les guerres nationales et les déviations révolutionnaires en naissent, l'objectif de ce colloque a été de présenter le moment pendant lequel l'Europe de Napoléon s'inventait, dans ses grandeurs et ses innovations politiques, comme dans ses tragédies et ses petitesses.

TALLEYRAND  - Un seul maître : la France

Duff Cooper

(Traduction Daniel B. Roche)

Éditions Alvik - 2002

Nouvelles venues dans le paysage de l'édition, les éditions Alvik, dont l'une des ambitions est de présenter des analyses d'acteurs engagés dans les domaines de l'histoire, de la politique et de l'art, ont la très bonne idée de nous offrir la traduction française d'un ouvrage de référence sur cet homme controversé, énigmatique que fut Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, cet "évêque apostat", ce "diplomate corrompu et corrupteur", ce "séducteur impénitent" dont cependant Duff Cooper s'attache à réhabiliter l'image. L'auteur, ancien ministre de Churchill et ambassadeur en France, s'est attaché à présenter de son personnage - pour lequel il a manifestement une grande sympathie - un portrait captivant.

Certes, l'auteur semble supposer que le lecteur est parfaitement au courant des évènements historiques qui jalonnent la vie de son héros, ce qui le conduit parfois à aller un peu vite en besogne, mais cet ouvrage - même s'il n'est pas nouveau - a certainement sa place dans l'imposante bibliographie consacrée à ce diplomate hors pair. A recommander !

Les Chevaux de Napoléon

Philippe Osché
avec la collaboration de Frédéric Künzi.

Bassins - 2002

Ce livre retrace l'épopée des 1500 chevaux de l'Équipage de selle de Napoléon Bonaparte durant les quatorze années de son règne sur l'Europe.

On y découvre leurs races, leurs origines, leurs robes et leurs destins souvent tragiques. Chaque cheval est présenté individuellement et replacé dans son contexte historique.

On y évoque aussi l'organisation des Écuries du Premier consul, puis de l'Empereur sous la direction du Grand Écuyer, Armand de Caulaincourt.

Pour la première fois, de nombreux chevaux ont été identifiés avec certitude dans des oeuvres renommées de l'iconographie napoléonienne présentes dans les musées et collections particulières. Un nombre important de tableaux reproduits dans cet ouvrage sont totalement inédits et n'ont, à ce jour, jamais été publiés.

Dictionnaire de la Grande Armée

Alain Pigeard

Tallandier, Paris, 2002

Si l'on a publié de nombreux ouvrages traitant de l'armée de Napoléon, il n'en existe aucun qui référence, explique et analyse systématiquement tout ce qui se rapporte à la Grande Armée, cette formidable concentration de troupes réunie par Napoléon à partir de 1804 pour tenter de conquérir l'Europe.

Alain Pigeard propose aujourd'hui cet imposant ouvrage, fruit de milliers d'heures de recherches en archives et dans les mémoires d'époque. Et le résultat est à la hauteur! Le Dictionnaire de la Grande Armée propose en effet la définition précise de plus de 1 800 termes se rapportant à l'institution militaire sous le premier Empire.

Notions stratégiques et tactiques, objets de la vie quotidienne, acteurs de l'épopée impériale, armements, pièces d'équipement, unités mythiques engagées sur tous les théâtres d'opérations européens, etc., les curieux comme les passionnés du premier Empire y découvriront une somme de connaissances jamais réunies à ce jour.

Enfin, comment aborder la Grande Armée sans parler de ces batailles qui ont contribué à établir la légende impériale ? Le lecteur trouvera ainsi en fin d'ouvrage un catalogue des 100 batailles les plus importantes de l'Empire, présentées sous forme de fiches techniques. Il y découvrira des renseignements précieux et souvent ignorés : topographies des lieux, forces en présence, pertes, conditions météorologiques, récits des témoins, etc.

NAPOLÉON, la dernière bataille

Jacques Logie

Grand Livre du mois, 2002

Peu de batailles dans l'histoire ont inspiré une aussi abondante littérature que celle de Waterloo. Napoléon, à Sainte-Hélène, fut le premier à s'interroger à plusieurs reprises sur les causes de cette «évitable défaite». Combattants des deux camps, écrivains militaires, historiens français, anglais, belges, hollandais, prussiens ont disséqué la campagne de 1815 avec une impartialité toute relative. Tandis que la défaite de Napoléon reste inexplicable aux yeux de beaucoup de Français, les Anglais persistent à voir en Wellington le seul vainqueur de l'Empereur, minimisant le concours de Blücher.

L'auteur replace la bataille dans son contexte diplomatique et explique les techniques militaires de l'époque. Après avoir soumis les péripéties de la campagne de Belgique à une critique historique rigoureuse, il met en évidence les erreurs qui décidèrent du sort de la Grande Année. Son analyse aboutit à disculper Grouchy et Ney et fait endosser la responsabilité de la défaite à la nonchalance de l'Empereur lui-même.

Le maréchal Lannes

Charles Lannes

Éditions Historiques Teissèdre - Paris - 2002

Figure emblématique de la Grande Armée, héros tragique de l'épopée napoléonienne, le maréchal Lannes est l'un des plus ardents combattants, qui peut aisément rivaliser avec Ney ou Murat.

Général à 30 ans, maréchal à 35 ans, Lannes est blessé à multiples reprises avant de l'être mortellement à la bataille d'Essling (31 mai 1809).

Écrite par son petit-fils et publiée pour la première fois en 1900, cette biographie est à l'image de son héros, simple et sincère.

Ayant accès aux archives familiales, c'est naturellement qu'il publie de nombreuses lettres et rapports de Lannes.

Mémoires d'un chirurgien de la Grande Armée.

Jean-Baptiste d'Héralde

Transcrits et présentés par Jean Chambenoit.

Éditions Historiques Teissèdre, Paris, 2002

D'Austerlitz à l'Espagne, où il reste près de six ans, de Waterloo à la campagne d'Espagne de 1823, d'Héralde est de la trempe d'un Larrey ou d'un Percy, exerçant avec abnégation son noble et bien souvent ingrat métier de chirurgien militaire ; parcourant les champs de bataille, il soigne et ampute pour sauver.

Ses qualités d'observation donnent à son récit un caractère exceptionnel où se mêlent la relation des faits et l'analyse stratégique. A cet égard, il n'hésite pas à critiquer le commandement, par exemple le rôle de Lannes à Pultusk ou l'attitude générale de Soult en Espagne.

Ce manuscrit inédit, conservé d'abord par la famille puis déposé aux Archives du Service de Santé, a été patiemment retranscrit et vérifié par Jean Chambenoit, qui a également établi une étude biographique de qualité visant à cerner la personnalité de d'Héralde grâce à de nombreuses archives et documents, et à replacer son parcours dans les grands mouvements des armées napoléoniennes. 

Le général Huard

Arnauld Divry

Éditions Historiques Teissèdre, Paris, 2002.

La biographie du général Huard permet d'établir un brillant parcours: lieutenannt-colonel à 22 ans, colonel à 30 et général à 37 ans. Il se termine par une mort glorieuse à la bataille de la Moskova.

Mais cette biographie ne se distinguerait pas beaucoup de celles de nombre de ses compagnons d'armes de la Révolution et de l'Empire sans la découverte de sa correspondance jusque-là inédite.

Les lettres à sa famille révèlent un caractère attachant et une excellente plume. Fin observateur et analyste des champs de bataille, de la vie dans les campagnes et les villes, et même de la mode, Huard a une âme de poète et de philosophe à ses heures. C'est aussi un esprit ouvert aux sciences, un chimiste en avance sur son temps lorsqu'il décrit les fumerolles des solfàtares de Pouzzoles.

Huard montre un esprit moderne, plus préoccupé de l'éducation de ses neveux que des distinctions éphémères des champs de bataille. Il pourrait faire sienne la devise du philosophe Jean Bodin: « Il n'est de richesses que d'hommes. »

Le maréchal Berthier

Général Derrécagaix

Éditions Historiques Teissèdre, Paris, 2002

Le général Derrécagaix signe en 1904-1905 la première biographie du maréchal Berthier. A travers les 1100 pages de ce monument remarquablement documenté, Berthier trouve sa vraie place dans l'histoire napoléonienne. Le premier tome nous montre comment ce fils d'un officier de l'Ancien Régime, grâce à la rigueur de sa formation, sut s'adapter aux différents régimes, tout en restant loyal. Sa carrière commence en Amérique, aux côtés de Rochambeau (1780-1783). Elle se poursuit sous la Révolution où il protège la famille royale, ce qui lui vaudra quelques désagréments. C'est lors de la première campagne d'Italie que s'imposent ses talents militaires : il est nommé par Bonaparte chef d'état-major de l'armée de 1796 alors un rôle clé dans l'expédition d'Egypte. 

Nommé naturellement Ministre de la Guerre après le 18 Brumaire, puis à la tête de l'Armée de Réserve, il offre au Premier Consul la première de ses grandes victoires: Marengo. Il est fait maréchal le 18 mai 1804. Fidèle parmi les fidèles, Berthier est l'ami le plus sûr de l'Empereur.

Souvent éclipsé par la forte personnalité de Napoléon, le prince de Wagram est, comme nous le montre le second tome, de toutes les batailles, de toutes les décisions : en Autriche, en Prusse, en Pologne, en Espagne, en Russie, en Saxe et, durant la campagne de France.

Sa seule erreur, qui lui sera fatale, sera de se ranger aux côtés de Louis XVIII en 1814. Ne croyant plus au rétablissement de l'Empire, il ne rejoindra pas l'Aigle à son retour de l'île d'Elbe.

Sa mort accidentelle (ou suicidaire) en 1815, lui évitera de voie l'Empire s'effondrer une seconde fois.

Napoléon et Venise - 1796-1814

Amable de Fournoux

Éditions de Fallois, Paris, 2002

 Napoléon et Venise: la chute de la Sérénissime République a été racontée bien souvent. Mais la liaison forcée entre Napoléon et Venise ne s'arrête pas à ces prémices. Elle se prolonge tout au long de la prodigieuse épopée de l'Aigle, dans un chaos d'événements qui vont bouleverser la carte de l'Europe, et singulièrement celle de l'Italie.

Aucun livre n'avait jusqu'à présent relaté l'étroite et étrange relation qui, de 1796 à 1814, s'est établie entre le conquérant le plus célèbre de toute l'Histoire moderne et la ville la plus célébrée dans toutes les littératures.

En cédant, après l'avoir trahie et dépouillée, la vieille dame des lagunes à l'Autriche qui en rêvait depuis toujours, Bonaparte ouvrait la route de la fortune à Napoléon. Ce forfait allait salir durablement sa gloire.

Devenu président de la première République italienne, empereur des Français, il n'aura de cesse de coiffer la couronne de fer des rois lombards pour racheter sa faute et régner sur cette Italie dont Venise était le joyau.

Venise "napoléonisée", c'est aussi une page mal connue de cette histoire que la légende a quelque peu escamotée. Malgré une visite réussie dans la Cité des Doges et de sérieuses réformes pour la sauver de la ruine, l'aventure se solda par un échec cuisant et le rejet complet de la présence française.

"Je serai un Attila pour Venise", la terrible menace prononcée par le général en chef de l'armée d'Italie en 1797 était décidément prophétique.

L'Aigle et le Lion n'ont jamais fait bon ménage.

Défense des côtes et cartographie historique

Sous la direction de Jean-Pierre Bois

CTHS - 2002

La côte a toujours été un lieu privilégié de relations humaines, pacifiques ou guerrières, lieu privilégié d'attaques, et donc de défense. On sait depuis le Moyen-âge que la meilleure défense est la maîtrise de la mer, mais à défaut, elle s'appuie sur les îles, les côtes rocheuses, les forteresses, les milices côtières, les troupes réglées, jusqu'à ce que l'intervention plus récente des forces aériennes apporte une troisième dimension dans une guerre traditionnellement à deux dimensions. Le concept de défense des côtes change enfin en profondeur depuis qu'à la notion de défense du territoire sur un littoral préparé à la guerre, se substitue la notion de la défense d'un patrimoine naturel privilégié, menacé autant par les marées noires que par le tourisme dévoreur de paysages.

Colonel comte Charles d'Agout : Mémoires. 

Édition établie et annotée par Chantal de Saint-Priest d'Urgel, préface de François Nourissier, avant-propos du Comte de Saint-Priest d'Urgel.  

Paris : Mercure de France, 2001. 119 FF, 18.14 euros .

 

Le nom de Charles d'Agout (1790-1875) n'évoquait jusqu'à présent que le souvenir bien pâle du malheureux mais irréprochable mari de Marie de Flavigny, maîtresse de Franz Liszt, femme de lettres reconnue sous le pseudonyme de Daniel Stern, et militante républicaine sous le Second Empire. L'arrière-arrière-petit-fils de Charles et Marie d'Agout, le comte de Saint-Priest d'Urgel, publie pour la première fois, avec l'aide de sa femme, agrégée de Lettres, les souvenirs inachevés de ce brillant officier du Premier Empire, écrits à partir de 1867. Sous-lieutenant à 17 ans au siège de Dantzig, il participa à la Guerre d'Espagne puis à la Campagne de France, où une grave blessure faillit lui coûter une jambe, et finit sa carrière militaire comme colonel d'État-major au service des Bourbons, lors de l'expédition d'Espagne de 1823 dite "des cent mille fils de Saint Louis", où il fut Gouverneur de Madrid. D'une loyauté exemplaire à sa hiérarchie et à ses souverains successifs, c'est un homme fidèle aux valeurs d'un ancien régime qu'il n'a pas connu, et qui ne cache pas son affection pour les aînés des Bourbons, sa méfiance envers les Orléans et son aversion pour la "démagogie" révolutionnaire. La bonhomie, la modestie sincère, la délicatesse et l'élégance de ce gentilhomme en font un observateur attentif et dépassionné, dépourvu de toute amertume ou nostalgie, à l'aise partout où il passe, à l'opposé de la morgue supposée des "ultras" de la Restauration. Excellent conteur, l'auteur se révèle un vrai écrivain dans les scènes de combat et la description de la vie militaire. Ces Mémoires, interrompus par la mort de l'auteur, s'arrêtent malheureusement vers 1830, peu après sa rencontre avec Marie de Flavigny.

1809 - Schlacht bei Raab

Ferdi I. Wöber

Chez l'auteur : Johannesbergstrasse 22 - A-3034 Anzbach (Autriche)

 

Les visiteurs, pour peu qu’ils soient curieux, peuvent lire, sur l’un des piliers de l’Arc de Triomphe, à Paris, cette inscription : « Raab, 14 juin 1809 « . Peu savent, pourtant, ce que cache cette mention. Et surtout pas, probablement, que Raab s’appelle aujourd’hui Györ, jolie petite ville hongroise, entre Vienne et Budapest, non loin de Danube.

Et qui se souvient comment il se fit que les soldats de Napoléon vinrent ici affronter non seulement leurs ennemis traditionnels, les autrichiens, mais également des hongrois ? La raison en est que peu d’historiens se sont, jusqu’à présent, intéressé à cette bataille. Certes, des publications existent, mais elles datent pour la plupart de près d’un siècle. De plus, elles sont généralement écrites en hongrois, ce qui les rend peu accessibles. Quand aux rares études de langue allemande, elle se complaisent en général à reporter la responsabilité de la défaite autrichienne sur ces soldats hongrois, levés à la hâte et allant au combat sans préparation, passant allègrement sous silence les désaccords profonds qui existèrent entre les archiducs Jean, Joseph et Charles, et qui entraînèrent une absence de coordination et de véritable commandement, qui ne pouvaient que conduire au désastre. 

Le livre de Ferdi Wöber – auteur par ailleurs d’un ouvrage qui fait autorité sur la bataille d’Essling (Aspern) – corrige ces manquements à la vérité historique. S’écartant des schémas existants, il a, en puisant dans les archives locales, souvent inexploitées jusqu’à ce jour, fait un énorme travail de mise à jour de la vérité. L’auteur est, en plus, un amoureux des détails et de la précision. Il en résulte un ouvrage court (70 pages) mais extrêmement dense (que la typographie rend quelque fois difficile à lire) et riche en détails. Des cartes et des schémas permettent (pas toujours) de suivre les évènements heure par heure. Enfin, une iconographie importante (en noir et blanc, hélas, pour des raisons budgétaires)  présente un grand nombre de reproductions de la bataille, provenant du Musée National de Budapest, et qui permettent d’apprécier la place importante de cet événement dans l’histoire de la Hongrie.

Le livre de Ferdi Wöber deviendra sans nul doute un ouvrage de référence concernant cet épisode peu connu de la campagne de 1809. Publié pour l’instant en allemand, il devrait être bientôt traduit en anglais et, il faut l’espérer, en français.

Austerlitz

Collection Petit Futé.
Nouvelles Éditions de l'Université

Dans la collection bien connue des guides touristiques populaires, un volume consacré à Austerlitz et comment organiser sa visite.

ISBN - 286 273 9006

10 avril 1814, la bataille de Toulouse

Jean-Paul Escalettes
Éditions Loubatières
Portet sur Garonne
Tel : 0561728353

Avec cartes en couleurs de la bataille, planches d'uniformes en couleurs inédites, deux planche couleurs dépliantes et un résume en anglais.

ISBN 2-86266-309-3

Général Curély

Librairie des Deux Empires

"Itinéraire d'un cavalier léger du Premier Empire". Paris, 1999, in-8°, 450 p., broché.

Colonel Nöel 

Librairie des Deux Empires

"Souvenirs d'un officier du Premier Empire". Paris, 1999, in-8°, 250 p., broché



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