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Johann
Gabriel de Chasteler de Courcelles 1763-1825 |
Johann Gabriel de Chasteler de Courcelles naît le 22 janvier 1763, au
château Moulbais, près de Mons. Il fait des études
aux collèges de Lille et de Metz, et entre, dès l'âge de 13 ans, comme Cadet,
au régiment d'infanterie prince Charles de Lorraine. Deux années plus tard,
grâce à l'influence de ses parents, il va poursuivre sa formation à l'académie
des sciences de Vienne. Il est nommé, en 1780, sous-lieutenant dans le
corps des Ingénieurs. Il participe alors à la construction de la forteresse de Theresienstadt
Il est envoyé, à l'automne 1787, en Bukowina,
puis participe, sous les ordres du feld-maréchal Laudon,
à la derrière guerre de l'Autriche contre les Turcs (1788-1791). Il se
distingue à la bataille de Focsani, et reçoit la
croix de Chevalier de l'Ordre de Marie-Thérèse. Nommé après la guerre
lieutenant colonel, il est envoyé aux Gardes d'Arcier,
auprès du Gouverneur des Pays-Bas, alors provinces autrichiennes et est nommé
camérier impérial. Mais lorsque la guerre de la Première Coalition commence, en
1792, il demande à être de nouveau affecté au corps du Génie. Il dirige la
remise en état la forteresse de Namur, puis, sous les ordres du duc de Saxe-Teschen, il est au siège de Lille (que les Autrichiens
n’avaient aucun espoir de prendre, mais il s’agissait là en fait d’une action
de diversion dans le but d’attirer une partie des forces françaises situées sur
le Rhin – cf. Digby Smith). Après Jemmapes, les
Autrichiens doivent passer sur la défensive. Chasteler participe alors à la
défense de Namur, qui doit tomber finalement aux mains des Français de
Dumouriez. Chasteler est même fait prisonnier.
Il est libéré par échange en 1793, Chasteler est au siège de Valenciennes,
puis à ceux de Le Quesney et de Maubeuge. Puis il est
à la bataille de Wattigny (15/16 octobre), où, à la
tête d'une division d'infanterie, il est gravement blessé.
Remis de ses blessures, en 1794, il participe aux sièges de Landrecy et de Lüttich, et en
1795, il prend une part très active à la levée du siège de Mayence, ce
qui lui vaut, en plus de l'honneur d'être envoyé à Vienne porter la nouvelle de
cette victoire, d'être nommé colonel à l'état major général.
De 1795 à 1796, il fait partie de la commission chargée, du fait de la
nouvelle partition de la Pologne, de la fixation des frontières.
Après la paix de CampoFormio, il est chargé d'une tâche similaire, cette
fois pour ce qui est des pays vénitiens, ce qu'il effectue avec le général
français Chasseloup. Il a alors l'occasion de rencontrer Bonaparte.
Il est promu général-major en 1797. En
1798, il effectue un voyage en Galicie, , puis
en Tyrol et Vénétie, afin d'évaluer les capacités de défense de ces pays
frontaliers de l'Autriche.
En 1799, il est chef d'état-major des troupes russo-autrichiennes, et
combat en Italie, aux cotés de Souvarov. Après son
brillant passage de l'Adda, à la fin d'avril 1799, il est fait Commandeur de
l'Ordre de Marie-Thérèse. Son engagement personnel est en grande partie
responsable de la retraite que les Français de Macdonald (17/19 juin 1799)
doivent faire derrière la Trebbia. Il est gravement blessé à Alessandria,
ce qui l'empêche de continuer à participer à cette campagne, puis est nommé, en
1800, chef d'état major en second à l'armée du Rhin. Il combat à Engen et Möskirch, puis est nommé
à la tête d'une brigade, au Tyrol, qui sera engagée au col de Scharnitz.
Chasteler est nommé Feldmarschall-leutnant en
1801. Il se distingue de façon particulière en 1805, où sa parfaite connaissance
du pays, l'a fait nommer commandant de l'aile droite du corps du Tyrol. Il
défend avec succès le col de Strub et couvre ainsi la
retraite de l'archiduc Jean hors du Tyrol.
En 1808, Chasteler dirige la remise en état de la forteresse de Komorn (sur
le Danube, en Hongrie)
Lorsque la guerre éclate de nouveau entre la France et l'Autriche, en 1809,
Chasteler commande le VIIIe corps d'armée en Italie. De
là, il entre dans le Tyrol, mais doit essuyer une sévère et sanglante défaite,
à Wörgl (cf les pages
consacrées au Tyrol en 1809).
Après la paix de Schönbrunn, il est nommé commandant militaire de la Silésie
autrichienne. En 1813, il commande la place de Prague, puis participe à
la bataille de Dresde et à celle de Kulm. Nommé Feldzeugmeister, il
prend, après la bataille de Leipzig, le commandement du corps de Klenau.
Lorsque le royaume lombardo-vénitien est
reconstitué, il est nommé chef des fortifications et des places de Venise.
Johann Gabriel de Chasteler de Courcelles meurt à Venise, le 10 (ou le 7)
mai 1825, âgé de 62 ans.