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Laurent Gouvion Saint-Cyr Maréchal (1764-1830) Marc
Nadaux - Robert Ouvrard |
Saint-Cyr était un des militaires les plus capables de l'Europe ! Contemporain et émule de Moreau, de Hoche, de Kléber et de Desaix, il avait commandé avec succès une des ailes de l'armée du Rhin, lorsque Oudinot était à peine colonel ou général de brigade. Je n'ai connu personne qui dirigeât mieux ses troupes sur un camp de bataille que ne le faisait Saint-Cyr. (Marbot - Mémoires)
Laurent
Gouvion naît le 13 août 1765 à Toul, austère ville frontalière sise sur la
Moselle (1). Implanté dans la cité depuis le XVIIe siècle, les Gouvion se sont
rapidement élevés dans l’échelle sociale, donnant à Toul quelques uns de
ses échevins. Le futur maréchal d’Empire est lui d’extraction plus
modeste. Son père est un artisan tanneur. Il a épousé une jeune fille âgée
de quinze ans, qui le quitte alors que l’aîné de ses trois fils, Laurent,
n’est âgée que de trois ans. Le divorce ne sera prononcé qu’en 1795,
Jean-Baptiste Gouvion se remariant neuf années plus tard.
Celui-ci
se heurte à son fils, en qui il espère un successeur à la tête de
l’atelier familial. L’adolescent lui a une âme d’artiste. Il suit en
« auditeur libre » les cours de l’école d’artillerie de Toul.
L’abbé Sirjean, qui contribue à son éducation, le présente bientôt à un
professeur de dessin, dénommé Houot. Mais Laurent Gouvion choisit
l’aventure. A dix-huit ans, il quitte Toul, gagne Paris, puis Rome, un voyage
initiatique pour le jeune homme. A son retour, quelques années plus tard et
fort d’une nouvelle expérience, il enseigne quatre années durant son art au
collège de Toul, avant de regagner la capitale. Là, Gouvion entre dans
l’atelier de Brenet, un ancien élève de Boucher.
La Révolution
C’est
alors que la Révolution éclate. A vingt-huit ans, devenu garde national, il
s’enrôle au mois de septembre 1792 dans le 1er bataillon de chasseurs républicains.
Celui qui se fera désormais appeler Gouvion Saint-Cyr – un nom que sa mère a
porté – se porte ainsi volontaire pour défendre la République qui vient
d’être proclamée. La « Patrie est en danger » et l’ennemi
bientôt aux portes de Paris. Après Valmy, auprès de l’armée de Moselle
devant Mayence à la mi-novembre, il se fait remarquer de ses supérieurs et
devient adjoint à l’adjudant général du Génie Gay de Vernon.
Le
11 septembre 1793, ce poste est attribué à Gouvion Saint-Cyr par la
Convention, alors que les troupes françaises viennent d’évacuer la Belgique.
Il reprend peu après le camp de Nothweiler aux Autrichiens et est nommé
adjudant chef de brigade par le nouveau général en chef, Hoche. L’offensive
est en effet un succès puisque au cours de l’hiver l’ennemi est contraint
de se replier au delà du Rhin. Nommé général de brigade par le Comité de
Salut public, le 10 juin 1794, puis général de division, le 2 septembre
suivant, il s’emploie alors avec ses troupes à assiéger Mayence.
De
retour à Toul au début de l’année suivant, l’officier se marie à sa
cousine germaine, Anne Gouvion, le 26 février 1795. De nouveau sur le front de
l’Est, après les revers de l’armée de Rhin-et-Moselle commandée par le général
Pichegru, Gouvion Saint-Cyr reprend l’offensive et s’empare de Homburg et
Landstuhl. L‘armistice est signé peu après, le 21 décembre 1795. Celui-ci
est de courte durée. L’année suivante, alors que Moreau a succédé à
Pichegru, le Directoire ordonne une offensive générale aux frontières de
l’Est. Malgré les succès de l’armée de Rhin-et-Moselle et son avancée en
Bavière, celle-ci doit se replier au delà du Rhin. L’armée de
Sambre-et-Meuse, commandée par Jourdan, vient en effet d’être défaite,
avant que la jonction avec les troupes commandées par Moreau ait été effectuée.
La retraite s’annonce dangereuse et n’est permise que grâce à la victoire
de Gouvion Saint-Cyr à Biberach, le 2 octobre 1796.
A la tête l’année suivante de l’armée du Rhin, après la mort de Hoche, il reçoit le 8 mars 1798 le commandement provisoire de l’Armée de Rome. Celle-ci venait de contraindre à la fuite son général, Masséna, qui pillait la ville occupée à son profit. Gouvion Saint-Cyr parvient à ramener la discipline parmi les officiers, avant d’être rappelé à Paris, le 26 juillet. Aux cotés de Jourdan, il participe avec l’armée du Danube à une offensive face aux Autrichiens au cours du printemps suivant, avant de demander à être envoyé en Italie, après avoir appris la venue de Masséna. Dans la péninsule la situation s’aggravait, le Milanais avait été évacué et il fallait à présent défendre Gènes et le littoral. Sous le commandement de Joubert, il participe alors à la bataille de Novi, le 15 août 1799, face aux forces russes et autrichiennes et assure la retraite des Français, mal engagés dans la lutte. Toujours en Italie, Gouvion Saint-Cyr, qui n’a jamais caché son attachement à la République, apprend quelques semaines plus tard, non sans réticences, le coup d’Etat du 18 Brumaire et la prise du pouvoir par Bonaparte.
Apprenant les victoires de Gouvion Saint-Cyr sur les Autrichiens, contraints de se replier dans l’arrière-pays, le Premier Consul lui décerne le brevet de premier lieutenant de l’Armée et un sabre d’honneur. Sur la demande du général Moreau, il est affecté à l’Armée d’Allemagne et prend le commandement d’un corps d’armée, le 13 avril 1800. Ayant pris l’initiative de l’offensive, Gouvion Saint-Cyr est de nouveau vainqueur à Biberach face aux Autrichiens, le 8 mai suivant. En désaccord avec Moreau, le général victorieux demande un congé, qui lui est accordé, et quitte définitivement l’armée du Rhin, le 5 juin 1800.
A Paris, Bonaparte, qui n’apprécie guère
Moreau, le nomme conseiller d’Etat à la section de la Guerre, dès le 20
septembre suivant. C’est aux Tuileries où siège le Conseil d’Etat (3), que
l’officier général fait la connaissance du monde de la législation, découvrant
également la prodigieuse capacité de travail du futur Empereur. Les séances
du Conseil, animées par Bonaparte, sont en effet interminables.
Quatre mois plus tard cependant, le 9 février 1801, alors que la paix est signé avec l’Autriche à Lunéville, Gouvion Saint-Cyr est chargé d’une mission diplomatique en Espagne. Il s’agit alors d’interdire l’accès des cotes portugaises à l’Angleterre, toujours en guerre contre la France. Peu après la conclusion d’une alliance militaire, les troupes françaises et espagnoles pénètrent au-delà de la frontière. Cette nouvelle campagne est de courte durée, mais les tractations diplomatiques qui ne manquent pas de prendre la suite et auxquelles il se trouve mêlé (4), ne plaisent guère à Gouvion Saint-Cyr.
De retour à Paris,
en août 1802, il est, le 14 mai 1803, envoyé en
Italie, avec le titre de lieutenant général de l'armée d'occupation de Naples, et placé sous les ordres de
Murat, général en chef. En cette année 1803, les Français, en effet, réoccupent les
Etats napolitains, l’Angleterre n’ayant pas respecté les engagements pris
lors du traité d’Amiens, autrement dit l’évacuation de l’île de Malte.
A Paris, Bonaparte est nommé Empereur, le 18 mai 1804. Anticipant l’événement, les différents corps d’armée rédigent auparavant des adresses à destination du Premier Consul le pressant de se faire sacrer, ce que refuse Gouvion Saint-Cyr aux troupes directement placées sous ses ordres. Selon lui, l’armée n’a pas à s’immiscer au cœur de la chose politique. Lui déplait également l’évolution autoritaire du régime républicain. Peu de temps après, la sanction tombe. Gouvion Saint-Cyr est nommé, le 6 juillet 1804, Colonel-général des Cuirassiers, et non maréchal comme ses pairs, Lannes, Ney, Soult… (5). Il passera trois années dans le royaume de Naples, à la tête duquel l’Empereur place son frère Joseph, devenu roi, comme commandant en chef de l'armée de Naples.
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Le
général Gouvion Saint-Cyr se présenta un jour au lever des Tuileries.
L'Empereur lui adressa la parole d'un ton calme : |
Remplacé, sans crier gare, par Masséna, le 9 janvier 1806, il quitte son poste
sans autorisation pour se rendre à Paris, ce qui est loin d'être du goût de
l'Empereur, qui le renvoie à Naples. Le revoilà dans la péninsule, cette fois
avec un commandement du corps d'armée de la Pouille et des Abruzzes, avant de revenir
de nouveau en France - cette fois-ci en toute légalité - au mois d’août 1806.
Il prend alors le commandement du camp de Boulogne (décembre 1806 - août 1808). Avec le départ de la
Grande Armée vers l’Est, 30.000 hommes formant le 1er Corps de réserve font
ainsi face à l’Angleterre.
Au
printemps 1808, Gouvion Saint-Cyr reçoit de Napoléon 1er une dotation en
Westphalie (7) et un titre de comte, le souverain pourvoyant ainsi la nouvelle
noblesse d’Empire. Avec le soulèvement général en Espagne, ses talents
militaires sont de nouveau mis à contribution. Le 17 août, il reçoit
l’ordre de former à Perpignan le VIIe Corps de la Grande Armée, qui doit
ensuite gagner la Catalogne voisine. Malgré le dénuement de ses troupes,
Gouvion Saint-Cyr parvient à prendre le fort de Roses, le 4 décembre 1808,
puis Barcelone, le 17. Devant la résistance de Gérone (8) cependant, le général encourt
une fois de plus la disgrâce de l’Empereur des Français . Il est remplacé
par Augereau. Celui-ci tardant à prendre son poste, Gouvion quitte le sien, une
nouvelle fois sans autorisation. Il est mis aux arrêts, le 14 novembre 1808, dans sa propriété de
Reverseau. Il
sera rappelé, enfin, le 14 avril 1811, après dix-huit mois d’un exil
douloureux.
Le 22 juin 1812, la France a de nouveau déclaré la guerre à la Russie et Gouvion-Saint-Cyr a été chargé, le 1er avril, du commandement du Corps bavarois, le VIe Corps de la Grande Armée (9). Pénétrant toujours plus avant à l’Est, il est vainqueur, à la tête du du 6e et du 2e corps (en remplacement d'Oudinot, blessé), de Wittgenstein à Polotsk, les 16/18 août 1812 (10). Quelques temps plus tard, le 27 août, Napoléon lui donne enfin le bâton de maréchal (11).
Le
18 octobre 1812, Gouvion bat de nouveau Wittgenstein, mais il est blessé, et
doit abandonner son commandement. Lorsque Napoléon quitte la Grande-Armée, le
prince Eugène (après l'abandon de Murat) lui offre le poste de
major-général, mais il préfère celui de commandant du XIe corps d'armée, à
Berlin. C'est là qu'il tombe malade du typhus, en mars 1813. Affaibli par la maladie, le maréchal d’Empire
rentre à Paris, auprès de son épouse. Entre temps, la situation à l’Est du
Rhin s’est dégradée. Remis, le maréchal est appelé, le 4 août 1813, auprès de Napoléon
Ier, qui lui confie le XIVe Corps, composé de jeunes recrues et désigné pour
couvrir la ville de Dresde et, au delà, les frontières de Bohème. Il
participe à la bataille de Dresde des 26 et 27 août 1813, avant de défendre
la ville. A court de vivres et de munitions, Gouvion-Saint-Cyr doit capituler le 11
novembre. A présent prisonnier de l’ennemi (12), le maréchal est détenu à
Carlsbad jusqu’en juin 1814, moment du retour sur le trône de France du roi
Louis XVIII.
Le
nouveau souverain, qui cherche à se concilier les anciennes gloires de la République
et de l’Empire, a couvert de ses faveurs le maréchal de Gouvion-Saint-Cyr.
Avant que ce dernier ait franchi le Rhin, il est nommé chevalier de
Saint-Louis, le 2 juin, pair de France le 4 ! Retiré sur ses terres, le
maréchal conseille au roi de « laisser à l’armée son drapeau ».
Le 7 mars 1815, il reçoit l’ordre de se rendre à Lyon : l’Empereur
est de retour de l’île d’Elbe. A Orléans, Gouvion-Saint-Cyr, qui en homme
d’ordre s’est rallié à la monarchie, fait porter la cocarde blanche à ses
troupes. Celles-ci se révoltent bientôt et le contraignent à se réfugier
dans sa propriété de Reverseau. Napoléon absout son ancien lieutenant, qui
ne jouera cependant aucun rôle pendant
les Cent Jours. Après Waterloo et l’abdication définitive de l’Aigle, le
maréchal est aux cotés du roi, qui fait de nouveau son entrée dans Paris
occupé par les Alliés, le 8 juillet 1815. Nommé ministre de la Guerre dans le
cabinet dirigé par Talleyrand, Gouvion Saint-Cyr signe l’ordre de livrer Napoléon aux Anglais… avant de mettre en place, la mort dans l’âme, le
licenciement de l’armée prévue par l’ordonnance royale du 16 juillet 1815
et ordonnée par les Alliés (13). Rappelé, cette fois-ci au ministère des Colonies,
sous le gouvernement de Richelieu au mois de juin 1817, c’est après ce court
intermède qu’il entreprend la réorganisation de l’armée, une fois revenu
à la Guerre.
Dans
le domaine militaire également la Restauration se veut être un retour à
l'ordre ancien. Ainsi, l'article 12 de la Charte de 1814 précise que " la
conscription est abolie". Les Bourbons tirent par là même un trait sur un
des legs de la Révolution, celui du soldat-citoyen. Trois années cependant
suffiront pour que l'on revienne sur cette mesure, appréciée pourtant des
populations. Il revient en effet au maréchal Gouvion Saint-Cyr de rédiger une
nouvelle loi organisant le recrutement de l'armée. Celle-ci est promulguée le
10 mars 1818, une date ô combien importante pour les générations de jeunes
gens qui vont se succéder dans le siècle sous l'uniforme. Car s'il est
conscient de la supériorité d'une armée de métier, de soldats vétérans
rompus aux maniements des armes et autres manœuvres de campagne - " L'Armée
se recrute par des engagements volontaires ", affirme l'article 1er de la
présente - , Gouvion Saint-Cyr rétablit bel et bien la conscription.
Le
système est basé sur le principe de l'égalité, l'égalité de tous devant la
chance. Car chaque jeune gens tire au sort. Un bon numéro décide de
l'exemption, tandis qu'un mauvais numéro signifie que le jeune homme en
question, à moins de justifier d'une situation particulière, doit effectuer un
service militaire de six années. La loi cependant envisage un éventuel
remplacement, une procédure instituée et codifiée, une possibilité fréquemment
utilisée par les fils de famille. Car la loi fixe à 240.000 hommes le
contingent nécessaire, soit moins de 40.000 jeunes Français appelés chaque
année par ordonnance royale. Compte tenu des engagements volontaires en effet,
du budget attribué aux armée également, point n'est besoin de recruter toute
une classe d'âge. D'ailleurs le futur conscrit doit bien souvent attendre que
l'on fasse appel à lui. Soumis pendant ce délai à un statut particulier, il
ne peut se marier et doit rester disponible. Ceci est une source de perpétuelle
récrimination.
Fatigué
par de longs mois d’intense activité au ministère, à défendre son budget,
de nouvelles lois, de nouvelles institutions, Gouvion Saint-Cyr quitte Paris et
la rue Saint Dominique et part prendre les eaux à Néris-les Bains, dans
l’Allier, à la mi-juin 1819, offrant même pendant l’été sa démission au
roi Louis XVIII, qui la refuse. Son départ du ministère arrivera pourtant
quelques mois plus tard, le 19 novembre, avec la chute du cabinet Richelieu.
Retiré dans sa propriété de Reverseau, il s’attache désormais à faire
valoir ses terres, plus d’un millier d’hectares réunis au cours des deux décennies
passées et mis en culture. Le maréchal s’occupe également de son fils, prénommé
Laurent, âgé à présent de six ans.
Comme nombre d’anciens dignitaires de l’Empire, le maréchal se met à écrire ses mémoires. Dès 1821, il publie son Journal des opérations de l’armée de Catalogne en 1818 et 1809. Celui-ci est suivi des Mémoires sur les campagnes des armées du Rhin et de Moselle de 1792 jusqu’à la paix de Campo Formio, éditées en 1829. Quand aux quatre volumes de ses Mémoires pour servir à l’histoire militaire sous le Directoire, le Consulat et l’Empire, qui paraissent en 1831, ils demeureront inachevés. (14)
Le 17 mars 1830 en effet, le maréchal Laurent Gouvion Saint-Cyr décède à Hyères, dans le Var, des suites « d’une attaque d’apoplexie », survenue quelques jours auparavant. Des funérailles nationales sont célébrées en son honneur et après une cérémonie funèbre en l’Hôtel royal des Invalides, il est enterré au cimetière du Père Lachaise.
Lieux de mémoire
Le
musée municipal de la ville de Toul, installé dans l'ancienne Maison Dieu dont
subsiste la salle lapidaire (XIIIe), présente de riches collections retraçant
le passé historique de Toul, et en particulier un portrait du maréchal.
Le château de Reverseau, sur la commune de Rouvray-Saint-Florentin, à 22 km de Chartres, existe toujours. Propriété privée, il est cependant ouvert aux visites gratuites les samedi et dimanche de 10h à 13h et de 15h à 18h
A Paris, au n° 1 de la rue de la Tour des Dames (IXe arrondissement), se trouve l'hôtel qui fut la résidence du maréchal.
Le maréchal Laurent Gouvion Saint-Cyr est enterré au cimetière du Père Lachaise, 37e division (avenue des Acacias, 1e ligne), à Paris. La statue est l'oeuvre de David d'Angers.
NOTES
(1) Toul est situé à 23 km de Nancy et à 73 km de Metz
(2) On se demande pourquoi Marbot en fait un comédien, créateur du rôle de Robert, Chef de Brigands, au théâtre de la Cité !
(3) Stendhal note : "L'admirable Gouvion Saint-Cyr était un des rares chefs militaires qui fussent capables d'étudier un dossier" (in Dictionnaire Napoléon)
(4) Après avoir été le second de Lucien Bonaparte, il remplace ce dernier le 2 novembre 1801.
(5) Il est tout de même fait Grand-Aigle de la Légion d'honneur, le2 février 1805
(6) C'est à cette époque, en mai 1807, qu'il achète le château de Reverseau, encore actuellement en possession des descendants. acheté en 1807 par le maréchal.
(7) Mais c'est la plus faible des dotations.
(8) Il avait été chargé d'une "mission impossible" : mener de front trois sièges, ceux de Gérone, Tarragone et Tortose. Il se concentra donc sur Gérone.
(9) Gouvion a été réintégré au Conseil d'état le 14 avril 1811.
(10) Si l'on en croit Marbot, après la bataille, Gouvion alla s'enfermer dans le couvent de jésuites, pour y jouer du violon, "passion dont la nécessité de marcher à l'ennemi pouvait seule distraire !"
(11) Le seul bâton décerné durant cette campagne, et le dernier avant les Cent-Jours.
(12) Ceci en contradiction avec les termes de la reddition
(13) C'est lui aussi qui signe la liste de proscription du 24 juillet et qui destitue Moncey, qui refuse de présider le conseil de guerre qui doit juger le maréchal Ney.
(14) D'après Jacques Jourquin, "de loin les meilleurs de tous ceux écrits par les maréchaux"