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Promenades Impériales 
Vienne - Austerlitz - Vienne
(Autriche - République Tchèque)


Cet itinéraire permet d'englober les lieux relatifs aux campagnes de 1805 et de 1809. Compte tenu de l'importance du site de la bataille d'Austerlitz, il faut compter deux jours. Le plus sympathique est alors de réserver une chambre à la Stara Posta. Sinon, Brno offre suffisamment de possibilité d'hébergement.

Vienne - Stammersdorf

Photo : R. Ouvrard

Détail : reproduction du Napoléon à Wagram, de vernet. Phto : R. Ouvrard

Nous quittons Vienne par la Brunnerstrasse, l'ancienne route impériale menant en Moravie. A la sortie de Vienne, nous croisons la route qui mène à Stammersdorf, petit village aujourd'hui célèbre pour ses Heurigen et sa fête des vins. Au moment de la bataille d'Essling, le général Hiller eut ici son quartier général.

La route passe peu après devant, à gauche, les bâtiments rénovés de ce qui était le premier relais de poste après Vienne ("Am Rendez-Vous" sur les cartes de l'époque), et qui se situait à proximité d'une vieille maison de chasse, point de départ de chasses de la cour dans les bois de Stammersdorf.

Le 27 décembre 1805, Napoléon rencontra ici l'archiduc Charles, qu'il a lui-même invité. On sait très peu de choses sur ce qui fut dit, ce jour là, deux heures durant, entre les deux hommes. Charles, qui souhaitait obtenir un adoucissement des conditions de paix, écrira à son frère Joseph, qu'il avait essayé de l'amener à ses vues. En vain. Napoléon lui aurait toujours répondu : "Tout est réglé, tout est déjà signé". Il écrit la même chose à son oncle, le prince Albert, en ajoutant "qu'il lui en dira plus sur cet entretien, intéressant à tous les points de vue"

D'après Madame de Rémusat, Napoléon aurait fait préparer une épée richement décorée, pour en faire cadeau à l'archiduc. L'entrevue n'ayant pas pris la tournure souhaitée, l'épée ne fut pas remise....

La façade est ornée d'une reproduction du célèbre tableau de Vernet, Napoléon à Wagram.

 

Wolkersdorf

La plaque de la maison paroissiale - Photo: R. Ouvrard

Le château - Photo: R. Ouvrard

Nous arrivons bientôt à Wolkersdorf. Le château a des origines qui remontent jusqu'au XVe siècle, époque où il fut, sans succès, assiégé par le roi de Bohème, Podiebrad.

Du 16 mai au 6 juillet, l'empereur François s'établit dans la maison paroissiale, au pied de l'église Ste Marguerite. C'est d'ailleurs dans ce château qu'il signe, le 29 mai, dans l'enthousiasme des évènements d'Essling,  le billet par lequel il donne son appui au combattants tyroliens "

Du 7 au 11 juillet 1809, après la victoire de Wagram, c'est dans le château que Napoléon séjourna, (mais les pièces qu'il occupa, les "Kaiser Zimmern", n'existent malheureusement plus). La plaque commémorative se trouve à gauche de l'entrée.

Continuant notre route vers le nord, nous laissons sur notre gauche le village de Wilfersdorf et son château Liechstenstein, que les troupes françaises occupèrent en 1809, puis laissèrent dans un piteux état.

Poysdorf

Photo : R. Ouvrard Stèle à Poysdorf

En contre-bas de la route, à droite, à la sortie nord du village, trois stèles commémorent la mémoire des soldats français morts pendant les guerres de 1805 et 1809

L'une d'entre elles porte l'inscription suivante :

Ce monument est à la mémoire des soldats français qui, en 1805 et 1809, sont morts à Poysdorf, et y furent enterrés. Il a été inauguré à l'occasion du 800e anniversaire de Poysdorf, en présence de : 

André Lewin, Ambassadeur
Michel Lapierre, Souvenir Français
Ing. Otto Jaus, Österr. Schwarzes Kreuz
Burgermeister Karl Schlemmer

3 tilleuls ont été plantés

Poysdorf, 26 octobre 1994.

Mikulov (Nikolsburg)

Le passage de la frontière s'effectue aux postes frontières de Drasenhofen (coté autrichien) et de Mikulov (ancien Nikolsburg - coté tchèque)

Le route contourne le village de Mikulov, que domine un imposant château. Propriété, en 1809, de la famille Dietrichstein, Napoléon y fit un très court séjour le 15 septembre. Autour du village était cantonnée la division Morand, qu'il inspecta le lendemain.

Brno (Brünn)
(merci à Mme Pavla Kellnerová)

Après Mikulov, il faut environ une demie-heure pour atteindre la ville de Brno. La ville est dominée, sur la colline ouest, par la forteresse de Spielberg (Spielberk), où fut incarcéré le général Mack après avoir capitulé à Ulm. Garer sa voiture dans le centre ville.

 

Stèle commémorative du passage de Napoléon à Brno (Brünn)

Compte tenu des destructions et modifications architecturales intervenues depuis 1805, il n'est pas toujours possible de retrouver les traces du passage des armées françaises lors de la campagne de 1805, d'autant qu'il n'existe pratiquement pas de plaques commémoratives.

Une stèle commémorative, avec effigie de Napoléon, est apposée sur la façade du palais des gouverneurs de Moravie. Inaugurée le 30 novembre 1995, elle est l'œuvre de l'artiste Karel Zeman. Inscriptions en tchèque et en français : " L'EMPEREUR NAPOLÉON IER / SÉJOURNA DANS CETTE MAISON / DU 20 AU 28 NOVEMBRE 1805 / DU 7 AU 12 DÉCEMBRE 1805 / ET DU 16 AU 18 SEPTEMBRE 1809 / IL Y AVAIT ÉTABLI / LE QUARTIER GÉNÉRAL / DE LA GRANDE / ARMÉE . " Le palais est situé à côté de l'église Saint-Thomas dans laquelle Napoléon assista à l'office le 24 novembre.

Le musée de Moravie,  Moravské muzeum, ancien palais Dietrichstein, porte en façade un médaillon représentant le général Koutouzov qui avait établi ici son QG avant la bataille d'Austerlitz.

Durant son séjour à Brno, Napoléon fut reçut au château d'Antonín Mitrovský et assista à une fête donnée en son honneur. Cette demeure datant de 1779 est située près du Parc des Expositions dans la rue Rybářská.

Pendant la campagne de 1805, différents personnages occupèrent les bâtiments suivants :

Le ministre Charles-Maurice Talleyrand-Périgord et son homologue prussien Christian Haugwitz séjournèrent au palais Auersperg situé dans la rue Běhounská.

Le maréchal Murat avait installé ses quartiers au palais Dobbelstein, situé à l'angle de la place náměstí Svobody et de la rue  Zámečnická 

Le maréchal Berthier logea dans l'hôtel Zu den drei Füsten, situé à l'angle de la rue Jánská et de la rue Poštovská, 

Le maréchal Lannes séjourna dans les dépendances de l'évêché sur namesti náměstí, derrière le musée de Moravie, 

Le général Kellermann établit son QG au palais Kaunitz (Kounicův palác) situé place náměstí Svobody, aujourd'hui Komerční banka

Le général d'Hautpoul occupa l'ancien hôtel Zumschwarzen Adler, situé Orlí ulice, 

Le général Thiébault logea chez le typographe Maison Trassler, également Orlí Ulice,

Un peu après de l'autre côté de la rue, le palais Žerotín fut la demeure du général Sébastiani.

Le général Valhubert s'installa dans le palais Čejka, à l'angle des rues Česká et Jakubská. Dans  Tyršův sad, Dans l'ancien cimetière où il fut inhumé, aujourd'hui désaffecté et transformé en jardin public, se trouve un monument de marbre noir à sa mémoire. Inscriptions en tchèque et en français : " AU BRAVE GÉNÉRAL / ROGER VALHUBERT / TOMBÉ DANS LA BATAILLE D'AUSTERLITZ / LE 2 DÉCEMBRE 1805. 

Le colonel Morlant, des chasseurs à cheval de la Garde impériale, mourut des blessures reçues durant la bataille, au 163, rue Fröhlich, actuellement Veselá ulice.

Sur la place jouxtant l'église Petrov, se dresse un obélisque commémoratif des guerres napoléoniennes.

Cimetière communal : Monument funéraire où reposent les restes de soldats français, autrichiens et russes (croix slave). 

Austerlitz - Slavkov
(champ de bataille)

Tout au long du champ de bataille, des pancartes à l'effigie de trois petites silhouettes de soldats permettent au visiteur de retrouver les principaux sites. En prévision du bi-centenaire, en 2005, de nouveaux panneaux, en cinq langues, fournissent au visiteur d'abondantes informations. L'itinéraire suggéré ici permet de visiter (en voiture) l'ensemble des sites (23), en évitant les allers et retours inutiles. Il nécessite une grande journée d'été (en hiver, la nuit tombe vers 15 h 30 !)

A partir de Brno, le mieux est d'emprunter l'autoroute en direction d'Olomuc (on y arrive directement si l'on arrive de Vienne). Après environ 20 kilomètres on aperçoit bientôt, à droite, l'arbre en boule (qui servira de repère) qui se dresse sur le Zuran et, à gauche, la colline du Santon, surmontée de sa petite chapelle. Sortir alors de l'autoroute à hauteur de l'aire de repos (Mac Donald !) et rejoindre la route nationale. Prendre à droite, en direction du Zuran, puis après environ 1 km, le petit chemin qui conduit au tertre.

Le Zuran

Le monument du Zuran

Le Santon, vu du Zuran.

Sur la commune de Podoli, le tertre de Zurán, est situé sur la droite de la route d'Olomouc après avoir quitté Brno. C'est ici que Napoléon avait établi son poste de commandement au début de la bataille. Cette petite colline artificielle date de l'époque des grandes migrations

Le monument en pierre de forme cubique a été érigé en 1930. 

Sur le dessus, la copie du plan en relief en bronze (oeuvre de l'architecte V. Kerhart), donnant la position des troupes à 7 heures du matin.

Sur une face inscription en français de la proclamation de l'Empereur à l'armée au bivouac du 10 frimaire an XIV : " SOLDATS ! L'ARMÉE RUSSE SE PRÉSENTE DEVANT VOUS ... "

Sur une autre face se trouve le " N " couronné.

Enfin, une autre face offre une partie de la Proclamation du 3 décembre : "Soldats, je suis content de vous !"

D'ici, on a une belle vue sur le Santon, au nord du champ de bataille. Les soldats de Lannes, et la cavalerie de Murat se trouvaient de ce coté, au pied de la petite colline

En contre-bas du Zuran, sur la rive gauche du Goldbach, les fantassins de Soult  (Vandamme et Saint-Hilaire). Plus à gauche, cachés à la vue des russes, les régiments de Bernadotte. Les grenadiers d'Oudinot étaient positionnés dans les champs visibles sur le devant de la photo. Autour du point d'où est pris la photo, l'artillerie française. Derrière le photographe, la Garde Impériale.

Si l'on continue la route en direction de Brno, on arrive à Podoli. Le château fut en grande partie dévasté par les Français. A l'ouest du village se trouve l'ancienne auberge Kandia, où Napoléon passa quatre jours avant la bataille et où fut installé le quartier général français, ainsi que l'ancienne auberge Pindulka, où l'Empereur dînait avec ses officiers généraux

Le Santon

Reprendre la même route, en sens inverse et prendre à gauche, au niveau de l'autoroute, la direction de Tzarovna (Bosenitz). La route longe la colline du Santon - c'est là que tous les ans se déroule la reconstitution de la bataille). Peu avant l'entrée du village, sur la droite, monument à la mémoire du général Valhubert. 

La petite colline portait à l'origine le nom de Padelek, mais fut nommée Le Santon par les soldats de la Grande Armée en souvenir d'une colline similaire vue en Égypte. Il fut occupé durant la bataille par le 17e léger et 18 canons sous les ordres du général Claparède. Elle avait pour but de se protéger contre un éventuel débordement par le nord de l'aile gauche française. Se garer en contrebas de la colline du Santon, juste à l'entrée du village de Tvaroznà. De là, monter au sommet par le petit chemin de terre visible depuis la route. Du sommet, on domine les collines de Drhany, au nord, la commune de Tzarovna, puis la plaine de la cavalerie, de part et d'autre de la route qui mène à Olomutz, le bois de Zdanice, puis, vers le sud jusqu'au Zuran et au Pratzen, permettant ainsi une vue exceptionnelle sur le champ de bataille 

Le monument Valhubert - Photo R. Ouvrard

Panneau près du Santon

La colline du Santon.

 

Ex Voto à la mémoire de Valhubert.

Position d'une des deux batteries sur le Santon

Sur le Santon, reproduction d'un canon Gribeauval.

Plaques commémoratives sur le mur de la chapelle.

Sur le chemin qui mène au sommet, ex-voto marquant l'endroit supposé où le général Valhubert fut blessé mortellement par un boulet qui lui fracassa la cuisse.

Un grand panneau décrit l'endroit.

Presqu'au sommet, on peut remarquer encore aujourd'hui, les traces des positions reconstituées de l'artillerie et des tranchées en arc pour l'infanterie.

Au sommet, reconstitution d'un canon de 8 Gribeauval (la "Jeannette"). La chapelle Sainte Vierge d'origine a été rasée en 1805 pendant les fortifications avant la bataille et remplacée par une autre édifiée en 1832 dans les dispositions primitives. Sur les murs, PC en souvenir des généraux Claparède, Valhubert et Bagration. Les panneaux routiers donnent une indication des distances séparant le Santon de différents points importants du champ de bataille.

Au centre du village, PC de marbre noir en tchèque, inaugurée le 27 novembre 1993, dont la traduction est la suivante : " En souvenir des victimes de la bataille des Trois Empereurs - 2.12.1805. "

Sortir de Tvarozna en direction du nord, pour atteindre Sivice, puis Pozorice.

Sivice

Un petit monument, datant du 17e siècle, marque l'emplacement où reposent quelques français morts pendant la bataille

Pozorice (Pozoritz)

Le village joua un rôle important pendant les jours qui précédèrent la bataille, les Français s'efforçant d'en faire un point d'appui logistique. Le 15 novembre, le général Milhaud, accompagné de 15 soldats, bivouaque dans ce qui était alors le presbytère. Lui succède, jusqu'au 29 novembre, l'adjudant général Fontaine et son état-major. Après la bataille, l'église est victime du pillage par les français.

De Pozorice, rejoindre la route d'Olomuc, et prendre la direction d'Olomuc. Elle passe à hauteur d'Holubice. Du carrefour, on a la vue sur l'ensemble de la "plaine de la cavalerie" avec, au fond, le Santon. Ici s'affrontèrent, au sud de la route, près de 20.000 cavaliers sous les ordres de Murat et de Liechtenstein respectivement. Au nord de la route se rencontrèrent les fantassins de Lannes et de Bagration.

La plaine de la cavalerie, en direction du Santon

Holubice

Photo : R. Ouvrard

Au nord du champ de bataille d'Austerlitz, près des villages de Holubice et de Kruh, se déroulèrent des combats extrêmement violents. Vers 8 heures le matin, 1000 cavaliers de Bagration attaquent la gauche française. La cavalerie légère française déclenche une première salve, qui arrête la première vague des lanciers russes. 300 chevaux sont tués, beaucoup d'autres désarçonnent leurs cavaliers. Les français se regroupent derrière les fantassins de Lannes. Une deuxième charge met les russes en déroute. Seuls les cavaliers de Liechtenstein résiste, permettant aux russes de se regrouper sur une ligne Holubice-Kruh-Pozorice. Les français poursuivent cependant leur attaque, forçant les russes à la retraite, par la route qui mène à Olmutz.

Un monument a été érigé à cet endroit, en 2002. Derrière se profile un immense canon entouré de ses servants, intéressante contribution à l'habillage des sites industriels !

La Stara Posta

Environ 4 km plus loin, après la bifurcation des routes d'Olomouc et de Slavkov, sur la gauche, se trouve le relais de poste de Pozorice, ou Stara Posta. Le village de Pozorice lui-même fut situé en dehors du périmètre de la bataille, mais souffrit énormément des pillages ensuite. Il est cependant devenu célèbre par son relais de poste , construit en 1785

Vue générale de la Stara Posta.

Dans la cour, restes d'un canon.

Le monument Frierenberger.

Napoléon y retrouve ici les maréchaux Lannes, Soult et Murat le 28 novembre 1805.

Sur la route qui mène à Olomuc, quelques jours avant la bataille, il rencontre l'envoyé du tsar Alexandre Ier (le prince Dolgorouki)

Le général russe Bagration y installe son QG pendant la bataille.

C'est au tour de Murat de s'y établir à la fin de la bataille. Napoléon y passa la nuit du 2 au 3 décembre 1805. 

Le 3 décembre au petit matin, Napoléon il reçoit le prince de Liechtenstein, désigné par l'empereur d'Autriche pour régler les conditions de l'armistice.

En face, petite chapelle commémorative à la mémoire d'un officier de l'armée russe.

À environ deux kilomètres, sur le côté gauche de la route qui conduit à Olomouc, monument érigé en 1995 à la mémoire du major Vàclav Jan Frierenberger et de ses artilleurs, qui, avec une batterie de 12 canons de gros calibre,  protégèrent la retraite de Bagration, .

Reprendre la route en direction de Brno. A la hauteur de Tvarozna, tourner à gauche, en direction de du Pratzen (Prace - suivre les pancartes Mohyla Miru).

JIRÌKOVICE (GIRZIKOWITZ )

L'hopital de campagne

Photo : R. Ouvrard

Photo : R. Ouvrard

Photo : R. Ouvrard

Photo : R. Ouvrard

Au centre du village, bâtiment portant l'inscription "N 1805" ayant servi d'hôpital de campagne aux troupes françaises, en particulier à la division Vandamme. Sur le terre-plein un panneau relate les évènements liés au village.

Quelques maisons portent encore la trace des combats et certaines son décorées de motifs peints représentant les lieux célèbres du champ de bataille : le Monument de la Paix, le tertre du Zuràn.

A la sortie nord du village se trouve une croix élevée, à l'emplacement d'une fosse colonne, à la mémoire des victimes de la bataille. A coté, un monument aux victimes de 1805 et 1809, ainsi qu'à la mémoire de N. Brassin, belge dont le père participa à la bataille.

BLAZOVICE (Blazowitz)

Dans le clocher de l'église, stèle commémorative en tchèque et en français à la mémoire du colonel Pierre Castex, et de ses hommes du 2e bataillon du 13e léger tombés au cours de la bataille. Cette stèle est à l'initiative de Premysl et Peter Filip.

Deux boulets sont incrustés dans la façade d'une maison.

Ancienne forge (maison n° 19), où les soldats français faisaient ferrer leurs chevaux. La maison située de l'autre côté de la route (maison n° 41) conserve un boulet incrusté dans la façade

Photo : R. Ouvrard

A la sortie du village, prendre la direction de Zbysov. La route longe, sur la droite, le deuxième sommet du plateau de Pratzen, le Stare Vinohradi (les Vieilles Vignes). 

C'est là que se tenaient, au début de la bataille, le tsar Alexandre I et l'empereur François I. Napoléon y vint pendant la bataille entre 11 heures 30 et midi. Cette position fut enlevée par les troupes du général Vandamme ; c'est en ce lieu, que le général Rapp présenta à l'Empereur les drapeaux pris au cours de cette journée. (Célèbre tableau de Gérard). On distingue, un petit monument, dont l'accès est difficile.

Au grand carrefour, tourner au droite. La route traverse le terrain où s'affrontèrent les deux gardes impériales, russes et française. 

PRACE (PRATZEN)

 L'église de Pracé

Photo : Philippe Denier

Dans le village, l'église de la Sainte-Croix, dont le clocher d'origine avait deux étages et servit d'observatoire au troupes russes. L'église et le clocher, brûlés au cours de la bataille, furent reconstruits en 1810. Ces lieux servirent de bastion fortifié au 1er bataillon du 36e de ligne.  La partie supérieure du clocher s’était écroulée sous les tirs d’artillerie, et son aspect actuel résulte des réparations effectuées en 1810.

En face de l'église, prendre un petit chemin qui conduit aux étangs. Une croix porte l'inscription suivante : " ZACEST / A SLÁVU / NÁRODU / ROK 1805. " Traduction : " Pour l'honneur et la gloire de la Patrie, année 1805". Erigée à l'emplacement d'une fosse commune de soldats russes, elle commémore également les combats de 1805.

Monument de la Paix (Mohyla Miru)

Au centre du village de Pratzen, prendre la direction Mohyla Miru.

Vue aérienne du plateau de Pratzen (DR)

Le Monument de la Paix (Mohila miru) - Photo Robert Ouvrard

Entrée de la crypte - Photo Robert Ouvrard

Dans la crypte Photo Frédéric Stapel.

Couronne de fleurs sur la dalle - Photo Frédéric Stapel.

Vitrine au musée de la bataille d'Austerlitz - Photo Frédéric Stapel

Devant le musée de la bataille, reconstitution d'un canon.

La vallée du Goldbach vue du Pratzen

La route qui monte au sommet de la colline, en partant du village, emprunte la direction que suivirent les troupes de Saint-Hilaire.

Le monument de la Paix (Mohyla Miru), a été bâti d'après le projet d"un architecte de Prague, Josef Fanta entre 1909 et 1912. De style Art Nouveau, il représente une ancienne tombe slave ornée d'éléments de l'art populaire des na­tions slaves. Les quatre statues, oeuvre de l'artiste de l'artiste Cenek Vosnik, montrent des guerriers dont les boucliers portent les armoiries de la France, de l’Autriche, de la Russie et de la Moravie. 

L'architecture du monument est complétée par des paniers de fer forgé.

Quatre grandes plaque de cuivre sont gravées des parties de la prose liturgique du Dies Irae et ornent le monument. Au dessus du portail est repro­duite une citation d'Isaïe : " INTERFECIT MEI RESURGENT ". Traduction : " Les Morts réssuscite­ront. "

Sur quatre plaques ovales de granit rouge, se trouvent des inscriptions en allemand, russe, tchèque et français : " EN MÉMOIRE / DES GUERRIERS / AUTRI­CHIENS RUSSES / ET FRANÇAIS / MORTS DANS LA BA­TAILLE / D'AUSTERLITZ / LE 2 DÉCEM­BRE 1805. "

L'intérieur du monument est constitué d'une chapelle avec un autel de marbre blanc de Carare. Une particularité de la chapelle est une acoustique extra­ordinaire rendant possible l'audibilité des coins diago­naux.

Sous la dalle marquée " PAIX - HONNEUR " reposent les restes des soldats découverts sur le champ de ba­taille (on en découvre encore deux cent ans après la bataille)

Derrière le monument a été construit en 1955 un musée de la bataille qui renferme des armes, documents, projectiles et cartes postales anciennes. Remodelé au début des années 2000, il est désormais particulièrement intéressant.

À gauche du musée, monument érigé en 1995 commémorant le souvenir de la brigade d'infanterie autrichienne, placée sous les ordres du général-major Jurczik.

La vue que l'on a depuis le bord nord du plateau permet d'avoir une belle vue sur la partie nord du champ de bataille. En contre-bas, le village de Pratzen. Au loin, en direction de Brno, on distingue le Zuran et le Santon (l'usage de jumelles est recommandé).  En continuant vers l'est, on a la vue sur le Stare Vinorhady.

Photos : R. Ouvrard

On aura également une vue intéressante sur la partie ouest du champ de bataille en empruntant, en quittant le site du monument, la route qui, sur la gauche, mène à Ponetovice. S'arrêter environ après un kilomètre, juste au niveau de l'ancienne base militaire soviétique (radars). D'ici (panneau explicatif) on domine la vallée du Golbach et les villages de Ponetovice  et de Telnice. C'est dans cette direction que les troupes austro-russes descendirent du plateau, très tôt le matin du 2 décembre.  Vers 14 h 00, Napoléon passe à cet endroit, avant de se rendre à la chapelle Saint-Antoine.

Redescendre la colline jusqu'au village de Pratzen, puis prendre la direction de Ponétovice, pour rejoindre Slapanice.

PONETOVICE (Ponetowitz)

Photo : R. Ouvrard

Un panneau, à l'entrée du village, indique qu'à  cet endroit , avant la bataille, deux régiments de ligne du général Thiébault, de la 1e division d'infanterie, et du général Saint-Hilaire, du 4e corps de Soult, était en ordre de combat à l'est du village. le long de la route se trouvaient également , la division de grenadiers d'Oudinot et de Duroc, détachés du 5e corps de Lannes. La petite plaine est ici dominée par le Zuran, et de là on embrasse tout le centre du champ de bataille.

Un deuxième panneau, entre le village et Prace, rappelle que Napoléon concentra ses forces au nord-est de ce point, dans la nuit du 1er au 2 décembre, c'est à dire entre les villages de Jiricovice, Ponetovice et Blasovice. C'est là que, dans un épais brouillard, attendent les divisions Vandamme, Saint-Hilaire, ainsi que les troupes de Rivaud, Drouet et Duroc (grenadiers). En réserve, le 1er corps de Bernadotte. C'est d'ici que l'attaque du Pratzen sera lancée.

 

SLAPANICE (Schlapanitz)

Le château de Sokolnice - Photo Ouvrard

Le monument dans le cimetière de Slapanice - Photo Kopecky

À côté de l'église de l'Assomption, où furent gardés 400 prisonniers russes, maison qui servit de QG au maréchal Soult. A l'intérieur PC en bronze à l'initiative de Premysl et Peter Filip en tchèque et en français à la mémoire du colonel Mazas : " JACQUES MAZAS / 1765-1805 / À LA MÉMOIRE DU COMMANDANT DU 14 ÈME RÉGIMENT D'INFANTERIE / DE LIGNE FRANÇAISE DU 4 ÈME CORPS D'ARMÉE / MORT AU COMBAT PRÈS DE LA BUTTE PRATCE LE 2 DÉCEMBRE 1805." (C'est l'actuel musée municipal). Pendant les combats la maison servit d'hôpital de campagne.

Un peu plus loin, le château du comte Blümegen, actuellement école élémentaire, servit d'hôpital de campagne aux militaires français. Dans l'ancien parc était concentré le train des équipages d'artillerie français.  

Rue Jirikovicka, le calvaire construit dans la façade d'une maison rappelle un soi-disant petit cimetière de soldats français.

Dans le cimetière existe depuis 1965 un petit monument surmontant une fosse où reposent de nombreux soldats français. (À gauche de l'entrée près du mur).

KOBYLNICE (Kobylnitz)

Photo: Ouvrard

Près de la faisanderie - Photo Ouvrard

La route traverse le village à peu près à l'endroit où se trouvaient alors des étangs. Ici, les Alliés affrontèrent les français et durent reculer vers le sud.

Un peu avant d'arriver à Sokolnice, la route longe, à droite, un long mur, qui était celui de la célèbre faisanderie du château.  A gauche, le paysage est dominé par le Pratzen, par le flanc duquel les austro-russes (Langeron, Przybszewski) descendirent au matin du 2 décembre à l'attaque de la division Legrand. Dans le mur figurent cinq marques sous forme de croix avec inscription " 2.12.1805 " qui correspondent aux emplacements des batteries françaises.

Le chemin en face épouse celui suivit par les troupes alliées.

SOKOLNICE (Sokolnitz)

Le château de Sokolnice - Photo Ouvrard

L'entrée sud de Sokolnice

Le château, témoin des combats acharnés, où les hommes des Tirailleurs du Pô et du 26e léger s'illustrèrent, brûla pendant la bataille, et a été reconstruit en 1832. Dans le parc, un boulet est incrusté dans un des murs de l'ancienne orangerie.

La chapelle attenante servit d'hôpital de campagne pendant la bataille.

Le vieux grenier communal fut fortifié, puis accueilli des prisonniers russes. Derrière, des tombes de soldats, et une croix marque l'emplacement d'une fosse commune des soldats des trois armées.

TELNICE (Telnitz)

Vue sur le Pratzen depuis l'entrée sud de Telnice

C'est ici que les troupes de Kienmayer portèrent leur première attaque, vers 7 heures le 2 décembre, contre le bataillon Corse et le 3e de ligne. De la route, au niveau du croisement qui mène au village, vue sur le Pratzen et la pente empruntée par les troupes de Langeron et Przybszewski.

C'est autour de l'église et du petit calvaire, que les combats furent les plus sévères. Dans le cimetière, on peut remarquer la position des canons français

ZATCANY (Satchan)

Les fameux étangs ont été asséchés mais on devine encore les berges sur le côté gauche en arrivant au village de Zatcany. 

Dans le pignon de ce qui était un moulin ("Auf dem Deich" ), aujourd'hui une ferme, à l'entrée du village de Zatcany, cinq boulets de canon sont incrustés dans la façade.

 

ÚJEZD u BRNA (Aujezd)

La chapelle Saint-Antoine - Photo Robert Ouvrard

Boulets de canon incrustés dans la facade - Photo Robert Ouvrard

La chapelle Saint-Antoine-de-Padoue est située sur le sommet d'une colline (307 m) qui domine le village. C'est ici qu'une salve d'artillerie, au matin du 2 décembre, marqua le début de l'attaque austro-russe sur Telnitz. 

Le soir, Napoléon observa d'ici la fin de la bataille et la fameuse canonnade en direction des étangs gelés, par 24 pièces de la Garde impériale et du 4e corps. La chapelle fut brûlée pendant la bataille mais une autre chapelle a été reconstruite en 1963 au même emplacement. 

Visible de la route qui mène à Zbysóv, elle est cependant d'accès difficile : prendre le petit chemin abrupt qui part de la petite place (possibilité de parking), passer sous la voie de chemin de fer, et continuer vers le sommet

D'après une tradition locale, l'Empereur se serait reposé quelques instants au presbytère dans la journée du 2 décembre.

ZBYSOV

Le petit village garde des évènements de 1805 :

un petit clocher, dans un mur duquel se trouve incrusté un boulet de l'époque

une croix, à l'est du village, érigée à l'emplacement d'une fosse commune.

KRENOVICE

Photo: D. Raynal

C'est à Krenovice que Koutousov logea, la veille de la bataille, et que l'état-major des alliés se réunit, pour recevoir les instructions de l'autrichien Weirother. Cette maison se trouve Spácilove statku (c. p. 65); la plaque commémorative dans les dépendances, à droite sous le toit dans une petite lucarne.

L'église Saint-Laurent, datant du XIVe siècle, du village abrita les prisonniers russes. 

Sur la route qui mène au village de Pratzen, des fosses communes reçurent les dépouilles de soldats tués pendant la bataille 

Sur la route de Krenowitz à Pratzen, sur le côté droit, à 150 mètres au milieu des champs (l'endroit se nomme Krchuvek), les restes d'une croix rustique, basse, entourée d'arbres, marquent le lieu où se tenait le général Koutouzov au début de la bataille et le lieu d'où Napoléon assista à la défaite de la Garde impériale russe.

De l'autre côté de la route, juste au bord, dans un taillis, une petite stèle est érigée à l'emplacement d'une fosse commune de soldats tués au cours de la bataille. Inscription en tchèque : " POSLEDNI DOPOCNEK / HRDINÙ BITVY / SLAVHOSKÉ / ZR 1805. " traduction : " Dernier repos des héros de la bataille d'Austerlitz."

SLAVKOV u BRNO (Austerlitz)

Le château d'Austerlitz (photo : Phil. Denier)

Le parc du château d'Austerlitz. Photo Frédéric Stapel.

Au musée : reproduction d'un drapeau de l'empire. (Photo Frédéric Stapel)

 

Le château d'Austerlitz en 1822. F. Richter - Galerie Morave de Brno

Photo: JP Legouix

Au musée : reconstitution de soldats de 1805. (Photo Philippe Denier)

La petit ville d'Austerlitz ne fut pas concernée par la bataille proprement dite, mais doit sa renommée à celle-ci et au séjour qu'y firent, avant la bataille, le tsar Alexandre Ier et l'empereur François I, puis, après la bataille, Napoléon, du 3 au 6 décembre. C'est ici que fut signé l'armistice. La tradition locale veut que Napoléon ait lu, depuis le balcon qui donne sur les jardins (très belle vue) sa célèbre proclamation ("Soldats, je suis content de vous...") à sa Garde, ce qui est peu vraisemblable.

Le château d'Austerlitz, de style XVIIIe a été construit dans un style baroque tardif d'après le projet de l'architecture Domenico Martinelli par son élève Vaclav Petruzzi. 

Dix années après que le prince de Metternich  ait épousé ici une princesse Kaunitz, le château hébergea la veille de la bataille l'empereur d'Autriche François II et le tsar de Russie Alexandre Ier. Puis Napoléon y établit son QG du 3 au 6 décembre. 

L'ancien musée consacré aux guerres de la Révolution et de l'Empire, qui se trouvait un rez-de-chaussée, sur la droite, vient d'être entièrement et superbement rénové, et installé au premier étage, dans une suite de salles également rénovées.

Il s'agit d'un ensemble important constitué d'objets napoléoniens comportant un grand nombre de tableaux, en particulier une riche collection de lithographies, de cartes et de caricatures napoléoniennes. Sont également présentés des objets d'époque d'origine autrichienne et française, des objets militaires, souvent trouvés sur le champ de bataille d'Austerlitz ainsi que des objets d'usage courant provenant de l'ameublement original du château

La visite de ce musée s'impose, par la qualités des objets et documents présentés (beaucoup en français) et peut se faire séparément, mais si l'on veut voir la Salle Napoléon, où fut signée l'armistice (par la maréchal Berthier), il faut alors faire la visite complète du château.

L'amateur de figurines en trouvera, au rez-de-chaussée, d'excellente qualité.

Au nord de la ville, la chapelle Saint-Urbain (elle est visible du premier étage du château), fut un poste de guet des unités françaises avant le repli stratégique ordonné par Napoléon. On y accède par un chemin forestier assez rude (compter une demi-heure de trajet) qui prolonge la rue qui longe le château, derrière l'église


Si l'on a suffisamment de temps, deux autres sites relatifs à la campagne de 1805 seront visités :

Au sud-est de Brno : 

Rajhrad (RAYGERN)

Situé dans le centre du bourg, le couvent de Raygern, fut transformé en hôpital pour les troupes françaises au lendemain de la bataille d'Austerlitz. Deux mille prisonniers furent enfermés dans la chapelle et les vastes bâtiments.

A 15 km au S.E. d'Austerlitz.

Zarosice (ZIAROCHITZ)

 

Plaque commémorative au Moulin brûlé - Photo Kopecky

Au moulin brûlé - Photo Robert Ouvrard

À l'entrée du village, en bordure de la route, sur le côté gauche, se trouve le Spaleny Mlyn ou Moulin brûlé, qui fut le témoin de l'entrevue de Napoléon et de l'empereur François II d'Autriche. Sur le mur de la ferme un PC de marbre noir porte une inscription en allemand et en tchèque dont la traduction est la suivante : " Sous le tilleul d'en face, deux jours après la bataille d'Austerlitz le 4 décembre 1805, les empereurs et Napoléon, se rencontrèrent pour terminer avec un entretien paisible de deux heures, la guerre sanglante qu'ils menaient. "

Le tilleul en question, encore en place 150 ans plus tard, a été déraciné et planté dans le parc du château d'Austerlitz. Un nouveau tilleul a été replanté, sous lequel se trouve un panneau peint qui montre la rencontre des deux empereurs.


La suite de notre promenade emprunte, pour le retour à Vienne, un itinéraire différent, afin de visiter des sites relatifs à la campagne de 1809. Sortir de Brno en empruntant l'autoroute en direction de Vienne. Quitter celui-ci à hauteur de Pohorelice 

Pohorelice (Pöhrlitz)

Le presbytère de Pohorelice - Photo Robert Ouvrard

Napoléon couche le 19 novembre 1805, dans une chambre du presbytère du petit village. Celui-ci était situé sur la petite place du village, en face de l'église.

Quitter le village en direction de Znojmo, que l'on atteint rapidement.

Znojmo (Znaim)

Le palais Ugart, où logea Napoléon - Photo Philippe Denier

La plaque commémorative - Photo Philippe Denier

Au restaurant "Napoléon" - Photo Philippe Denier

Le palais Dann, où logea l'état-major français - Photo Philippe Denier

Au restaurant "Napoléon" - Photo Philippe Denier

Napoléon séjourna à Znaim les 17 et 18 novembre 1805, en route pour Brünn. Il passa la nuit dans le palais Ugart, au centre de la ville (Horni Nam. 9 - Obere Platz). Aujourd'hui, une plaque commémore l'évènement, et, au premier étage, un restaurant s'est installé (il s'appelle, évidemment, "Napoléon"), dont les salles sont décorées de tableaux et d'objets de l'époque napoléonienne. On y trouvera de quoi se restaurer de façon convenable (les menus offerts portent le nom d'Austerlitz, Versailles, Waterloo, etc. !)

Sur l'autre place, en contre-bas (Markt Platz, par la rue Obroková), se trouve le palais Dann, où logea, les mêmes jours, l'état-major français.

En 1809, Napoléon séjourne, le 11 juillet, sur le plateau de Zuckerhandel (Suchohrdly au nord-est de la ville). On voit encore, entre le village et un petit bois, le petit monticule sur lequel se trouvait le quartier-général.

Repasser en Autriche par le poste frontière de Kleinaugsdorf et continuer en direction de Vienne.

Grund - Schöngrabern - Hollabrunn - 

La plaque commémorative sur la façade de l'église de Grund (Souvenir français - Photo: Ouvrard)

Le monument d'Hollabrunn - Photo Robert Ouvrard

A Grund, une plaque a été apposée sur la façade de l'église, à la mémoire des soldats français dont les restes furent retrouver alentour.

A l'est de la route qui va de Grund à Schöngrabern, se trouve encore la Nexenhof, mais il est peu probable que les bâtiments actuels soient ceux du début du XIXème siècle.

C'est à peu près à l'endroit où, dans l'après-midi du 16 novembre 1805, éclatèrent les combats, sur la route qui va de Suttenbrunn à Schöngrabern, que se trouve, sur le coté droit de la route, un monument érigé en 1908, qui rappelle non seulement les combats de novembre 1805, mais aussi ceux du 10 juillet 1809. Cet obélisque montre qu'il est aujourd'hui impossible de les séparer. Vraisemblablement, ce sont des restes de soldats russes qui ont permis de faire référence à l'année 1805, puisque que, en l'espace de quatre ans, les français et les autrichiens se sont affrontés sur le même terrain. A chaque fois les pertes ont été ont été importantes, comme le matériel laissé sur place. A chaque fois les morts furent enterrés dans les cimetières des églises voisines, ou dans des fosses communes, de nouveau recouverts de nos jours par les champs. Un tableau de Le Comte, au Louvre, célèbre la victoire des français à Hollabrunn, de même que son inscription sur l'Arc de Triomphe de Paris, mais il s'agit à chaque fois de celle de 1809, considérée par les français comme plus importante. L'obélisque est donc le seul monument qui rappelle les deux évènements.

Les combats de 1809 furent plus dommageables pour le village que ceux de 1805. Le 9 juillet 1809, l'arrière-garde autrichienne, après la retraite succédant à la bataille de Wagram, est sévèrement accrochée par les français arrivant de Kirchenwald. Le marché est gravement endommagé. Le clocher de l'église et les toits de nombreuses maisons sont atteints par les boulets

A Hollabrunn se trouve le vieux moulin (Hofmühle), au sommet duquel Napoléon serait monté, dans l'après-midi du 16 novembre 1805. Les bâtiments abritent depuis 1974, le musée municipal, dont deux salles rappellent les évènements de 1805 et 1809.

Rejoindre Vienne par la route rapide qui mène à Florisdorf.

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Bibliographie


© 2002 - Anovi - R. Ouvrard